septembre 14, 2005

white feeling

Dans le cadre de l'édition 2005 de la biennale d'art contemporain sélest'art, se déroulant à sélestat du 17 septembre au 23 octobre 2005, et ayant pour thématique principale, la couleur, le forum itinérant poursuit son travail autour du blanc avec white feeling, installation d'affiches dans les panneaux d'affichage urbain.

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Le forum itinérant développe depuis 1997 une pratique « mixmédia povera » à propos de l’érosion, voire de l’effacement du sens et des usages et des mots et des images dans un ici-là-bas contemporain localement, globalement, « glocalement » dit société, sinon marché, de l’information... D’où une série d’interventions et d’installations à base de matériaux et d’accessoires blancs mises en oeuvre par eux.
Le choix du blanc s’origine pour le forum itinérant dans le fait que la guerre du sensible est déclarée depuis longtemps... Qu’il s’agisse de distribuer ici-là-bas des pierres ou des pages blanches, de proposer ici des cartes blanches, là-bas des écrans blancs, de coller ici des affiches blanches ou d’installer là-bas, en centre ville ou ailleurs, dans le suburbain ou le « rurbain », une plage blanche, l’objectif est « systémiquement » le même : tous médias confondus, ces blancs médias ne constituent en aucun cas une fin artistique, mais un signe, un signal en rupture avec une certaine prolifération de mots et images à usage de message, quelque chose comme un niveau zéro de l’art des signes... Si le forum itinérant met du blanc dans l’espace public, c’est pour mettre en avant le fait qu’il est de moins en moins public et qu’il est temps de se le réapproprier... tout simplement !

Posted by admin at 09:14 PM

juin 23, 2005

MUTZIGZAG

mutzigzag
itinéraire d’art contemporain
3 juillet - 4 septembre 2005

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!! côté FORT DE MUTZIG la visite de l'exposition LA VIE EST UN JEU se fait les samedi et dimanche à partir de 14h ou 15h en même temps que celle du FORT lui-même!!!

• organisation
le forum itinérant
et l’association du fort de mutzig

• inauguration
dimanche 3 juillet 2005
à partir de 14h au fort de mutzig
à partir de 16h au lavoir de dangolsheim
à partir de 18h au sulzbad / site thermal de soultz-les-bains

• partenaires
frac alsace, école supérieure des arts décoratifs de strasbourg,
commune de dangolsheim, site thermal de soultz-lesbains,
ministère de la culture - drac alsace, région alsace

• information
06 08 84 17 42 (...) fkw2@mutzig.net (...) www.mutzig.net
06 76 28 63 62 (...) forum.itinerant@wanadoo.fr (...) www.forum-itinerant.org


la vie est un jeu


l’art et la culture permettent d’écrire l’histoire et l’actualité de l’humanité en termes de paix et de fraternité. en europe, en tout cas au niveau des pays membres de l’union européenne, après les grandes guerres que l’on sait, après l’horreur d’auschwitz, surtout à partir des années 80, quantité de sites militaires sont ainsi devenus des lieux dédiés à la création contemporaine, toutes disciplines confondues : cartoucherie de vincennes, subsistances de lyon, arsenal de metz, fabrique de théâtre de strasbourg, ateliers des bastions de strasbourg, zkm de karlsruhe... association de chercheurs d’art basée à strasbourg depuis 1999 et notamment soutenue par le ministère de la culture / drac alsace, le forum itinérant est donc ravi de pouvoir présenter cet été, dans les locaux du fort de mutzig, incroyable forteresse souterraine construite entre 1893 et 1919 sur ordre de l’empereur guillaume II d’allemagne, une exposition intitulée “la vie est un jeu”. jeu de piste en l’occurrence, à partir de et autour de ce fort. première édition d’un itinéraire d’art contemporain baptisé mutzigzag, puisqu’il va de mutzig à soultz-les-bains, en passant par dangolsheim...


mutzigzag
itinéraire d’art contemporain
3 juillet - 4 septembre 2005


• la vie est un jeu
si le titre de l’une des œuvres présentées — la vie est un jeu, une série de sculptures en plastique d’étienne bossut qui font partie de la collection du fonds régional d’art contemporain d’alsace — a été retenu comme sous-titre de l’opération mutzigzag, c’est parce que les fauteuils et tables de jardin, faux gazon et réfrigérateur produits par cet artiste font penser quelque part à des jouets d'enfants. or le jeu, comme nous le rappelle le philosophe giorgio agamben, n’est souvent que la re-présentation profane d’une pratique au départ sacrée : “la ronde était à l’origine un rite matrimonial ; le jeu de ballon reproduit la lutte des dieux pour la possession du soleil (...) le jeu libère et détourne l’humanité de la sphère du sacré, mais sans pour autant l’abolir. l’usage auquel le sacré est restitué est un usage spécial qui ne coïncide pas avec la consommation utilitarisste. la ‘profanation’ du jeu ne concerne pas en effet la seule sphère religieuse. les enfants, qui jouent avec n’importe quelle vieillerie qui leur tombe sous la main, transforment aussi en jouet ce qui relève de la sphère de l’économie, de la guerre, du droit et des autres activités que nous avons l’habitude de considérer comme sérieuses.” (in profanations, éd. payot & rivages, 2005)... et l’art dans tout ça ? l’art serait-il un jeu ? l’art aurait-il encore quelque chose de sacré ? si le sacré signifie le séparé, le mis à l’écart, comme dit le philosophe jean-luc nancy, “c’est là, peut-être, que l’art a toujours commencé, non dans la religion (qu’il y fût ou non associé), mais à l’écart.” (in au fond des images, éd. galilée, 2003). l’artiste contemporain serait donc, en tant que joueur, effectivement un drôle de profanateur. les œuvres d’étienne bossut, michel dejean, adrien fournier, peter rösel, alain séchas ou encore krassimir terzieff nous en fournissent a priori la preuve dans le cadre de mutzigzag. quant aux œuvres de georges cazenove, enna chaton, catherine gangloff, matthieu husser, philip huyghe, claude le berre, gaëlle lucas, monika m. matraszek, mathilde mestrallet, wiebke siem et karine vonna, elles ne font que nous confirmer que la vie est un jeu : jeu de pistes, jeu de miroirs, jeu de rôles, jeu de mots, sons et lumières, jeux interdits, jeux de l’amour et du hasard...


fort de mutzig


étienne bossut : la vie est un jeu, collection frac alsace, 2000
georges cazenove : prochainement nouveau concept, photos, 2005
le forum itinérant : série blanche, installation, 2005
adrien fournier : l’hymne à la, vidéo, 2005
matthieu husser : underground, maquettes, 2005
claude le berre : là-bas, audio, 2005
gaëlle lucas : draps, broderie ; fil rouge, dessins, 2005
monika m. matraszek : maternité, photos, 2005
mathilde mestrallet : do you hear what i say ?, vidéo, 2004
peter rösel : yuca et ficus, sculptures, collection frac alsace, 1997
alain séchas : le chat bowling, collection frac alsace, 2001
krassimir terzieff : a place, vidéo, 2003
karine vonna : dans le silence des archives, photos, 2004


lavoir de dangolsheim


michel dejean : les petits pois sont verts, installation, 2005


site thermal de soultz-les-bains

catherine gangloff : feuilles, installation, 2005

mutzigzag
itinéraire d’art contemporain
3 juillet - 4 septembre 2005


• 15 artistes
qui vivent et travaillent en allemagne, belgique, bulgarie, france et pologne
• 3 lieux d’exposition
le fort de mutzig, le lavoir de dangolsheim et le site thermal de soultz-les-bains


fort de mutzig
ouvert tous les week-end en juillet et août
départ des visites en français vers 14h et 15h,
en allemand vers 14h30


étienne bossut, la vie est un jeu, sculptures, collection frac alsace, 2000

né en 1946 à saint-chamond (france), étienne bossut pratique le moulage,
en plastique coloré dans la masse, d'objets industriels devenus quotidiens.
au fil des années, le plastique est devenu sa marque de fabrique. ce matériau moderne dont il use afin de réaliser des sculptures somme toute classiques, est fortement lié au développement de la société de consommation, tandis que la technique du moulage, au cœur de son travail, interroge les notions d'original et de copie, de création ou d'imitation et s'inscrit, de ce fait, dans une longue tradition. de duchamp à kosuth en passant par magritte.dans la vie est un jeu, exceptionnellement placées sur l'équivalent d'un socle, à savoir des flaques vertes évoquant des portions de gazon, son frigo, ses tables et fauteuils de jardin pourraient passer pour des agrandissements de jouets d'enfants. il s'agit bien pourtant de la reproduction exacte, par la technique du moulage, d'objets existants qui n'ont que l'apparence du ready-made...

georges cazenove, prochainement nouveau concept, photos, 2005

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georges cazenove, "prochainement nouveau concept", photos, 2005

né en 1947 à perpignan (france), georges cazenove vit et travaille partout
où il est de passage. partout où il pose un regard cynique sur les choses dites de la vie ordinaire. la série prochainement nouveau concept se présente, image par image, comme un très court métrage muet, à propos de l’usage des légendes et autres effets spéciaux dans le champ de la photo. toute trace de ressemblance avec des rêves, contes, fictions, mythes ou miracles déjà scénarisés, produits et diffusés serait pure coïncidence. les deux pièces ici présentées ne re-présentent rien sinon la possibilité de truquer toute image...


le forum itinérant, série blanche, sculptures, 2001-2005

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le forum itinerant, "serie blanche", photos, 2005

fondé en 1996, basé à strasbourg (france) depuis 1999, le forum itinérant travaille sur la transformation d’outils visuels en valeurs symboliques. démarrée en 2001, cette série blanche propose un niveau zéro d'écriture qui se présente via différents médias — cartes blanches, journaux blancs, livres blancs... un outil visuel monochrome, volontairement blanc, radicalement blanc, sans le moindre signe ou signal ajouté, qui s'inscrit dans l'espace d'exposition, quel qu'il soit, espace public ou espace d’art, en tant qu'alternative au flux sémiotique continu de mots et images. en posant que les mots et les images n’ont plus de sens, cette série blanche réfléchit sur le fait que le médium est le message et vice versa...

