europ’art

europ’art est un programme européen d’arts contemporains qui répond très concrètement à la question posée en 2004 par apollonia, le forum itinérant et l’ufr des arts de l’université marc bloch de strasbourg, les trois structures signataires de “l’initiative de strasbourg pour une europe de l’art et de la culture” : peut-on fonder l’europe sur d’autres valeurs que celles du marché, de la concurrence, du rapport de forces, de la défense, de la guerre ?

europ’art est un programme européen d’arts contemporains conçu et mis en oeuvre par le forum itinérant avec apollonia, l’ufr des arts de l’université marc bloch de strasbourg et le musée d’art moderne et contemporain de strasbourg pour partenaires principaux ; autres partenaires potentiels : l’union européenne, le conseil de l’europe, les ministères français de la culture, des affaires étrangères et des affaires européennes, l’afaa, la drac alsace, la ville de strasbourg...

europ’art est un programme européen d’art contemporain qui a vocation de porter chaque année un certain regard sur l’histoire et actualité de l’art dans un ou plusieurs pays européens ou désireux d’intégrer à court, moyen ou long terme l’union européenne...

1ère édition : les balkans

pré-programmée en février-mars-avril-mai 05, la première édition d’europ’art sera consacrée à l’ensemble des pays de la zone géo-politiquement dite des balkans : albanie, bosnie-herzégovine, bulgarie, croatie, grèce, kosovo, macédoine, monténégro, serbie, turquie...

taps gare : “die korrektur” d’inge et heiner müller par les foirades (france) et le human teatar (serbie)

du 25 février au 5 mars 05 à 20h30, dim. 27 février à 17h, relâche le 28 février, débat-rencontre le mardi 1er mars

"die korrektur" tourne autour de l'histoire de bremer. ouvrier, la cinquantaine, militant communiste, déporté pendant l'allemagne nazie, condamné à son retour des camps pour anti-communisme, après avoir agressé un ancien nazi réhabilité, bremer est la victime absolue de l'absurdité de tout système. "die korrektur" est l'histoire archétypale de gens ordinaires aux prises avec un système totalitaire qui ne considère aucunement l'individu mais l'utilise pour satisfaire ses propres besoins.

taps gare
10 rue du hohwald 67000 strasbourg
renseignements : 03 88 36 77 96
lesfoirades@wanadoo.fr
www.foirades.org
tarifs : de 5,5 € à 14 €

hors champ : "rassim number one"
exposition de rassim (bulgarie) curated by karine vonna / le forum itinérant

du 18 mars au 15 mai 05 (vernissage le 18 mars à 18h30)

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"poster", rassim, 1996

rassim fait des actes, actions, événements de sa vie privée le sujet et la matière de sa pratique artistique. qu'il s'agisse de son histoire d'amour avec denista, de sa dépendance aujourd'hui rompue à la drogue ou encore à la cigarette, de sa passion pour le football et les voitures de luxe, ou encore de son désir de magnifier son corps à travers le culturisme, rassim traduit les petits et grands événements existentiels de sa vie dans le langage de l'art, tantôt sous forme de performances, tantôt sous la forme de vidéos et de photos faisant de son existence une exposition permanente.

hors champ
espace d'art contemporain
12 rue de champagne 67100 strasbourg
tél + fax : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h

palais universitaire : "performing the postsocialist body. radical obsessions and body art practices in the 1970s yugoslavia” conférence de marko stamenkovic (serbie), introduction de karine vonna / le forum itinérant

le jeudi 17 mars 05 à 18h

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"open reel", dalibor martinis, 1976

marko stamenkovic, jeune historien de l'art et curateur serbe, traitera de la performance et du body art en yougoslavie dans leur relation à l'art conceptuel non sans proposer une interprétation radicalement nouvelle en regard du background idéologique de l'ex-contexte socialiste dont ces pratiques sont issues. par rapport à d'autres tendances européennes de cette époque, notamment allemandes et italiennes, la performance et le body art des années 70 en yougoslavie posent de manière critique la question de la représentation du corps sous le socialisme. marko stamenkovic suivra ici l'analyse de la philosophe et artiste slovène marina grzinic examinant les stratégies culturelles, politiques et théoriques qui sous-tendent cette représentation. la question essentielle étant : comment distinguer le corps politique des artistes yougoslaves dans les années 70 du corps esthétique de leur collègues de l'ouest ?

palais universitaire : exposition de anri sala (albanie)

du 7 au 11 mars 05 de 14h à 18h, salle 27 (vernissage le 7 mars à 18h30)

anri sala (albanie)
"dammi i colori", vidéo, 15' 24", 2003
né en 1974 à tirana (albanie, vit et travaille à paris)

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"dammi i colori", anri sala, 2003

filmé à tirana durant l'hiver 2002-03 alors que le maire-artiste de la ville edi rama décida de mettre son idée en oeuvre — symbole d'espoir témoignant du "lancement" des changements touchant les infrastructures urbaines — de faire peindre les ternes façades des immeubles de sa ville. le film de sala n'est pas un documentaire sur rama ou tirana mais plutôt une série de réflexions sur les possibilités de la couleur ainsi que sur les différentes significations que l'on attribue aux notions d'utopie et de réalité selon d'où l'on parle.

