juillet 30, 2005

PROJECTED VISIONS

apollonia, european art exchanges
presents
PROJECTED VISIONS
Video art
19-28 August 2005
In the framework of "Mostra SESC de Artes - Mediterraneo"

SESC Sao Paulo / Vila Mariana
rua Pelotas, 141
Brazil
http://www.sescsp.org.br

Curators

Dimitri Konstantinidis
Marina Grzinic
Zoran Eric
Dodo Santorineos
Karine Vonna

Artists

Slovenia
Ema Kugler
Zvonka Simcic
Marina Grzinic

Greece
Vicky Betsou
Christos Prossilis
Yannis Melanitis
Vouvoula Skoura
Chryssi Tsiota
Elli Chryssidou

Serbia
Miodrag Krkobabic
Vladimir Nikolic & Vera Vecanski

Cyprus
Achilleas Kentonis
Maria Papacharalambous

France
Robert Cahen

Turkey
Seza Paker

Italia
Giuliana Racco
Gaston Ramirez Feltrin
Botto e Bruno
Sabrina Torelli

Spain
Blanca Casas Brullet
Ricardo Echevarria

apollonia, échanges artistiques européens
12, rue du Faubourg de Pierre
F-67000 Strasbourg
tel: +33 (0)3 88 52 15 12
fax: +33 (0)3 88 52 15 44
apollonia-art-exchanges@wanadoo.fr
www.apollonia-art-exchanges.com

Posted by admin at 07:48 PM

juin 23, 2005

MUTZIGZAG

mutzigzag
itinéraire d’art contemporain
3 juillet - 4 septembre 2005

zz.jpg

!! côté FORT DE MUTZIG la visite de l'exposition LA VIE EST UN JEU se fait les samedi et dimanche à partir de 14h ou 15h en même temps que celle du FORT lui-même!!!

• organisation
le forum itinérant
et l’association du fort de mutzig

• inauguration
dimanche 3 juillet 2005
à partir de 14h au fort de mutzig
à partir de 16h au lavoir de dangolsheim
à partir de 18h au sulzbad / site thermal de soultz-les-bains

• partenaires
frac alsace, école supérieure des arts décoratifs de strasbourg,
commune de dangolsheim, site thermal de soultz-lesbains,
ministère de la culture - drac alsace, région alsace

• information
06 08 84 17 42 (...) fkw2@mutzig.net (...) www.mutzig.net
06 76 28 63 62 (...) forum.itinerant@wanadoo.fr (...) www.forum-itinerant.org


la vie est un jeu


l’art et la culture permettent d’écrire l’histoire et l’actualité de l’humanité en termes de paix et de fraternité. en europe, en tout cas au niveau des pays membres de l’union européenne, après les grandes guerres que l’on sait, après l’horreur d’auschwitz, surtout à partir des années 80, quantité de sites militaires sont ainsi devenus des lieux dédiés à la création contemporaine, toutes disciplines confondues : cartoucherie de vincennes, subsistances de lyon, arsenal de metz, fabrique de théâtre de strasbourg, ateliers des bastions de strasbourg, zkm de karlsruhe... association de chercheurs d’art basée à strasbourg depuis 1999 et notamment soutenue par le ministère de la culture / drac alsace, le forum itinérant est donc ravi de pouvoir présenter cet été, dans les locaux du fort de mutzig, incroyable forteresse souterraine construite entre 1893 et 1919 sur ordre de l’empereur guillaume II d’allemagne, une exposition intitulée “la vie est un jeu”. jeu de piste en l’occurrence, à partir de et autour de ce fort. première édition d’un itinéraire d’art contemporain baptisé mutzigzag, puisqu’il va de mutzig à soultz-les-bains, en passant par dangolsheim...


