prime time

qui-fait-quoi-quand-comment
dans le champ des arts contemporains
ailleurs que dans l’espace-temps localsacien ?

toutes disciplines confondues, il se passe pas loin, chez nos voisins, ailleurs que dans l’espace-temps localsacien des tas de choses pertinentes mais rarement mises en avant dans le champ des arts contemporains : arts plastiques, graphiques, visuels, électroniques, d’en-haut, d’en-bas, etc. des tas de choses qu’institutions, marchands, médias, critiques, curators et autres professionnels de la profession ont tendance à classer vite fait en marge, à la périphérie de l’essentiel de leurs activités : entre art et essai, tendances et expériences, zeitgeist et tentatives, turbulences et foisonnements divers, créativité diffuse et bégaiements, balbutiements alternatifs…

dixit paul ardenne, historien de l’art contemporain, critique d’art, in “analyser l’art vivant, s’il se peut ”, conférence donnée à l’école des arts décoratifs de strasbourg en janvier 1997 : “l’impression peut prévaloir, que certaines formes d’art se détachent plus nettement que d’autres, qu’elles marquent la période de manière indélébile. impression trompeuse, néanmoins. tout regard, déjà, se révèle conditionné. aucune mise en exergue de quoi que ce soit, qui plus est, n’est innocente. une fois encore, il convient de ne jamais confondre valeur et construction de la valaur. l’art contemporain, au demeurant, se révèle trop prolifique pour être valorisé en tout. de là, jouxtant la gloire des uns, l’énorme poche d’oubli que génère le système de valorisation, médiatique en premier lieu, du champ artistique, système sélectif par choix mais aussi du fait de sa structure, en cela qu’on ne saurait rendre compte en son tout d’un multiple en état de croissance proliférante."

“au vrai, l’avant-gardisme prévalant jusque dans la décennie soixante-dix avait son avantage : on était artiste, dans le coup ou dépassé, en phase ou à jeter. l’âge du divers — et, j’y insiste, du divers devenu légitime — brouille en revanche les repères de l’élection. s’y agrègent sans forcément se démarquer ce qu’on ne montre pas ou seulement de manière passagère, ce qui est à bon droit ou non institutionnalisé (la partie rendue visible de la production artistique) et ce qui existe mais ne se voit pas toujours, le total artistique, connu ou non connu du public, dont rien ne dit qu’il n’est pas pour sa part (maudite, du coup) un lieu d’expériences exceptionnelles quoique vouées à l’oubli. si l’histoire de l’art contemporain légal est pour l’essentiel écrite, celle de l’art contemporain réel n’a aucune chance de l’être jamais.”

bref, vu qu’il se passe à deux pas de chez nous des tas de choses exceptionnelles, pourquoi se priver du plaisir de rendre ces choses-là plus lisibles, plus visibles, plus intelligibles ? pour ce faire, dès la seconde édition de son cycle prime time — prime time 1 avait permis de présenter des collectifs d’artistes basés en alsace : gruppo sportivo, chambre à part, les pisseuses, le faisant, bernard lhermitte, le forum itinérant —, le frac alsace a donné carte blanche à karine vonna & georges cazenove, animateurs fondateurs de le forum itinérant.

posté paradmin à 11:00 PM