palais universitaire
9 place de l’université
67000 strasbourg

espace apollonia : “yugoslav video art in the 1970s. extreme enthusiasms and video art practices in the postsocialist yugoslavia", conférence de marko stamenkovic (serbie), introduction par karine vonna / le forum itinérant

le mardi 15 mars 05 à 18h

convoquant les lieux artistiques les plus marquants de l'ex-Yougoslavie (SKC gallery / belgrade, SKUC gallery / ljubljana, contemporary art gallery / zagreb, motovun et brdo / istria…), le jeune historien de l'art et curateur marko stamenkovic traitera des contextes institutionnels à l'intérieur desquels se développa l'art vidéo à la fin de l'ère socialiste et post-socialiste, ainsi que des relations entre nouveaux médias et mouvements politico-culturels (ex : le festival annuel international festival of new (expanded) media initié par la SKC gallery, l'un des événements les plus importants et les plus remarquables à belgrade depuis le début des années 70). essentiel pour cette génération de jeunes artistes apparue à la fin des années 60, l'engagement social s'est étendu au médium vidéo qui indiquait les possibilités d'une communication sociale élargie comme en témoignent les oeuvres de marina abramovic, boris bucan, boris demur, braco dimitrijevic, zoran popovic, etc.

espace apollonia : "impressionnisme digital", exposition (photos) de goran cvorovic (serbie-monténégro)

du 11 mars au 1er avril 05 (vernissage le 11 mars 05 à 19h)

la démarche de goran cvorovic est fondée sur une recherche permanente ainsi que sur la saisie des fragments de réalités, d’instants éphémères dans le jeu de la lumière, de l’ombre et du mouvement qu’il crée lui-même au moment de la prise. dans cette démarche, il n’y a presque pas de règles, à part que tout doit apparaître, à ce moment précis, seul, unique, dans un instant écarté. l’appareil photographique est le prolongement naturel de la main, de l’œil et de l’instinct, une sorte de prothèse, une introduction à l’artiste-cyborg qui saisit avec l’aide d’un sens technique plus performant, effectue une sélection, efface ou garde, utilise à différentes fins (comme journaliste – reporter ou artiste). il ne reste jamais à la même place, le voyage est une finalité, un passage nomade à travers la fonction, les mondes de la culture, des sensations et du temps, à travers les images que l’on ne peut pas voir et mémoriser avec son propre sens, l’œil nu. milan atanaskovic

espace apollonia : "regards projetés – kosovo", art vidéo / commissariat : mehmet behluli

le 22 mars à 19h

apollonia
12, rue du faubourg de pierre
67000 strasbourg
tél : 03 88 52 15 12
apollonia-art-echanges@wanadoo.fr

mamcs : “naissance et renaissance de l'art vidéo dans les balkans", programme vidéo curated by diane amiel (france), introduction par karine vonna / le forum itinérant

le 6 avril 05 à 20h (auditorium)

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"white map", zeqiri lulzim, 2003

après un DEA en histoire de l'art mention art contemporain à l'université paris I - panthéon-sorbonne, diane amiel a choisi de consacrer ses recherches de doctorat à la production électronique des pays balkaniques de 1985 à aujourd'hui. en pleine mutation politique, depuis la chute du bloc communiste et surtout depuis la mort de tito, les balkans ont subi d'importants bouleversements sociaux. dégagés de toute censure politique, les artistes se sont emparés de nouvelles pratiques, de nouvelles techniques, telles la performance et la vidéo. ils ont introduit dans leur création une conscience politique plus aïgue. invitée par karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, dans le cadre du programme "europ’art", diane amiel présentera une sélection de vidéos récentes d'artistes originaires des balkans.

musée d'art moderne et contemporain
1, place hans-jean arp
67000 strasbourg

posté paradmin à 09:51 AM



galerie automatique

le forum itinerant
et
julie schneider

présentent :


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Et si ce petit lieu devenait celui d'une rencontre artistique?


Le voyage peut être quotidien, car il n’est pas qu’histoire de distance et d’ailleurs, mais aussi de regard. Chacun de nos déplacements est un voyage où imprévus et surprises sont au rendez-vous. Un peu d’attention, et la ville, espace de notre quotidien devient source d’escapades ; au bon endroit nous y sommes tous, il nous manque peut-être juste un guide qui nous ferait poser les yeux sur ce que nous ignorons, qui nous ferait faire le premier pas de ce voyage.