mutzigzag
itinéraire d’art contemporain
3 juillet - 4 septembre 2005


• la vie est un jeu
si le titre de l’une des œuvres présentées — la vie est un jeu, une série de sculptures en plastique d’étienne bossut qui font partie de la collection du fonds régional d’art contemporain d’alsace — a été retenu comme sous-titre de l’opération mutzigzag, c’est parce que les fauteuils et tables de jardin, faux gazon et réfrigérateur produits par cet artiste font penser quelque part à des jouets d'enfants. or le jeu, comme nous le rappelle le philosophe giorgio agamben, n’est souvent que la re-présentation profane d’une pratique au départ sacrée : “la ronde était à l’origine un rite matrimonial ; le jeu de ballon reproduit la lutte des dieux pour la possession du soleil (...) le jeu libère et détourne l’humanité de la sphère du sacré, mais sans pour autant l’abolir. l’usage auquel le sacré est restitué est un usage spécial qui ne coïncide pas avec la consommation utilitarisste. la ‘profanation’ du jeu ne concerne pas en effet la seule sphère religieuse. les enfants, qui jouent avec n’importe quelle vieillerie qui leur tombe sous la main, transforment aussi en jouet ce qui relève de la sphère de l’économie, de la guerre, du droit et des autres activités que nous avons l’habitude de considérer comme sérieuses.” (in profanations, éd. payot & rivages, 2005)... et l’art dans tout ça ? l’art serait-il un jeu ? l’art aurait-il encore quelque chose de sacré ? si le sacré signifie le séparé, le mis à l’écart, comme dit le philosophe jean-luc nancy, “c’est là, peut-être, que l’art a toujours commencé, non dans la religion (qu’il y fût ou non associé), mais à l’écart.” (in au fond des images, éd. galilée, 2003). l’artiste contemporain serait donc, en tant que joueur, effectivement un drôle de profanateur. les œuvres d’étienne bossut, michel dejean, adrien fournier, peter rösel, alain séchas ou encore krassimir terzieff nous en fournissent a priori la preuve dans le cadre de mutzigzag. quant aux œuvres de georges cazenove, enna chaton, catherine gangloff, matthieu husser, philip huyghe, claude le berre, gaëlle lucas, monika m. matraszek, mathilde mestrallet, wiebke siem et karine vonna, elles ne font que nous confirmer que la vie est un jeu : jeu de pistes, jeu de miroirs, jeu de rôles, jeu de mots, sons et lumières, jeux interdits, jeux de l’amour et du hasard...


fort de mutzig


étienne bossut : la vie est un jeu, collection frac alsace, 2000
georges cazenove : prochainement nouveau concept, photos, 2005
le forum itinérant : série blanche, installation, 2005
adrien fournier : l’hymne à la, vidéo, 2005
matthieu husser : underground, maquettes, 2005
claude le berre : là-bas, audio, 2005
gaëlle lucas : draps, broderie ; fil rouge, dessins, 2005
monika m. matraszek : maternité, photos, 2005
mathilde mestrallet : do you hear what i say ?, vidéo, 2004
peter rösel : yuca et ficus, sculptures, collection frac alsace, 1997
alain séchas : le chat bowling, collection frac alsace, 2001
krassimir terzieff : a place, vidéo, 2003
karine vonna : dans le silence des archives, photos, 2004


lavoir de dangolsheim


michel dejean : les petits pois sont verts, installation, 2005


site thermal de soultz-les-bains

catherine gangloff : feuilles, installation, 2005

mutzigzag
itinéraire d’art contemporain
3 juillet - 4 septembre 2005


• 15 artistes
qui vivent et travaillent en allemagne, belgique, bulgarie, france et pologne
• 3 lieux d’exposition
le fort de mutzig, le lavoir de dangolsheim et le site thermal de soultz-les-bains


fort de mutzig
ouvert tous les week-end en juillet et août
départ des visites en français vers 14h et 15h,
en allemand vers 14h30


étienne bossut, la vie est un jeu, sculptures, collection frac alsace, 2000

né en 1946 à saint-chamond (france), étienne bossut pratique le moulage,
en plastique coloré dans la masse, d'objets industriels devenus quotidiens.
au fil des années, le plastique est devenu sa marque de fabrique. ce matériau moderne dont il use afin de réaliser des sculptures somme toute classiques, est fortement lié au développement de la société de consommation, tandis que la technique du moulage, au cœur de son travail, interroge les notions d'original et de copie, de création ou d'imitation et s'inscrit, de ce fait, dans une longue tradition. de duchamp à kosuth en passant par magritte.dans la vie est un jeu, exceptionnellement placées sur l'équivalent d'un socle, à savoir des flaques vertes évoquant des portions de gazon, son frigo, ses tables et fauteuils de jardin pourraient passer pour des agrandissements de jouets d'enfants. il s'agit bien pourtant de la reproduction exacte, par la technique du moulage, d'objets existants qui n'ont que l'apparence du ready-made...