adrien fournier : l’hymne à la, vidéo, 2005

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adrien fournier, "l'hymne à la", vidéo, 2005

né en 1978, ancien élève de l’ésad de strasbourg, adrien fournier vit et travaille à paris. l’hymne à la qu’il “taquine” ici sur sa guitare sèche est en fait l’hymne à la joie de ludwig v. beethoven aujourd’hui devenu hymne européen. dixit alain fournier : “un hymne à un nationalisme commun pour des pays qui ont connu des distorsions, et un étendard brandi par un jimi hendrix anonyme, garant de la bonne exécution de l'harmonie.”

matthieu husser, rg(allem, volume, 2002
+ sans titre puzzle, installation, 2005

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matthieu husser, rg(allem, volume, 2002

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puzzle, sans titre 1, 2002


né en 1972 à colmar, matthieu husser vit et travaille à strasbourg (france) :
“représenter un code graphique tel que celui d'un plan de ville. lui donner une échelle physique, faisant référence à une maquette d'architecture. la partie de la carte choisie représente la frontière entre la france et l'allemagne. ce travail, placé dans le contexte du fort de mützig, permettra de confronter les temps respectifs de ces deux lieux qui sont liés à la même histoire.” (...) la seconde pièce présentée est un puzzle-camouflage. comme pour rendre absurde l'esthétique de la guerre. l'aspect ludique de cet objet exposé dans le fort de mutzig fera référence à la reconstitution du lieu.

claude le berre, là-bas, installation sonore, 2005

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claude le berre, "là-bas", installation sonore, 2005

né en 1974 à lorient, claude le berre vit et travaille en alsace. empruntant son matériau sonore aux archives du début du 20e siècle, à l'histoire du cinéma et à la musique électro-acoustique contemporaine, là-bas est une installation sonore explorant les multiples facettes du son, à la fois art du temps, de l'espace et du corps, pour habiter un tunnel, lieu de transition où l'on ne fait que " passer ". le recours à des fragments d'anciens enregistrements radiographiques permet la reconstruction d'un autre temps, l'évocation d'un moment du passé. par les qualités acoustiques inhérentes à son genre de construction, le tunnel permet aussi une expérience spatiale du son, qui est ici renforcée par l'utilisation de basses fréquences ressenties plus fortement pas le corps. par l'étroitesse, l'enfermement qu'il opère sur son visiteur, comme au sein des organes d'un corps, le tunnel ressert les sons et les sens sur l'individu et son corps à l'intérieur duquel celui-ci se recentre.

extrait sonore (format MP3)

gaëlle lucas, dessins, 2004-2005
+ draps brodés, coton et fils doré, 1997

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gaëlle lucas, "deux âges", dessin, 2005

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gaëlle lucas, drap brodé, 1997

née en 1971 à enghien-les-bains, gaëlle lucas vit et travaille à strasbourg (france). elle pratique le dessin comme on tient un journal quotidien. on trouve ainsi dans son journal des confidences, un fond d'images tirées de la mémoire. la feuille comme un espace ouvert, une respiration calme, un lieu de passage,
de croisement. parfois les dessins sont raccrochés à quelques fils de mémoire,
à quelques lieux de l'enfance, parfois ils traitent du vécu personnel, d'un élément de mon travail, d'une sculpture. narration, figuration, le dessin convoque des images (...) côté draps brodés, il s'agissait pour elle de reprendre les gestes des femmes, les techniques de broderie, de reproduire ce temps long et intime en créant une image contemporaine. comme un dessin, chacune des broderies représente un corps à l'échelle humaine en position dans le drap.

monika m. matraszek, naufrage d'un songe, photos, 2005
+ indéchiffrable vacuité, tableau, 70 x 97 cm, 2005

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monika m. matraszek, "indéchiffrable vacuité", tableau, 70 X 97 cm, 2005

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monika m.matraszek, "naufrage d'un songe", photos, 2005

née en 1970 à lodz ( pologne ), monika m. matraszek vit et travaille à strasbourg (france). le fort de mützig se présente pour elle comme un lieu particulièrement singulier pour accueillir une exposition. “c'est pourquoi, dit-elle, il me semblait nécessiter un travail hors normes. l'endroit proprement dit est une pièce contenant une citerne et offrant très peu de recul au spectateur. le document exposé, aux dimensions de 3m x 4m, représente un enfant en bas âge. il est composé de feuilles a4 assemblées qui forment l'image dans sa totalité. le sujet est sensé évoquer vie, insouciance, gaieté... mais allié au peu de recul du spectateur, l'effet produit est de l'ordre d'une vision réduite au détail et de la difficulté de représentation.” l'accroche, elle-même conçue à la manière de dessins d'enfants exposés sur un mur, rajoute encore à la fragilité et à l'instabilité de la vision globale de ce travail (...) autre pièce présentée : un tableau est en forme de question-réponse, sorte de questionnement géométrique et chiffré, indéchiffrable vacuité. ainsi que le vide et le plein se répondent, lettres et chiffres alternent, se côtoient sans rien expliquer.

mathilde mestrallet, do you hear what i say ?, vidéo, 2' 20, 2004

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mathilde mestrallet, "do you hear what i say ?", vidéo, 2004

née en 1982 à valence, mathilde mestrallet vit et travaille entre helsinki (finlande) et strasbourg (france). ce projet vidéo traite du langage et de la communication. trois étrangers dialoguent. chacun, dans sa langue d'origine. le dialogue :
- tu entends?
- j'écoute.
- tu comprends?
- j'entends.
- tu écoutes?
- ce que tu dis.
ce jeu de questions-réponses, visant à vérifier si la communication s'est engagée, est répété plusieurs fois jusqu'au trouble du dialogue auparavant établi.


peter rösel, yucca + ficus, sculptures, collection frac alsace, 1997

né en 1966 à rockenhausen (allemagne), peter rösel n'a eu de cesse de voyager depuis son plus jeune âge. il s'est ainsi forgé une culture qui se nourrit des croisements et des téléscopages les plus divers. à la façon d'un explorateur en quête d'inconnu, il note tout ce qu'il voit dans des carnets, accumule les photos et constitue toutes sortes de collections d'images. curieux de tout, il marque toutefois pour les plantes et les fleurs un intérêt tout particulier. il aime en elles "non seulement la manière dont elles se comportent en faisant pout pour survivre, mais aussi pour attirer, séduire, et aussi le fait qu'elles peuvent être tour à tour de façon raffinée tendres et sensuelles ou bien a contrario charnues, béantes et de mauvais goût". des plantes et des fleurs, il en fabrique d’ailleurs lui-même,
à partir d'uniformes de la police fédérale allemande. parce qu'il n'aime pas les uniformes, rösel n'a trouvé rien de mieux que de les mettre en pièces et de se servir des matériaux et des éléments qui les composent pour faire pousser ici
un yucca, là un ficus elastica decora. le piège visuel est total. d'autant que
rösel excelle à placer ses plantes là même où il est tout à fait naturel qu'elles
se trouvent, dans un escalier, sur un palier, près d'une fenêtre, bref dans une relation décorative avec le lieu où il les montre.

alain séchas
le chat bowling, installation, collection frac alsace, 2001

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alain séchas, "le chat bowling", installation, 2001

né en 1955 à colombes, alain séchas vit et travaille à paris. le chat
bowling, une sculpture en polyester blancà taille humaine, repréente un de
ces chats que séchas affectionne. aussi blanc qu'une feuille de papier, les
yeux et le museau comme dessinés au feutre noir, vêtu d'un polo orange, le
chat boule à la main, face aux quilles, semble bien piteux, tel un joueur
inexpérimenté qu'on aurait traîné au bowling, triste épouvantail du rôle que
l'on nous fait parfois jouer en société.

krassimir terzieff
a place, vidéo, 8'30, 2004

a place montre un parc de loisirs situé dans un quartier ouvrier de la périphérie
de sofia (bulgarie). la composition spatiale de ce site — étrange mélange de collines romantiques et de stratégies militaires -— résulte d'un aménagement urbain typiquement socialiste. les tertres sont parfaitement organisés, traversés d'étangs et de canaux que relient de nostalgiques passerelles piétonnières.
les éléments les plus saisissants de cet ensemble sont les tanks, canons, fusées et autres avions militaires qui évoquent un véritable champ de bataille. tous ces éléments sont réalisés avec des pièces manufacturières de matière identique : des tubes en métal dont le diamètre varie de 20cm à 70cm, peints en bleu, rouge et jaune primaires. ces engins, destinés aux jeux des d'enfants, représentent d'étranges vestiges de la planification urbaine idéologique aujourd'hui encore présente dans la vie quotidienne des habitants de cette partie de sofia. plus surprenante encore est la fréquentation de ce parc. tous les week-ends, l'aire de jeux est bondée, familles et enfants s'y amusent, ne se doutant pas un seul instant de la métaphore tragique à laquelle ils prennent activement part.