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galerie automatique propose par le biais d’automates des propositions citadines ; spécifiquement créées pour ce projet, ces propositions ont pour objectif de toucher le citadin dans son quotidien, de donner une impulsion artistique à sa fréquentation de la ville. Les propositions citadines souhaitent à la manière des plans de ville s’immiscer dans la pratique quotidienne de la ville et offrir au citadin un moment particulier, naissance peut-être d’un autre regard sur son environnement.

galerie automatique souhaite offrir aux artistes participants un mode d'exposition attractif, capable de toucher un large public. Situés à l’extérieur des structures culturelles accueillant le projet, les automates permettent en effet de cibler un public allant des amateurs d'art et de culture au simple passant. La galerie en ligne, épine dorsale de ce projet, est tout à la fois une plate-forme d’informations et un lien vers les artistes impliqués.

galerie automatique invite les habitants et les artistes des trois villes concernées — Berlin (Allemagne), Strasbourg (France) et Szczecin (Pologne) — à voyager de l'une à l'autre, de ressemblances en dépaysements.

galerie automatique offre aux artistes la possibilité de développer leur réseau non seulement dans leur ville mais également à l'échelle européenne.

conditions de participation

Le projet est ouvert à tous les artistes — arts visuels et sonores* — ayant un lien direct ou indirect avec au moins une des trois villes concernées par le projet : Strasbourg (France), Berlin (Allemagne) et Szczecin (Pologne).

Les oeuvres distribuées par les automates sont contenues dans des capsules sphériques en plastique de 5 cm de diamètre. Les œuvres présentées, créées ou non pour l’occasion, doivent "se plier" à ce format* et épouser la philosophie de ce projet (cf. ci-avant) à savoir une inscription de l’art dans l’espace urbain et réciproquement.

Pour favoriser l'accessibilité des œuvres de chaque artiste dans les trois lieux d'implantation des automates, et la diversité des propositions, trois capsules au minimum et neuf au maximum, doivent être présentées ; chacune de ces capsules peut contenir une pièce originale ou un exemplaire d’une série.

Les oeuvres proposées pour le projet sont un don à son bon fonctionnement. Le prix de vente des œuvres, non proportionnel à leur valeur réelle, sert à couvrir une partie des frais de fonctionnement du projet.

Pour la présentation en ligne des œuvres et des artistes, une (ou plusieurs) illustration(s) (photo ou autre type d'images), numérisée(s) au format jpeg ou tiff en 300dpi sur support disquette, cédé-rom ou par mail, sont demandées. Ces illustrations sont libres de droits pour toutes utilisations que pourra en faire le porteur de ce projet (communication, relations publiques, publication, visibilité du projet…).

L’artiste autorise le porteur du projet galerie automatique à faire figurer dans sa base de données les éléments transmis, dans le but de les insérer sur le site Internet du projet galerie automatique.

Les organisateurs, suivant les points précédemment cités, se réservent le choix final des œuvres et des artistes participant au projet.

* note pour les musiciens

Les œuvres sonores seront téléchargeables sur le site de la galerie grâce à un code acquis par le biais des capsules. Les œuvres ne seront acceptées que sous format mp3, dans une qualité d'encodage de 128 kb/s minimum et 192 kb/s maximum.

Ces pièces pourront être proposées trois fois, une fois par automates.
Un visuel spécifique pour les œuvres sonores sera crée par l’équipe graphique du projet.

L’ensemble des conditions est disponible dans le contrat de collaboration (téléchargeable ici).

compléments d’information

Les capsules peuvent être retirées :

du 25 février 2005 au samedi 19 mars 2005

au forum itinérant
hors champ espace d'art contemporain
12 rue de Champagne,
BP 80902, 67029 Strasbourg, cedex 1
du mercredi au samedi, de 14:00 à 18:00.

Les œuvres sont à rapporter à la même adresse avant le mercredi 30 mars 2005 accompagnées du formulaire dûment rempli.

Autres villes : julie.s.reise@web.de

Concept et coordination

Julie Schneider
julie.s.reise@web.de

Partenaires

karine vonna, georges cazenove
Le forum itinérant,
12, rue de champagne,
BP 80902, 67029 Strasbourg, cedex 1

Stéphane Bauer
Kunstraum Kreuzberg / Bethanien,
Mariannenplatz 2, 10997 Berlin.


Magdalena Lewoc
Musée de Szczecin / revue Mare articum,
Staromłyńska 27, PL 70-561 Szczecin

période de présentation des automates : été 2005

projet soutenu par :
Sodam distribution, Ofaj, ville de Szczecin.

télécharger le descriptif du projet

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critical art ensemble en danger

"le 11 mai 2004, Steve Kurtz, membre du collectif critical art ensemble, était déjà en plein drame lorsque le matin il appella le 911 pour leur dire que sa femme avait eu une crise cardiaque et était morte pendant son sommeil. La police arriva et, bloquant sur la réthorique du livre "War on Terror", décida que son matériel artistique pouvait être lié aux armes biologiques.

Alors s'enclencha une suite orwellienne d'évènements : le FBI enleva Kurtz sans aucune charge contre lui, verrouilla tout le quartier, confisqua ses ordinateurs, ses manuscrits, son matériel artistique... et même le corps de sa femme. "

comment un artiste peut être suspecté de terrorisme grâce au fameux "patriot act" :

http://www.caedefensefund.org/ (site de défense et soutien au critical art ensemble)
http://www.virtualistes.org/buffalo_fr.htm (traduction en français)

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