georges cazenove, prochainement nouveau concept, photos, 2005

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georges cazenove, "prochainement nouveau concept", photos, 2005

né en 1947 à perpignan (france), georges cazenove vit et travaille partout
où il est de passage. partout où il pose un regard cynique sur les choses dites de la vie ordinaire. la série prochainement nouveau concept se présente, image par image, comme un très court métrage muet, à propos de l’usage des légendes et autres effets spéciaux dans le champ de la photo. toute trace de ressemblance avec des rêves, contes, fictions, mythes ou miracles déjà scénarisés, produits et diffusés serait pure coïncidence. les deux pièces ici présentées ne re-présentent rien sinon la possibilité de truquer toute image...


le forum itinérant, série blanche, sculptures, 2001-2005

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le forum itinerant, "serie blanche", photos, 2005

fondé en 1996, basé à strasbourg (france) depuis 1999, le forum itinérant travaille sur la transformation d’outils visuels en valeurs symboliques. démarrée en 2001, cette série blanche propose un niveau zéro d'écriture qui se présente via différents médias — cartes blanches, journaux blancs, livres blancs... un outil visuel monochrome, volontairement blanc, radicalement blanc, sans le moindre signe ou signal ajouté, qui s'inscrit dans l'espace d'exposition, quel qu'il soit, espace public ou espace d’art, en tant qu'alternative au flux sémiotique continu de mots et images. en posant que les mots et les images n’ont plus de sens, cette série blanche réfléchit sur le fait que le médium est le message et vice versa...

adrien fournier : l’hymne à la, vidéo, 2005

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adrien fournier, "l'hymne à la", vidéo, 2005

né en 1978, ancien élève de l’ésad de strasbourg, adrien fournier vit et travaille à paris. l’hymne à la qu’il “taquine” ici sur sa guitare sèche est en fait l’hymne à la joie de ludwig v. beethoven aujourd’hui devenu hymne européen. dixit alain fournier : “un hymne à un nationalisme commun pour des pays qui ont connu des distorsions, et un étendard brandi par un jimi hendrix anonyme, garant de la bonne exécution de l'harmonie.”

matthieu husser, rg(allem, volume, 2002
+ sans titre puzzle, installation, 2005

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matthieu husser, rg(allem, volume, 2002

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puzzle, sans titre 1, 2002


né en 1972 à colmar, matthieu husser vit et travaille à strasbourg (france) :
“représenter un code graphique tel que celui d'un plan de ville. lui donner une échelle physique, faisant référence à une maquette d'architecture. la partie de la carte choisie représente la frontière entre la france et l'allemagne. ce travail, placé dans le contexte du fort de mützig, permettra de confronter les temps respectifs de ces deux lieux qui sont liés à la même histoire.” (...) la seconde pièce présentée est un puzzle-camouflage. comme pour rendre absurde l'esthétique de la guerre. l'aspect ludique de cet objet exposé dans le fort de mutzig fera référence à la reconstitution du lieu.

claude le berre, là-bas, installation sonore, 2005

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claude le berre, "là-bas", installation sonore, 2005

né en 1974 à lorient, claude le berre vit et travaille en alsace. empruntant son matériau sonore aux archives du début du 20e siècle, à l'histoire du cinéma et à la musique électro-acoustique contemporaine, là-bas est une installation sonore explorant les multiples facettes du son, à la fois art du temps, de l'espace et du corps, pour habiter un tunnel, lieu de transition où l'on ne fait que " passer ". le recours à des fragments d'anciens enregistrements radiographiques permet la reconstruction d'un autre temps, l'évocation d'un moment du passé. par les qualités acoustiques inhérentes à son genre de construction, le tunnel permet aussi une expérience spatiale du son, qui est ici renforcée par l'utilisation de basses fréquences ressenties plus fortement pas le corps. par l'étroitesse, l'enfermement qu'il opère sur son visiteur, comme au sein des organes d'un corps, le tunnel ressert les sons et les sens sur l'individu et son corps à l'intérieur duquel celui-ci se recentre.

extrait sonore (format MP3)

gaëlle lucas, dessins, 2004-2005
+ draps brodés, coton et fils doré, 1997

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gaëlle lucas, "deux âges", dessin, 2005