karine vonna, dans le silence des archives, photos, 2004

dans le silence2.jpg
karine vonna, "dans le silence des archives", photos, 2004

née en 1962, karine vonna vit et travaille à strasbourg. dresde, allemagne,
été 2002 : il y avait ça, fragment d’un paysage urbain, une cité, et dedans,
devant, au premier plan, en vrac sur le trottoir, un tas de choses tout
droit sorties des caves inondées par l'historique crue de l’elbe ; archives
ordinaires, mémoires intimes et anonymes, souvenirs, restes, résidus et
reliques, rebut-rébus, déchets-déchus d’un monde depuis longtemps fondé sur
la surproduction, la surconsommation, l’accumulation et la conservation
d’objets ; un tas d’objets de toutes sortes, sacs poubelles, cartons,
cageots, moquettes, matelas, flacons, bijoux et autres pacotilles hors
d’usage, périmés, démodés, obsolètes, stockés, remisés, cachés six pieds
sous terre jusque-là et soudain exposés au grand jour ; fragment d’un
paysage pareil à un chantier de fouilles archéologiques, et au milieu de ce
paysage, échoués là comme des naufragés, posant et reposant comme des
gisants, les yeux fermés ou le regard absent, il y avait l’extraordinaire
présence usée de quelques jouets, peluches, poupées, poupons... en même
temps que je les cadrais, en les "extranéant" de la masse informe dans
laquelle ils se confondaient, je repensais à ces pages de giorgio agamben
sur le "pays des jouets", lues il y a déjà longtemps… de toutes les choses
que notre existence de consommateur nous conduit à jeter pour les remplacer
par d’autres, les jouets ont un statut singulier. si le monde des objets se
caractérise principalement par sa valeur d’usage, celui des jouets fait
signe vers une toute autre essence. "le jouet, écrit agamben, est ce qui a
relevé - autrefois, plus maintenant - de la sphère du sacré ou de la sphère
pratico-économique (qu'il détourne ou neutralise) ; ce que le jouet conserve
de son modèle sacré ou économique, ce n'est rien d'autre que la temporalité
humaine dont il était le réceptacle, pure essence historique. le jouet est
une matérialisation de l'histoire contenue dans les objets". en tant que
signifiants du passé historique et culturel de l'humanité et de l'individu,
ce temps révolu où l'excès — au sens où l'entend georges bataille — et la
dépense sont rois, les jouets sont comme des résidus embarrassants d'un
monde où le temps n'a plus cours, où passé et présent s'annulent pour
laisser la place à une autre temps, un temps exceptionnellement uchronique…


lavoir de dangolsheim
ouvert tous les jours


michel déjean, les petits pois / sont verts, installation, 2005

né en 1946, michel déjean vit et travaille à dingsheim (france). il explique
lui-même comme suit son projet d’installation éphémère dans le lavoir de dangolsheim : “il s’agit d’une recette de cuisine. comment cuire à l’eau froide des petits pois sans perturber les habitants du bouillon ? remuer un instant l’esprit par ce questionnement idiot, déconstruire le cours des choses sans en altérer le milieu. l’humour est ici : faire baisser les yeux des humans et lever ceux des poissons pour qu’ils se rencontrent un instant. va savoir qui envie l’autre : l’humain qui, par cette chaleur, aimerait être un poisson dan l’eau ? ou le poisson qui souhaiterait peut-être se dorer la pilule ? seuls les petits pois sont aux anges, dans un bain bouillonnant frais.”


site thermal de soultz-les-bains
ouvert de 8h30 à 19h les lundi, mardi, mercredi et jeudi
de 8h30 à 20h le vendredi, de 8h30 à 18h le samedi
fermé le dimanche et jours fériés

catherine gangloff, éclaboussures, sculpture, 2005

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née en 1953, catherine gangloff vit et travaille à dingsheim (france).
peintre, graveur et sculpteur, elle a choisi d’installer ses éclaboussures, une nouvelle pièce, dans le grand bassin circulaire du parc du sulzbad, site thermal
de soultz-les-bains : “dans un cadre classique et romantique, apporter, par bribes, une provocation douce. comme des pétales de couleur, dans le calme d’une horizontalité verte, quelques éclats frôlent l’eau avec prudence, avec pudeur.
invitation à une méditation poétique.”

Posted by admin at 09:03 AM

décembre 16, 2004

real

real.jpg
karine vonna & georges cazenove
installation vidéo, 2004

comment dire le réel maintenant ? la société a perdu son langage, la réalité est devenue impensable, innommable, les mots n’ont plus de sens, le medium est devenu le message... localement, globalement, glocalement, le vécu n’est plus à présent qu’a-présence, juste une représentation, juste un spectacle... l’installation “real” représente un salon blanc, dans lequel les meubles et accessoires habituels (canapé, fauteuils, table basse, lampadaire, etc. ont été recouverts de draps blancs, comme pour éviter la poussière dans un appartement non habité...
seul, posée sur un banc télé également recouvert d’un drap blanc, un téléviseur
étrangement non drapé diffuse la vidéo d’un plan fixe sur trois bannières portant un seul et même mot : “real”, incroyable logo d’un supermarché... “real” pose la question de la transformation des valeurs marchandes en valeurs symboliques.


how to name reality now ? society has losted its language, reality is becoming unthinkable, words have no more sense, medium becomes the message... localy and globaly, what that which has been lived is only representation, just show ! the installation "real" consists in a white lounge in which furnitures and accessories are covered by white sheets, except a tv broadcasting showing a static shot of three banners with the word "real", uncredible logo of a supermarket (...) "real" asks the question of the transformation of market values in symbolic values.

Posted by admin at 03:58 PM

octobre 16, 2004

cARTed

carte postale “sans titre”
de karine vonna, 2004
tirée à 500 exemplaires
par cARTed / 15 boulevard de pourtalès 50340 siouville (france)

carted.jpg

artiste membre du forum itinérant, karine vonna développe depuis près de cinq ans un travail d’archivages d’images qui parlent d’elles mêmes, qui (d)énoncent clairement la société aujourd’hui dite de l’information et de la communication (...) juste des images qu'elle a choisi de mettre en circulation sous forme de cartes postales.

Posted by admin at 03:47 PM

septembre 24, 2004

le forum itinérant à poznan

le forum itinérant
est à poznan / pologne

du 24 au 29 septembre 2004
dans le cadre de

XII inner spaces festival
"crossing time crossing spaces"

pour y présenter

dogs.jpg

dogs de georges cazenove et karine vonna
vidéo, 15', 2004

screaming2.jpg

screaming 2 de karine vonna
vidéo, 12', 2004

Posted by admin at 09:12 AM

septembre 23, 2004

le forum s'expose

hors champ

présente

le forum itinérant
association de chercheurs d'art

du 24 juin au 24 juillet
vernissage le mercredi 23 juin à partir de 18h30

horschamp_img.jpg

georges cazenove & karine vonna
dogs, vidéo, 2004

catherine gier
archivage chantier, installation, 2003-2004

claude le berre
free samples, enregistrement sonore sur cassette ferro-magnétique, 2004

frédéric luckel
lieux, chemins, lieux
variations odographiques I & II, raster I & II, photographies, 2004

michel tchang
par là bande..., diapositives, 2004

céline trouillet
song n° 2, vidéo, 2003

karine vonna
dans le silence des archives,  série 1, photographies, 2004

Posted by vonna at 11:12 PM

septembre 16, 2004

superformances : 2ème édition

du 14 au 17 octobre 04

superformances
festival européen de performances

2ème édition

édito
face au capitalisme cognitif

curated by karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, association de chercheurs et opérateurs d'art basée à strasbourg, notamment soutenue par le ministère de la culture, la direction régionale des affaires culturelles d'alsace et la ville de strasbourg, cette 2ème édition du festival superformances explore essentiellement la place du logos, de la langue, de la parole et de la prise de parole, qu'elle soit dite poétique ou esthétiquement revendiquée comme mode, médium, média de résistance politique à l'effacement du sens des mots, tel qu'il est de plus en plus multimédiatiquement programmé par les grands manitous "manient tout" du capitalisme cognitif...

les 14, 15, 16 et 17 octobre 2004, avec le musée d'art moderne et contemporain, l'ufr des arts de l'université marc bloch, zone d'art, l'école d'architecture, apollonia et la société immobilière du bas-rhin pour partenaires principaux, superformances vous invite donc à venir ouïr les dires inouïs des geneviève favre (suisse), pierre aouston (france), till roeskens (allemagne), georges cazenove (france), philippe boisnard (france) et autre julien blaine (france), un grand de la poésie action qui fait dit-il sa tournée d'adieu...

au-delà de ces performances à base de mots, détournements et palimpsestes de mots, même s'il n'y a pas que ça, même s'il y a de la vidéo chez aouston, des diapos chez roeskens, des tas d'effets spéciaux chez favre, le mixmédia de claude le berre avec cazenove, les multipistes son d'un joachim montessuis invité par blaine, superformances sera aussi pour le festivalier l'occasion de découvrir d'une part les modes d'intervention tout en sons et images d'artur zab (pologne), klaudia stoll et jacqueline wachall (allemagne), d'autre part les traces, photos et vidéos, de performances réalisées par roi vaara (finlande), irène maag (suisse), nicoletta stalder (suisse), valie export society (estonie), hubert czerepok (pologne), anne durez (france), san keller (suisse), cécile bonnet delphine reist (suisse), germain roesz (france), djamel kokène (algérie)...

enfin, côté surprise, il y a "manifiesta", une manifestation blanche qui sera ce que chacun en fera, selon son bon plaisir...

strasbourg
14, 15, 16 et 17 octobre 04

jeudi 14 octobre

17h30 / de la place de l’université à zone d’art

manifiesta
le forum itinérant & l’épongistes, 120’, 2004

la démocratie est-elle un art ?... pour cette manifestation sans slogans ni logos, sans mots d’ordre ni partis pris, une “manifiesta” marquée par la seule et symbolique prégnance de ses tracts, confettis, serpentins, fanions, pancartes, banderoles, et caetera et manifestants blancs, un mouvement de masse (re)devenu mass-média et qui pose d’une certaine façon la question de la place de l’art dans tout projet de société, une cinémanifestation qui ira de la place de l’université jusqu’en zone d’art (route du rhin napoléon), en passant par la place de la république, l’important, évidemment, c’est de participer : à vous de jouer ! faites vos jeux !... exemple : sous le titre “la pierre m’a fait du mal”, magnéto dans son sac à dos, pierre aouston (france) manifiestera son humeur poétique via un haut-parleur qu’il portera un peu comme un drapeau…

19h / aula du palais universitaire

gorgona
geneviève favre, 15’, 2004

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pour cette performance inspirée du maléfique mythe de la gorgone, celle qui prétrifiait quiconque osait croiser son regard, geneviève favre — née en 1974, vit et travaille à lausanne / suisse — signe un chant de sirène étrangement envoûtant, une polyphonie aux timbres graves et profonds... des bouts de texte sont clamés, enregistrés et traités en direct : “grogne la gorgone !... je vous plains les mecs !... l’eau de tes yeux, adonis !... prendre soin de toi !... i want you all alive !...” toutes ses exclamations se superposent, se lovent, se cognent et s’évanouissent dans l'espace... sortis de nulle part, des chants, des harmoniques, des tas de sons viennent encore s’y ajouter... à la férocité du personnage s’ajoute le ton de la pitié, de la compassion, de l’amour possessif... regard cru, menaçant, dans une ambiance de ténèbres violacées, la belle ensorceleuse se laisse pourtant aller à la tendresse : les spectateurs sont comme pétrifiés...

