le forum itinérant & hors champ
présentent
sometimes closed is more
open than open and open
is more closed than closed
de
nina kovacheva et valentin stefanoff
nés à sofia / bulgarie, vivent et travaillent à paris
du 13 février au 2 avril 2004
vernissage le vendredi 13 février à partir de 18h30

valentin stefanoff (se) pose depuis plus de vingt ans la question de la construction et de l'impact des signes et signaux visuels ; quel que soit le médium qu'il emploie pour ce faire - vidéo, jeux de miroir, jeux de lumière... - ses oeuvres sont toujours très minimales. exemple : "sometimes closed is more open than open and open is more closed than closed", juste une phrase collée sur un mur, énoncé poétique d'un problème qui amène à coup sûr le lecteur à douter de ce qu'il voit, à prendre ici et maintenant le temps et la distance critique nécessaires pour tourner et retourner dans tous les sens ce dialectique point de vue qui pose on ne peut plus clairement la question de toutes nos illusions, et pas seulement de nos illusions d'optique. une chose est sûre : une fois qu'on a lu ça, on ne voit plus les choses comme avant, on a un regard tout neuf pour apprécier le travail de valentin stefanoff. exemple : l'installation "closed-open", tout une série de plans sur plexiglas, tracés orthogonaux de cloisons, sols et plafonds, qui dé-construisent et dé-montrent quelque part l'hypothèse ci-avant en multipliant les "sometimes" possibles. autre exemple : "how to read between the lines or method for self education" (2002),
une vidéo qui nous permet de circuler, accompagnés par une superbe bande son de dan senn, dans les espaces vides, entre les lignes et la typo de journaux rédigés en français, anglais et bulgare, condamnés à deviner des mots dont on ne voit jamais que le haut ou le bas. ultime exemple : "in-between-out", encore une vidéo dans laquelle nous suivons en gros plan, portés cette fois par une musique minimale de phil niblock, la ligne qui sépare le mur et le plafond de ce qui pourrait bien être l'espace d'exposition.
nina kovacheva est également très conceptuelle mais on est tenté de dire que ses oeuvres ont tout de même plus de corps : réalisé à partir d'objets usuels, banals, familiers, ses photos, vidéos et installations ont en effet pour thème de prédilection le corps. elle questionne l'existence humaine, les conventions, stéréotypes et tabous culturels liés au corps ; et pour ce faire, elle emploie le plus souvent son propre corps. exemple : "let me tell you story", une boucle vidéo où sa main tire la chevillette d'une boîte à musique nostalgique. contre exemple presque
parfait : "si proche, si loin", création 2004, une vidéo presque sans elle, sauf que sa voix est partout là, hors champ : été... décontraction... je suis allongée, dit-elle, dans une chambre. le vent meut les rideaux, vers l'avant, vers l'arrière, en avant, en arrière, en balançoire, est-ce ainsi que respire l'espace ? silence... l'envie me vient, parler avec quelqu'un, avec moi..."
nina kovacheva et valentin stefanoff adorent cela étant concevoir et signer ensemble des vidéos en forme de traces de performances : "wet contact", qui sera projeté du 5 au 9 février 2004 au maillon-wacken, dans le cadre de st'art, le salon d'art contemporain de strasbourg ; "in the out", qui sera projeté de nuit du 13 février au 2 avril 2004 sur l'une des vitrines de hors champ, qui a reçu en 2002 le prix "for the promotion of the arts" de l'unesco, et qui est une façon plus politique que loft story, non spectaculaire donc, de projeter son intimité dans l'espace public.
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