20h30 / zone d’art
(entrée 4 euros)

traces 1
curated by karine vonna, 76’, 1997 - 2004

“traces 1” est un programme conçu par karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, à partir de traces vidéo de performances signées par des artistes dont elle suit le travail depuis longtemps : roi vaara, qui avait clôturé en octobre dernier la 1ère édition de superformances ; irène maag, nicoletta stalder et anne durez, qui étaient en mars dernier au wacken, à l’affiche de la 1ère édition du “moi(s) des femmes” ; valie export society, cécile bonnet & delphine reist, san keller et hubert czerepok, qu’elle présente à strasbourg pour la première fois...

• roi vaara (finlande), artist’s dilemna, 3’40’’, 1997 : perdu, avec son éternelle dégaine beckettienne — crâne rasé, smoking impeccable... — au beau milieu d'un paysage arctique glacial, debout sur un lac gelé, seul au pied d'un panneau signalétique proposant deux directions a priori opposées — l'une va vers “art”, l'autre vers “life” —, roi vaara hésite...

• irene maag (suisse), silk membrane, 4’, 2002 : debout, à peine recouverte d’un voile de soie blanc, pareille à une sculpture vivante, tout aussi scandaleuse que le fut en son temps, avec son tutu de gaze blanc, la petite danseuse de bronze de degas, elle (se) pose dans l’espace public, à même le socle des statues de héros et autres célébrités... comme ici, en arménie, aux côtés du bronze de charles aznavour, la star du cru...

• nicoletta stalder (suisse), poppy petals only, 2004, 4’20’’ : tout fout le camp !... le vent souffle, des pétales de coquelicots s’envolent et se déposent à la surface tranquille de l’eau dormante d'une piscine... alors elle plonge et nage, nymphe nue, jusqu’aux pétales rouge sang, joue avec et s’en fait, comme la belle de brassens à la claire fontaine, une toute petite mais nature et pudique tenue de sortie de bain...

• hubert czerepok (pologne), hektor, 3’50’’, 2001 : tout est leurre !... hektor, le chien qu’hubert czerepok imagine de promener tout autour de chez lui, au pied se son immeuble, dans la rue, dans le parc, comme tout le monde, comme un autre virtuel, comme son propre devenir animal, animal de compagnie pour sujet solitaire, animal muet donc idéal pour cet autiste contemporain qu’il singe cyniquement, hektor n’existe pas vraiment...

• valie export society (estonie), from the portfolio of doggedness, 2001, 10’10’’ : toute esthétique est politique !... lorsque les trois animatrices du collectif “valie export society” tiennent en laisse un homme et non un chien, reproduisant ainsi une performance réalisée en 68 par l’autrichienne valie export et l’actionniste peter weibel, lorsque le promenant dans les rues de la ville elles l’exposent en tant qu’être soumis, sujet pour une fois dominé, on est évidemment interpellé par ce geste esthétiquement militant...

• nicoletta stalder (suisse), what goes around 1 (sparziergang), 4’40” : tout est spectacle !... nicoletta stalder a décidé de cultiver comme candide son jardin et de faire des fleurs qu’elle y cueille la matière première de son art... alors, c’est dans une robe à (vraies) fleurs, pleine de poches qui font office de pots de fleurs, genre jardin ambulant, qu’elle traverse tout bâle pour aller in fine se faire une toile au ciné...

• anne durez (france), figures-toi, 5’, 2004 : réalisée dans le cadre d'une exposition à store (paris), cette performance met en œuvre un processus de vieillissement progressif du visage de l’artiste, jusqu’à un âge limite, voire une identité sans âge, vieillissement orchestré sur son visage par un maquilleur de cinéma, spécialisé dans les effets spéciaux...

• san keller (suisse), petits déménagements entre amis, 10’, 2002 - 2003 : tout est possible !... vous aviez rêvé de pouvoir déménager vite fait sans passer par une boîte de pros : no problème !... san keller l’a déjà fait et refait... il adore ça... chez nicolas bourriaud, on appelle ça depuis la fin du siècle dernier de l’esthétique relationnelle... ça commence bien sûr à dater, mais san keller a décidé d’en faire un art de vivre...

• cécile bonnet & delphine reist (suisse), grande surface, 20’, 2001 : les readymades appartiennent à tout le monde !... dont acte : les duchampiennes cécile bonnet & delphine reist investissent les centres commerciaux de lisbonne et s’approprient les produits nécessaires pour aménager in situ leur propre abri de jardin ou accomplir sur place des gestes et rites quotidiens : se laver les dents, faire le ménage, faire du sport, manger...

• san keller (suisse), little europe, 10’, 2004 : tout va bien !... tandis que bush et ses aigles continuent de la traiter de petite vieille, l’europe ne cesse de s’élargir... partant du principe qu’elle est toujours en construction, san keller en a fait un petit chalet inachevé baptisé “little europe”, genre “ça me suffit”, qu’il trimballe en joyeuse compagnie dans les bretelles de manhattan et les rues de broocklyn...

22h / zone d’art

palimpseste
georges cazenove & claude le berre, 60’, 2003 - 2004

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performance "les mots n'ont plus de sens"

l’aire de jeu est un souk !... Il y a là pêle-mêle des ventilos, des sacs plastiques, des livres, des télés, des radios, des journaux, des rubans de bandes audio et vidéo débobinées... collages et mixages de mots et logos, sons et images fabriqués in situ, tout à la fois en mode rudimentaire et à partir de logiciels libres (framestein, pure data...), stimulations, saturations, combinatoires de signes et signaux acoustiques et visuels, ciseaux, agrafes et autres rubans adhésifs constituent les matériaux et matériels de ce palimpseste manifeste contre la production accélérée d’une pensée unique avant tout mass-médiatisée... mots et images s’avèrent chaque jour un peu plus dégradés, dégradables... face à la force de l’image qui nous regarde la regardant, le sens du mot disparaît dans sa propre saturation d’usages... georges cazenove et claude le berre conjuguent ici les verbes couper / copier / coller au présent juste indicatif, histoire de re-fabriquer des images composites où apparaissent des fragments, extraits du superflux d’informations globales, mêlés à d’autres traces plus locales... ils travaillent à la recomposition de liens entre ces matériaux, en les re-modelant, en les transformant manuellement ou aléatoirement; en tissant des relations entre mots et images, global et local, sens et non-sens, disruption et continuité...

vendredi 15 octobre
18h30 / tour h

ensemble vide
de audrey gérard & frédéric lukel, photos, 2002 - 2004

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luckel

19h / tour h

vernalisation
pierre aouston

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aouston
30’, 2004

“l’image n’a plus de sens, l’abondance d’images l’a tuée, elle ne peut plus transmettre, elle n’est plus qu’un support... le son lui, note pierre aouston, est bien là pour (trans)porter mon poème (...) mon travail conjugue écriture et lecture : côté écrits choisis, je parlerais d’une émulsion faite d’automatismes surréalistes, détournements situationnistes et gobages personnels ; côté lecture, je fais ce que je peux pour qu’elle devienne action le temps d’une installation.”

19h30 / hors champ
traces 2

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vaara

curated by karine vonna, 2000 - 2004

ouverture de “traces 2”, exposition de photos, vidéos et autres traces de performances signées germain roesz (france) et georges rixenes (france), djamel kokène (algérie), laura martin (france) & indersalim (inde), georges cazenove (france), pierre aouston (france), roi vaara (finlande), maja bajevic (croatie), karine vonna (france), bernhard garbert (allemagne)… traces aussi de “manifiesta”, la manifestation blanche organisée la veille par le forum itinérant et l’épongistes... exposition programmée par hors champ (12 rue de champagne, strasbourg la meinau) jusqu’au 15 novembre.

samedi 16 octobre

19h / hall du musée d’art moderne et contemporain

le poète prédateur
pierre aouston, 30’, 2004

alliance et ou combat avec et ou contre la diffusion d’un journal télévisé... un jité (vidéo)projeté à même le performeur tout de blanc vêtu... un jité dont le son est revu et corrigé, métamorphosé live par ledit performeur... et puis une télé, un moniteur de contrôle, qui (re)transmet les images prises par une caméra de surveillance, images du dos dudit performeur, auteur et interprète d’une métaphore où celui qui est devant l’écran n’est plus que l’instrument d’un pouvoir décideur, dominant... on pense évidemment au docu de jean-luc godard sur son propre film : "passion"...

19h30 / nef du musée d’art moderne et contemporain

alien women make exit music for the last century
klaudia stoll & jacqueline wachall, 30’, 2002

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alien

klaudia stoll et jacqueline wachall créent des espaces-temps qui ressortissent de la scultpure et de la mise en scène... dans "alien women...", le corps de jacqueline wallach devient matériau sonore, instrument de percussion, sans qu'il soit pour autant réduit à l'état de pur objet, tandis que klaudia stoll se fait instrumentiste, sujet agissant... mais on peut aussi se demander, si klaudia stoll est effectivement une femme agissante ou si elle n'est pas plutôt quelque chose comme l'alter ego, le fantasme charnel de l'autre... le rythme et la durée des coups portés par l'une, à mains nues, sur le dos nu de l'autre, témoignent d'une situation quelque peu insupportable, où la sensation de douleur éprouvée par les performeuses est insidieusement, progressivement, pandémiquement communiquée, transmise au spectateur...

20h / auditorium du musée d’art moderne et contemporain

bye bye la perf !
julien blaine, 120’, 1964 - 2004

après 40 ans de performances dans le monde entier, julien blaine, figure incontournable de la poésie action, dit "bye bye la perf !"... rétrospective de ses actions les plus marquantes : du dialogue entre éléphants à sa chute dans les escaliers de la gare saint-charles en passant par son tango avec des carcasses d'animaux... la poésie est toujours vivante ! pour cette soirée, deux invités : joachim montessuis, artiste multipiste, responsable de la revue sonore “erratum” ; philippe boisnard, écrivain, essayiste, vidéaste, performeur visuel...

dimanche 17 octobre

20h / espace apollonia
(entrée 4 euros)

plan de situation 1/1000 : case départ
till roeskens, 60’, 2004

né en 1974, till roeskens vit et travaille à strasbourg (france) et tübingen (allemagne)... ses "performances parlées" relatent différentes façons d'aller à la rencontre du monde et de ses habitants par le biais de l'errance... “plan de situation” : nom donné par les géomètres aux cartes les plus précises d’un territoire... “1/1000” : échelle qui dit la relativité d'une telle entreprise vu qu’elle ne donne à voir qu’une chose sur mille... case départ : “la situation dont je me propose ici de tracer quelques traits, explique till roeskens, est celle des résidents du foyer sonacotra kibitzenau à strasbourg (...) je les ai questionnés sur leur vie actuelle (...) debout, face au public, je récite ces histoires, ces tranches de vie à la première personne (...) le point commun de la plupart des situations racontées est constitué par le sentiment d'avoir à repartir à zéro, d'avoir eu une vie, une situation, une identité, de les avoir perdues et de se retrouver à la case départ...”

21h / espace apollonia

leiche rustikal : impuls
artur zab, 40’, 2004

les musiques que propose artur zab — né en 1967 à wroclaw (pologne), vit et travaille à münich (allemagne) — proviennent de son deuxième album... quant aux images, issues pour la plupart des collages qu’il fait à partir de son propre travail photographique, elles traitent de l'être humain dans sa relation avec son environnement, avec autrui, du contraste entre les grandes villes et la nature, de la mythologie et de l'histoire, en opposition avec le présent... “j'essaie aussi, dit-il, de réagir à des événements politiques actuels en utilisant différentes séquences extraites d’internet, pour montrer combien les médias sont malhonnêtes.”

lieux du festival

• hors champ
12, rue de champagne 67100 strasbourg
tél : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr
forum.itinerant@wanadoo.fr
www.forum-itinerant.org
ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h
le samedi de 14h à 18h

• musée d'art moderne et contemporain
1, place hans-jean arp 67000 strasbourg

• apollonia
12, rue du faubourg de pierre 67000 strasbourg

• zone d'art
2, rue du rhin napoléon 67000 strasbourg

plan_zonedart.gif
plan d'accès

• palais universitaire
place de l'université 67000 strasbourg

• tour h
5, rue de franche-comté 67100 strasbourg

Posted by admin at 06:33 PM

stones

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karine vonna
vidéo, 16’, 2004

les personnages de “stones” font et refont un acte en apparence idiot : sucer des cailloux... comme les fantômes d'un démosthène, d'un beckett, d'un molloy... dans une époque en perte d'éloquence, leurs bouches accouchent d'un langage pétrifié : ce que disent quelque part leurs mots-cailloux, c'est le devenir minéral d'un verbe dit à l'origine créateur... “stones”, c'est un présent muet qui n'est ponctué que par le bruit que font ces pierres quand elles roulent au sol.

the characters of “stones” do something apparently idiotic... they suck at stones reminding us of demosthene, beckett, molloy... theirs mouths bring forth a petrified langage : theirs "words-stones" announce maybe that words are becoming mineral in a world which is loosing its eloquence, in a dumb present which is only punctuated by the noise of the stones falling on the floor.

Posted by admin at 03:56 PM

screaming 1 et 2

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karine vonna
vidéos, 2 x 15’, 2004

des visages de jeunes hommes et de jeunes femmes, têtes rasées, au regard d’abord vide et fixe, à l’expression inexpressive, s’animent lentement jusqu’à se tordre, se défigurer... de leur bouche, grande ouverte, s’échappe un cri, terrible et terrifiant, mais nous ne l’entendons plus... est-ce parce qu’il est muet ? est-ce parce que nous ne pouvons ni ne voulons plus l’entendre qu’il est devenu inaudible pour nous ? ici, le langage, dont on dit qu’il est le propre de l’homme, est poussé jusqu’à sa propre impossibilité, son propre néant... il n’est plus qu’un hurlement "blanc", une déflagration silencieuse, une béance vide…

close ups on women and men faces with no affect, immobile, shaven heads, eye firstly empty and fixed, faces becoming slowly animated until to contort themselves, getting disfigured due to horror or pain... escaping from their big opened mouth, a terrible and terrifying cry, but we can't hear it anymore… is it because it’s dumb ? is it because we are deaf ? is it because we can’t or don’t want to hear it anymore that this cry is becoming like dumb, inaudible for us ? the langage which is the peculiar of man is here pushed until its own impossibility, its own wothlessness... it’s only a "white" yell, a silent deflagration, an empty gap...

Posted by admin at 03:55 PM

août 11, 2004

dans le silence des archives

dans le silence.jpg
karine vonna
photos, 2004

dresde, allemagne, été 2002 : il y avait ça, fragment d’un paysage urbain, une cité, et dedans, devant, au premier plan, en vrac sur le trottoir, un tas de choses tout droit sorties des caves inondées par l'historique crue de l’elbe ; archives ordinaires, mémoires intimes et anonymes, souvenirs, restes, résidus et reliques, rebut-rébus, déchets-déchus d’un monde depuis longtemps fondé sur la surproduction, la surconsommation, l’accumulation et la conservation d’objets ; il y avait ça, un tas d’objets de toutes sortes, sacs poubelles, cartons, cageots, moquettes, matelas, flacons, bijoux et autres pacotilles hors d’usage, périmés, démodés, obsolètes, stockés, remisés, cachés six pieds sous terre jusque-là et soudain exposés au grand jour ; il y avait ça, fragment d’un paysage pareil à un chantier de fouilles archéologiques, et au milieu de ce paysage, échoués là comme des naufragés, posant et reposant comme des gisants, les yeux fermés ou le regard absent, il y avait l’extraordinaire présence usée de quelques jouets, peluches, poupées, poupons...

en même temps que je les cadrais, en les "extranéant" de la masse informe dans laquelle ils se confondaient, je repensais à ces pages de giorgio agamben sur le "pays des jouets", lues il y a déjà longtemps…

de toutes les choses que notre existence de consommateur nous conduit à jeter pour les remplacer par d’autres, les jouets ont un statut singulier. si le monde des objets se caractérise principalement par sa valeur d’usage, celui des jouets fait signe vers une toute autre essence. "le jouet, écrit agamben, est ce qui a relevé - autrefois, plus maintenant - de la sphère du sacré ou de la sphère pratico-économique (qu'il détourne ou neutralise) ; ce que le jouet conserve de son modèle sacré ou économique, ce n'est rien d'autre que la temporalité humaine dont il était le réceptacle, pure essence historique. le jouet est une matérialisation de l'histoire contenue dans les objets". En tant que signifiants du passé historique et culturel de l'humanité et de l'individu, ce temps révolu où l'excès — au sens où l'entend georges bataille — et la dépense sont rois, les jouets sont comme des résidus embarrassants d'un monde où le temps n'a plus cours, où passé et présent s'annulent pour laisser la place à une autre temps, un temps exceptionnellement uchronique…

Posted by admin at 03:59 PM

mai 06, 2004

trans'bourg

le forum itinérant, schmugler & stalker

présentent

trans'bourg

du 5 février au 23 mai 2004

au capcMusée d'art contemporain de bordeaux
dans le cadre de l'exposition
stalker

transbourg 1.JPG

28 février - 6 mars 2003, le forum itinérant* accueille stalker / laboratorio d'arte urbana (rome, italie), représenté par aldo innocenzi et romolo ottaviani dans le cadre de prime time 3 avec pour partenaires le frac alsace, l'école d'architecture de strasbourg **, l'école supérieure des arts décoratifs de strasbourg, l'école d'architecture de karlsruhe (allemagne), l'instituto italiano di cultura de strasbourg. trans'bourg est une installation audiovisuelle réalisée dans le cadre de l'invitation faite à stalker pour animer en février 2003 une master class et une dérive en zone suburbaine, des rives de l'ill à celles du rhin. trans'bourg est constitué de traces audios, photos et vidéos ; un cédérom et un website contenant l'ensemble de ces traces sont actuellement en cours d'édition.

programme

28 février : rencontre avec stalker à l'instituto italiano di cultura de strasbourg ;
1er et 2 mars : marche avec stalker dans la ville en creux *** ;
3, 4 et 5 mars : masterclass animée par stalker à l'école d'architecture de strasbourg ;
6 mars : conférence animée par stalker à l'école d'architecture de strasbourg et vernissage de l'exposition trans'bourg conçue et mise en oeuvre à l'issue de la masterclass ;
6 - 29 mars : exposition stalker & trans'bourg à l'école d'architecture de strasbourg ;

mai - juin : constitution d'un groupe de travail dit "schmugler" **** pour concevoir et mettre en circulation des traces issues de l'expérience trans'bourg (photos, vidéos, sons... ) *****

* le forum itinérant : karine vonna & georges cazenove
** école d'architecture de strasbourg : frédéric luckel, coordinateur
*** marcheurs :
**** passeurs, contrebandiers, trafiquants: jérôme michel,nicolas bachet, jean-philippe conti, frédéric luckel, bérengère giraudat, amaury l'hoste, julie schneider, karine vonna, lavinia modesti, aldo innocenzi (stalker), romolo ottaviani (stalker), valeria, pier maria chapuis, sabrina courgey, blanca corbi, georges cazenove, maylis de lataulade, paolo fang, sandrine kardass, maria carmen martin, sebastian hollfelder.



schmugler
laboratoire d’art public

la manière la plus efficace pour repérer l’emplacement de frontières invisibles est de continuer à avancer, en toute naïveté feinte, jusqu’à provoquer les protestations des guetteurs chargés de protéger des limites qui ne sont pas toujours discernables au premier abord. c’est sur ce principe que s’est constitué le collectif schmugler, à l’occasion d’une intrusion de stalle dans des territoires strasbourgeois, au printemps 2003. en parfaite complicité avec nos camarades italiens, nous avons traversé des territoires corrodés par des usages marginaux et, par la confrontation avec les titulaires de ces lieux autres, de ces hétérotopies, fait apparaître des seuils, des variations de gradient émotionnel, révélé des limites imposées ni par la topographie, ni par les marqueurs habituels de frontières, mais plutôt par les appropriations fluctuantes des groupes qui se sont installés dans les interstices de la ville. c’est le douanier qui légitime le contrebandier : l’institution de frontières nécessite leur protection, et comme ces frontières ne sont pas reconnues comme telles par tous, il est inévitable que des réfractaires à la partition et à l’appropriation arbitraires des espaces remettent en question des contraintes qu’ils ne sauraient subir. la frontière et la limite ont néanmoins un aspect positif : elles fondent l’altérité, la différence et invitent à la reconnaissance de l’autre. autant les frontières poreuses peuvent avoir un effet de filtre, voire de lieu d’échanges, autant des frontières trop marquées ou quasiment étanches provoqueront des coupures et des confrontations catastrophiques, néfastes. trafiquants contrebandiers de valeurs, les schmugler traversent en tous sens la ville et ses parages, à la rencontre des manifestations des limites, à la rencontre donc des autres qui se dévoilent en indiquant la « règle du jeu » des territoires qu’ils abordent en intrus respectueux, prêts à toute discussion. une pratique mesurée des incursions, des intrusions, nous semble constituer une méthode (méta-odos …), un principe pour reconnaître les chemins, parcours, voisinages, enclaves cachées qui structurent les espaces que nous « violons ». il a été question de dérive urbaine, de psycho-géographie : notre démarche relève plutôt d’une psycho-topologie de la ville. et comme nos expérimentations les plus radicales ont pu, avant à titre individuel, pendant en compagnie de stalker, et après l’opération trans'bourg mesurer le caractère générique – pour notre attitude – de certains lieux strasbourgeois, nous affirmons sans ambages que : au commencement était la banlieue ! en effet, dans cette couronne d’une lieue de profondeur, les règles de la cité n’étaient plus tout aussi respectées.


capcMusée d'art contemporain de bordeaux / entrepôt
7, rue ferrère 33000 bordeaux
www.mairie-bordeaux.fr
capc at mairie-bordeaux.fr



le forum itinérant

12, rue de champagne 67100 strasbourg
www.forum-itinerant.org
forum.itinerant at wanadoo.fr

Posted by admin at 12:29 AM

mai 01, 2004

another world

another world.jpg
georges cazenove
vidéo, 16’, 2004

artiste, président fondateur du forum itinérant, georges cazenove développe depuis plus de trois ans avec ou sans karine vonna pour partenaire un travail systémiquement monochrome — plage blanche, cartes postales blanches, journaux blancs, affiches blanches, pages blanches... invité par apollonia à animer en mai 2004 un workshop de trois jours avec des étudiants de l’académie des arts de tbilissi (géorgie), il en a profité pour ajouter à cette série de nouvelles performances à base de nappes blanches, fils blancs et oeufs blancs... la vidéo “another world” est une modeste trace de ce travail en mode white feeling...

Posted by admin at 03:52 PM

décembre 03, 2003

exposition "sans titre", au maillon wacken

le-maillon et le forum itinérant présentent :

sans titre

georges cazenove / le forum itinérant
installation + projection vidéo
le 3 décembre 2003 à partir de 18h30

au maillon-wacken [wacken++]
entrée libre

considérant que les mots n’ont pas ou plus de sens, mais comme dit wittgenstein seulement des usages, georges cazenove ne distribue que des tracts blancs, ne colle que des affiches blanches et installe de temps en temps, ici-là-bas, le plus souvent dans l'espace public, un dispositif fait de mobiliers et accessoires exclusivement blancs : transats, caillebotis, parasols, présentoirs pour journaux et cartes postales, etc.

les vidéos et autres traces typographiques et photographiques présentées au wacken++ à partir du 3 décembre sont toutes issues de ce mode d'intervention développé par georges cazenove depuis 2001.

sans_titre.jpg

le 10 décembre à 18h30, une performance mix-média intitulée : "tu vois ce que je veux dire ?" sera signée live par georges cazenove et claude le berre.

cette performance est fondée sur le copié-collé et le mix live d¹images et de sons (...) la composante sonore est une musique aléatoire fabriquée à partir de trois sources sonores mélangées en direct ; musique à laquelle viennent se greffer les mots et associations de mots d¹un propos poétique qui pose la question du sens et de l¹effacement du sens des mots (...) la composante visuelle est un un continuum d¹éléments graphiques fabriqués en direct à partir de deux sources vidéo ; l'une est un montage préfabriqué, diffusé en flux et mélangé à la source informatique de l¹autre, qui est un collage de mots et d'images superposés, déstructurés, transformés à partir des logiciels libres "framestein" et "pure data".

screen6.jpg

renseignements :
03 88 27 61 81 le-maillon / 03 88 40 29 91 le forum itinérant


Posted by admin at 01:19 PM

décembre 01, 2003

«ce que j’ai vu, une lumière dans la ville»

>>appel à participation<<

«ce que j’ai vu, une lumière dans la ville»

un projet de jean-daniel berclaz, artiste, directeur du musée du point de vue à marseille

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jean-daniel berclaz invite l’association le forum itinérant à concevoir un programme de quatre heures d’images de famille pour sa dernière création «ce que j’ai vu, une lumière dans la ville» qui sera présentée du 5 au 8 décembre 2003 à lyon dans le cadre de la manifestation « les fêtes de la lumière ».

ce projet offrira à toute personne qui le désire la possibilité de superposer, juxtaposer ou confondre son histoire familiale avec celle des autres, de faire partie le temps d’une projection d’images de la même et unique famille.

ainsi, au sein d’une structure légère habillée de polyane transparent, sorte d’espace d’appartement envisagé comme lieu de rencontre ou d’échange qui veut susciter la convivialité, une longue table traversera les pièces et accueillera un dispositif de projection afin d’offrir au public la possibilité de jouer au rendez-vous familial. une invitation au souvenir de ces belles journées où nous nous rencontrions autour d’une tasse de thé pour échanger, voir, revoir, ces souvenirs qui constituent notre vie. ce quotidien que nous avons soigneusement classé et rangé dans des boites à biscuits.

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ainsi, si vous trouvez au fond de vos tiroirs des images qui vous sont chères, et si vous aussi vous avez le désir, le temps d’une soirée, de faire partie de la même et unique famille, n’hésitez pas à nous adresser vos photos, diapos, films, vidéos, etc. nous les montrerons le 6 décembre de 21h à 1h du matin dans ce grand kaléïdoscope transparent construit pour vous recevoir et projeter l’histoire argentique ou numérique jusque-là restée dans vos boîtes à souvenirs !

nous pouvons recevoir tous supports d’images : films super 8 ou 16mm, vhs, mini dv, dévédés, photos papier, photos numériques, diapos, cédés, etc.

n’hésitez pas à nous contacter pour toute information complémentaire au :

03 88 40 29 91 ou au 06 76 28 63 62.

vous pouvez dès à présent et ce jusqu’au 31 novembre nous adresser vos images à l’adresse ci-dessous :

le forum itinérant
hors champ / bp 80902
67 029 strasbourg cedex 1

Posted by admin at 10:34 PM

octobre 13, 2003

superformances : 1ère édition

strasbourg 16 17 18 19 octobre 03

conception-organisation
le forum itinérant

co-production
musée d’art moderne et contemporain
école supérieure des arts décoratifs
centre dramatique national / théâtre jeune public
université marc bloch / ufr des arts / association culture
zone d’art / pignon nord
hors champ / espace d’art élargi

information-réservation
03 88 40 29 91
forum.itinerant@wanadoo.fr


édito

face à la vague

dès la fin des années 50, utilisant toute la gamme des produits et processus à l’œuvre dans et hors le champ de l’art, toutes disciplines confondues, indiscipline comprise, la performance a su trouver sa place et son public dans l’espace-temps réel, les chercher dans l’ici le plus souvent urbain d’un maintenant à l’époque dit moderne, les trouver hors les murs et autres limites de l’atelier, la toile, l’académie, la galerie, le musée, le marché...

du 16 au 19 octobre 2003, superformances est une invitation à découvrir des performeurs qui opèrent aujourd’hui, une fois de plus, comme des brise glace face à la vague d’un art dont les gestes et genres ont à nouveau tendance à se geler, jusqu’à se confondre avec l’iceberg du tout-est-divertissement, fut-il culturel.

pour tenter de porter un regard critique sur une mode qui re-pousse l’artiste à se produire toujours plus à la lisière des aires de jeu de la société du spectacle, superformances est l’occasion de découvrir des performeurs qui dé-construisent précisément, tous médias confondus, expositions, exhibitions inclus, tous les trucs, machins, machines, ficelles, coulisses, blush et grand bluff du show...

le forum itinérant
association de chercheurs d’art


programme

16 octobre

• birgit ramsauer / people drawing
• 19 H / école supérieure des arts décoratifs

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birgit ramsauer pose la question de l’autre dans le champ de l’art : l’autre étant tout spectateur qu’elle invite à choisir sa place et sa position dans l’espace-temps de l’événement. à l‘aide de rubans adhésifs de couleur vive, elle dessine ensuite in situ les contours de tout ou partie de son corps, de telle sorte qu’il est directement impliqué et dans le tracé de sa propre trace et dans le dessein de l’artiste, qui serait de re-constituer la trace d’un sujet collectif ; le dessin final et les photos relatives à sa réalisation re-présentant juste un reflet de la situation ainsi construite. jusqu’au 31 octobre, birgit ramsauer exposera des traces et une sculpture issues de la dé-construction de ce “people drawing” dans le “forum permanent” de l’école.

née en 1962 à nüremberg / allemagne, vit et travaille à berlin / allemagne et new york / usa

http://www.birgitramsauer.net


• georges cazenove / sans titre
• 21 H / zone d’art, pignon nord

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fondée sur un problème posé par josef wittgenstein — “les mots n’ont plus de sens, mais seulement des usages” — “sans titre” fonctionne comme une tragédie à propos de l’effacement de l’espace public. acte 1 : coller des affiches blanches et distribuer des tracts blancs (...) acte 2 : installer un dispositif balnéaire exclusivement fait de mobiliers et médias blancs — transats, caillebotis, parasols, fanions, cartes postales, journaux, etc. (...) acte 3 : la nuit venue, projeter des diapos et vidéos issues des affichages et tractages commis en amont (...) acte 4 : engager la conversation avec qui veut, notamment à propos de la place de l’art et de l’artiste dans l’espace-temps contemporain, une place qui s’avère de moins en moins publique...

né en 1947 à perpignan / france, vit et travaille à strasbourg / france

17 octobre

• pascale grau / enhaced by king kong
• 20 H / théâtre jeune public, petite scène

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pascale grau reproduit en direct trois séquences de “king kong”, le film culte de merian cooper, avec de petits jouets en plastique. projetées sur grand écran, les images montrent différents décors à l’intérieur desquels les mains surdimensionnées de l’artiste manipulent les acteurs. appuyée de cris et autres bruits emphatiques, diffusée off, la bande son originale du film devient une structure temporelle qui détermine la durée de chaque scène. scène 1 : king kong kidnappe anne, la femme blanche. scène 2 : king kong lutte pour montrer qui est le plus fort. scène 3 : le monde civilisé tente de détruire la nature primitive, à savoir “king kong”, qui s’est retranché avec anne au sommet de l’empire state building.

née en 1960 à saint gallen / suisse, vit et travaille à bâle / suisse

• yan duyvendak / dreams come true
• 21 H / théâtre jeune public, petite scène

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"si je proposais un jeu avec 10 personnes dans un avion en perdition équipé de seulement 9 parachutes, affirme j. de mol, apôtre de la télé-réalité, je trouverais des tas de candidats". yan duyvendak a décidé d'être l'un deux, déterminé à obtenir lui aussi son petit quart d'heure de célébrité. le voilà donc, le parcours de tous ceux à qui on promet que leurs rêves peuvent devenir réalité. au milieu des illusions qui virent au cauchemar, l’artiste s'agite cocassement, essayant d'intégrer les solutions décousues de ceux qui veulent lui apprendre à être une star. bien trop réel pour cette prétendue télé-réalité, il démonte la machinerie de cette compétition et dresse le portrait des icônes que notre société crée et consomme impitoyablement.

né en 1965 en hollande, vit et travaille à genève / suisse et barcelone / espagne

18 octobre

• paarcand / except
• 19 H / musée d’art moderne et contemporain

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le travail que paarcand réalise avec sa “macchina ricordi”, autrement dit son propre logiciel, relève tout autant de l'art audio et des musiques expérimentales que de la poésie action. “except” est construit à coups de prélèvements, répétitions et superpositions, dans un continuum toujours changeant de gestes sonores, effets de voix, sons filés, percussions, images, scratchs, etc. la construction des sons active en même temps un traitement vidéo : boucles et mixages évolutifs. côté instrumentation, paarcand joue avec un mrn-v-014, un livre sonore, un micro-stylo, un archet, des voix, des clips dont les contenus empruntent aussi bien à internet, à la vie quotidienne, au froid, au chaud, qu’aux effets de lumière vidéo.

né en 1942, vit et travaille à québec / canada

• julien maire / demi-pas
• 20 H / musée d’art moderne et contemporain

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“demi–pas” est à première vue un court-métrage sur une journée ordinaire dans la vie ordinaire d’un homme ordinaire : il va au travail, il travaille, il mange, etc. cela étant, “demi-pas” n’est pas un court-métrage ordinaire, parce qu’au lieu de le filmer, julien maire l’a conçu et fabriqué image par image, séquence par séquence. c’est donc la performance d’un artiste qui se dit projectionniste, qui active dans un projecteur bidouillé ad hoc, directement et en direct, chacun des micro-mécanismes qu’il a bricolés comme des diapos à facettes multiples. à mi-chemin du théâtre d’images ou d’ombres projetées et du film d’animation, julien maire reconstitue un étonnant puzzle et souligne les aspects complexes ou dérisoires de la réalité.

né en 1969, vit et travaille à strasbourg / France

• traces vidéo / curated by karine vonna
• 20 H 30 / musée d’art moderne et contemporain

fabrice gygi
domestic performance 20’, 1995

réputé pour ses installations qui jouent avec tout ce qui est symbole de l’autorité, la révolte ou le spectacle, fabrice gygi est également un performeur pur et dur. signée en 95, “domestic performance” annonce le devenir politique de son oeuvre : “intégrer le lieu d’exposition à la société et renvoyer le spectateur à sa condition de citoyen”. ici, dans ce projekte raum vide de zurich, il récupère tout ce qui est poussière, il fait les poches des spectateurs pour y piquer scories et miettes, il met le tout dans de petites urnes de bronze pareilles à des pustules, qu’il a greffées à sa chemise sinon à sa peau...

né en 1965, vit et travaille à genève / suisse

sylvie fleury
make up expert 6’, 2001

retour peinture : dans le cadre d’une expo perso en corée, fidèle à la ludique et très hétérogène logique des emprunts qu’elle a coutume de faire façon custom, aussi bien dans le champ de l’histoire de l’art que dans celui sans lendemain des médias, des bagnoles, des marques ou de la mode, sylvie fleury a choisi de faire crisser les pneus d’une voiture de rallye sur le sol goudronné d’un white cube aux quatre coins duquel elle a semé des tas de produits de beauté...

vit et travaille à genève / suisse

ivan moudov
traffic control 6’, 2000

en bulgarie, vu sa façon très ambigüe de régler la circulation, vu qu’on ne sait jamais quels droits elle protège vraiment, la police est le symbole d’un exercice anarchique du pouvoir. d’où le désir de l’artiste d’essayer de comprendre en quoi le port de l’uniforme peut tout changer. sauf que c’est en autriche, dans un pays où les lois sont plus strictes et les citoyens plus respectueux de l’autorité, qu’il a choisi de réguler le trafic d’un carrefour, en uniforme de policier bulgare...

né en 1975, vit et travaille à sofia / bulgarie

nicoletta stalder
ten things i’m good at 15’, 2002

histoire de revoir et corriger l’idée toute faite qu’on se fait de la compétence et de la compétitivité de chacun, nicoletta stalder exécute dix performances que tout enfant pratique couramment, mais qu’il oublie une fois devenu grand : marcher sur les mains, faire sauter des crêpes, collectionner des plantes et des champignons, faire la roue, faire le poirier sur un skateboard, jouer au football, etc.

vit et travaille à bâle / suisse

yan duyvendak
nie wieder kunst 4’, 1995

interprétant a capella des tubes qui parlent de l'art, yan duyvendak s'interroge avec ironie sur le rôle de l'artiste aujourd'hui. respectant scrupuleusement le tempo des chansons, comme si les instrumentations étaient présentes, jouant sur la gêne des temps morts, dépouillant la mise en scène de tout artifice, il réussit à mettre à nu notre vision, en s'incluant lui-même, joyeusement, dans cette réflexion : “ t'aurais voulu être un artiste pour pouvoir te trouver beau sur un grand écran en couleur...”

blanca casas brullet
prendas 10'30”, 2001

tout le travail sur le corps de la catalane blanca casas brullet tourne autour de la possibilité de représenter et réfléchir (à) sa fragilité. le propos de “prendas”, c’est le désir de sortir ce corps, vivant et vécu, habité, habillé de peau, habitat précaire, de toute gangue : “prendre ou toucher mais aussi se déprendre ou se détacher, en tout cas essayer”. résultat : six brèves saynètes où la vidéaste et la danseuse luttent avec le cadre de la caméra et "l'encadrement" du vêtement.

née en 1973 à mataró / espagne, vit et travaille à paris / france

maren strack & johan lorbeer
muddclubsolo 11’, 2003

si vous avez révé de vous pendre comme un lustre au plafond, de sauter à pieds joints dans une flaque, de camper sous la jupe d’une nana, vous devriez adorer ce que font de concert les berlinois maren strack et johan lorbeer : pied-de-nez aux lois de la pesanteur, flamenco dans la boue, danse d’une queen mutante, petit rituel de transgression, bande son à la lisière du digital et de l’analogique...

vivent et travaillent à berlin / allemagne

alexandre ponomarev
maya, l’île perdue 16’, 2000

comment rayer l’île maya de la carte marine ? comment l’effacer objectivement de la surface de la mer de barents ? hallucinante, stupéfiante réponse que celle imaginée et mise en oeuvre par cet ancien marin russe et rusé qu’est alexandre ponomarev, avec la complicité exceptionnellement artistique de la flotte de l’ex-union soviétique : envelopper maya dans un vrai nuage de fumée produit par quatre vaisseaux de guerre, nuage qui se confond progressivement avec le ciel, nuage qui oblitére ainsi l’île de l’horizon pendant quelques instants…

né en à dniepopetrosk / urss, vit et travaille à moscou / russie

19 octobre

• roi vaara / risky business
• 16 H / palais universitaire, aula

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“risky business”, c’est une litanie sans fin ni affect de mots pris dans le tout venant contemporain d’un discours globalement dominant. icône d’un monde de l’art qui se résume ici au vernissage, costard et nœud papillon noirs, gants et chemise blanches, roi vaara empile parallèlement des flutes de champagne sur une table. quand tous les verres sont empilés, quand on se dit que l’heure est venue de faire couler le champagne, il se glisse sous la table et la portant comme une croix et il entame une longue procession. évidemment des verres tombent, évidemment ils se brisent en tombant, évidemment le performeur se blesse. ce sont les “risky business”, autrement dit les risques du métier...

vit et travaille à helsinki / finlande

• berit hummel / tout ira mieux demain
• 18 H / hors champ, espace d’art élargi

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côté performance, l’artiste choisit dans l’espace public des parcelles qu’elle nettoie ensuite au grand jour, à l’aide de serpières. elle pose tout d’abord la serpière dont elle trace les contours sur le sol à l’aide d’un bloc de savon, puis elle s’emploie à laver énergiquement l’espace délimité, elle range enfin soigneusement chaque serpière utilisée dans une poche en plastique transparent sur l’étiquette de laquelle figure le numéro correspondant au segment d’espace nettoyé. du 19 octobre au 19 novembre, berit hummel exposera à hors champ / espace d’art élargi, les traces relatives à cette performance et à d’autres interventions par elle signées à leipzig, dans la série “tout ira mieux demain” (vernissage le 19 octobre à partir de 18h)

née en 1975 à leipzig / rda, vit et travaille à berlin / Allemagne


lieux

école supérieure des arts décoratifs
1, rue de l’académie / strasbourg

zone d’art / pignon nord
2, rue du rhin napoléon / strasbourg

musée d’art moderne et contemporain
1, place hans jean arp / strasbourg

théâtre jeune public / petite scène
1, rue du pont saint martin / strasbourg

palais universitaire / aula
9, place de l’université / strasbourg

hors champ / espace d’art élargi
12 rue de champagne / strasbourg

Posted by admin at 12:06 PM

juin 10, 2003

plage publique

juin 2003

installation dans différents espaces publics d’un dispositif balnéaire exclusivement fait de mobilier et accessoires blancs — transats, caillebotis, parasols, présentoirs pour journaux et cartes postales… — à partir duquel sont projetées des diapos et vidéos issues des performances ci-avant dites sans titre et de diverses dérives dans l’espace temps contemporain ; intervention de georges cazenove dans le cadre de l’opération odyssée / laboratoire flottant organisée par apollonia / échanges artistiques européens (art-exchanges.net), en mer noire et en méditerranée (costanta / roumanie, varna / bulgarie, thessalonique / grèce et marseille / france)

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Posted by admin at 12:05 AM

juin 13, 2002

l'internationale

juin 2002

performance de georges cazenove, nathalie le berre et claude le berre, sur une ritournelle de bruno guiganti, avec lavage, rinçage, essorage et séchage de drapeaux de différents pays d’europe et d’ailleurs (maillon-wacken / strasbourg)

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Posted by admin at 12:02 AM

juin 10, 2002

j'embrasse tout le monde

juin 2002

performance de karine vonna avec exposition de traces photographiques (maillon-wacken / strasbourg)

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Posted by admin at 12:09 AM

décembre 06, 2001

il y a tant de murs

décembre 2001

projection de diapos et vidéo issues de la construction et de la déconstruction d’un mur de parpaings réalisé dans le cadre de l’exposition dans le désordre si possible (festival turbulences / strasbourg), avec des élèves du lep le corbusier d’illkirch / alsace, en hommage à joseph beuys ; installation à freiburg / allemagne pour le kunstverein (dans le cadre des regionale)

Posted by admin at 12:19 AM

décembre 01, 2001

en-commun

décembre 2001 – mars 2002

conception, animation et mise en oeuvre de collectifs éphémères de chercheurs d’art avec des élèves de première et terminales du lycée fustel de coulanges de strasbourg ; intervention signée georges cazenove, dans le cadre de l’exposition planète jorn organisée par le musée d’art moderne et contemporain de strasbourg

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Posted by admin at 12:14 AM

octobre 13, 2001

sans titre

octobre-décembre 2001

collage sauvage d’affiches blanches — zéro logo, ni mots ni images... — dans l’espace public, accrochage des photocopies des photos de cette intervention (A3 couleurs) et mise à disposition gratuite d’une centaine d’affiches blanches sur palette de bois brut dans l’espace d’exposition ; intervention signée karine vonna et georges cazenove pour la galerie mire à genève / suisse avec la complicité du G3 (octobre 01) et pour le kunstverein de freiburg / allemagne dans le cadre des regionale (décembre 01)

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Posted by admin at 12:17 AM

septembre 13, 2001

plage publique

septembre-novembre 2001

transformation d’une place publique — en l’occurrence la place de l’hôtel de ville d’annemasse — en plage publique, une plage blanche comme un écran, une plage paradigme de vacances sinon de droit à la paresse, une plage faite de caillebotis blancs, transats blancs, parasols blancs, présentoirs blancs pour journaux blancs et cartes postales blanches ; la nuit venue, rétro-projections de diapos et vidéos relatives à des activités associatives locales sur les fenêtres de la façade de la mairie correspondant à la salle du conseil municipal ; intervention signée karine vonna & georges cazenove dans le cadre de l’opération association d’associations organisée par la villa du parc, centre d’art contemporain d’annemasse et la galerie mire à genève

Posted by admin at 12:20 AM

septembre 10, 2001

toutes terres confondues 1 et 2

septembre-novembre 2001

performance durant laquelle georges cazenove mélange in situ des échantillons de terres, sables, graviers, fragments de territoires, fonds de terroirs collectés ici-là-bas par les opérateurs et coopérateurs du forum itinérant ; installation in fine d’une plaque commémorative pérenne, à annemasse dans le parc du centre d’art et à genève dans le jardin d’amnesty international, toujours dans le cadre de l’opération association d’associations organisée par la villa du parc à annemasse et la galerie mire à genève.

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Posted by admin at 12:25 AM

faut pas payer !

septembre-novembre 2001

construction d’une cabane à deux pas de la villa du parc / centre d’art contemporain d’annemasse, histoire de faire d’une anarchitecture à base de matériaux pauvres et ou fragiles — plastiques, baches et bouts de ficelles — une annexe de ladite villa du parc dont l’entrée est pour une fois gratuite ; intervention de georges cazenove avec la complicité de la compagnie locale du théâtre du torrent, toujours dans le cadre de l’opération association d’associations organisée par la villa du parc à annemasse et la galerie mire à genève.

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Posted by admin at 12:22 AM

mai 10, 2000

avez-vous des questions ?

mai 2000

distribution d’une série de dix tracts poétiques en forme de question — exemple : le soleil se couche-t-il pour des raisons esthéttiques ? — lors du défilé officiel du 1er mai, et création dans la foulée d'une fabrique de mots et images posant la question de l’objet et de la place de l’art dans la vie de tous les jours ; intervention de karine vonna & georges cazenove, rencontres art vidéo d'imagespassages / annecy.

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Posted by admin at 12:39 AM

janvier 20, 2000

ailleurs dans l'économie

janvier 2000

transformation à la demande de valeurs marchandes (100 billets de 20 francs représentant le budget de production alloué par syndicat potentiel pour cette intervention) en valeurs symboliques (100 billets re-numérotés sur place de 1 à 100 en tant qu’épreuves d’artiste) ; performance de georges cazenove, salon d’art contemporain st'art 2000 / strasbourg.

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Posted by admin at 12:37 AM

juillet 13, 1999

château – bateau

juillet-août 1999

installation permettant de voir du haut d'un château le bateau que fabrique dans son jardin le métallo du coin, et de (re)poser quelque part l’une des questions fabriquées dans le cadre de l’atelier rien ne va plus, faites vos jeux !… ci-avant dit, à savoir : pourquoi a-t-on toujours la nostalgie du passé et jamais celle du futur ? ; intervention signée karine vonna & georges cazenove, festival de l’éphémère / centre d’art contemporain de lacoux, ain.

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Posted by admin at 12:35 AM

février 10, 1999

rien ne va plus, faites vos jeux !

février-mars 1999

fabrication de questions à partir et autour du distinguo entretenu — par qui ? pourquoi ? — entre travail et création ; ateliers animés par françois deck et karine vonna dans le cadre de l'exposition pl@ytimes, école supérieure d‘art de grenoble, école du magasin / cnac de grenoble)

Posted by admin at 12:32 AM

janvier 13, 1998

je sais / nous savons / ça change quoi ?

1998-1999

exploration des relations problématiques entre art et barbarie à partir d’entretiens vidéo réalisés par karine vonna avec dominique gonzalez-foerster, rainer ganahl, tania mouraud et jochen gerz (4 x 50’) ; projections privées et publiques à lyon (villa gillet), grenoble (magasin, école supérieure d’art), strasbourg (salon d’art contemporain, st’art 2000) et sélestat (frac alsace, prime time 2001) ; déclinaisons éditoriales dans la revue mouvement

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Posted by admin at 12:31 AM

mai 13, 1997

pierres blanches

mai-juin 1997

création in situ (dans une serre désaffectée qui appartenait à la famille peugeot) et on line d’un jardin de paroles et pensées écrites par les habitants des neuf villages de la vallée dite des terres blanches (pays de montbéliard, doubs) sur les pierres blanches que nous leurs avions offertes en amont ; intervention signée karine vonna & georges cazenove, cicv / centre pierre schaeffer de belfort-montbéliard

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Posted by admin at 12:27 AM

janvier 13, 1997

cent briques

janvier 97

contruction live d’un mur de cent briques signées in situ et on line par des experts (antoni muntadas, fred forest, piotr kowalski, bernard stiegler, bill mitchel, norbert hillaire, annick bureaud, anne-marie duguet…) et des exclus (associations, enfants et adolescents de banlieues parisiennes…) de la révolution multimédia ; performance de karine vonna, cité des sciences et de l’industrie / paris-la-villette

Posted by admin at 12:26 AM