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gaëlle lucas, drap brodé, 1997

née en 1971 à enghien-les-bains, gaëlle lucas vit et travaille à strasbourg (france). elle pratique le dessin comme on tient un journal quotidien. on trouve ainsi dans son journal des confidences, un fond d'images tirées de la mémoire. la feuille comme un espace ouvert, une respiration calme, un lieu de passage,
de croisement. parfois les dessins sont raccrochés à quelques fils de mémoire,
à quelques lieux de l'enfance, parfois ils traitent du vécu personnel, d'un élément de mon travail, d'une sculpture. narration, figuration, le dessin convoque des images (...) côté draps brodés, il s'agissait pour elle de reprendre les gestes des femmes, les techniques de broderie, de reproduire ce temps long et intime en créant une image contemporaine. comme un dessin, chacune des broderies représente un corps à l'échelle humaine en position dans le drap.

monika m. matraszek, naufrage d'un songe, photos, 2005
+ indéchiffrable vacuité, tableau, 70 x 97 cm, 2005

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monika m. matraszek, "indéchiffrable vacuité", tableau, 70 X 97 cm, 2005

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monika m.matraszek, "naufrage d'un songe", photos, 2005

née en 1970 à lodz ( pologne ), monika m. matraszek vit et travaille à strasbourg (france). le fort de mützig se présente pour elle comme un lieu particulièrement singulier pour accueillir une exposition. “c'est pourquoi, dit-elle, il me semblait nécessiter un travail hors normes. l'endroit proprement dit est une pièce contenant une citerne et offrant très peu de recul au spectateur. le document exposé, aux dimensions de 3m x 4m, représente un enfant en bas âge. il est composé de feuilles a4 assemblées qui forment l'image dans sa totalité. le sujet est sensé évoquer vie, insouciance, gaieté... mais allié au peu de recul du spectateur, l'effet produit est de l'ordre d'une vision réduite au détail et de la difficulté de représentation.” l'accroche, elle-même conçue à la manière de dessins d'enfants exposés sur un mur, rajoute encore à la fragilité et à l'instabilité de la vision globale de ce travail (...) autre pièce présentée : un tableau est en forme de question-réponse, sorte de questionnement géométrique et chiffré, indéchiffrable vacuité. ainsi que le vide et le plein se répondent, lettres et chiffres alternent, se côtoient sans rien expliquer.

mathilde mestrallet, do you hear what i say ?, vidéo, 2' 20, 2004

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mathilde mestrallet, "do you hear what i say ?", vidéo, 2004

née en 1982 à valence, mathilde mestrallet vit et travaille entre helsinki (finlande) et strasbourg (france). ce projet vidéo traite du langage et de la communication. trois étrangers dialoguent. chacun, dans sa langue d'origine. le dialogue :
- tu entends?
- j'écoute.
- tu comprends?
- j'entends.
- tu écoutes?
- ce que tu dis.
ce jeu de questions-réponses, visant à vérifier si la communication s'est engagée, est répété plusieurs fois jusqu'au trouble du dialogue auparavant établi.


peter rösel, yucca + ficus, sculptures, collection frac alsace, 1997

né en 1966 à rockenhausen (allemagne), peter rösel n'a eu de cesse de voyager depuis son plus jeune âge. il s'est ainsi forgé une culture qui se nourrit des croisements et des téléscopages les plus divers. à la façon d'un explorateur en quête d'inconnu, il note tout ce qu'il voit dans des carnets, accumule les photos et constitue toutes sortes de collections d'images. curieux de tout, il marque toutefois pour les plantes et les fleurs un intérêt tout particulier. il aime en elles "non seulement la manière dont elles se comportent en faisant pout pour survivre, mais aussi pour attirer, séduire, et aussi le fait qu'elles peuvent être tour à tour de façon raffinée tendres et sensuelles ou bien a contrario charnues, béantes et de mauvais goût". des plantes et des fleurs, il en fabrique d’ailleurs lui-même,
à partir d'uniformes de la police fédérale allemande. parce qu'il n'aime pas les uniformes, rösel n'a trouvé rien de mieux que de les mettre en pièces et de se servir des matériaux et des éléments qui les composent pour faire pousser ici
un yucca, là un ficus elastica decora. le piège visuel est total. d'autant que
rösel excelle à placer ses plantes là même où il est tout à fait naturel qu'elles
se trouvent, dans un escalier, sur un palier, près d'une fenêtre, bref dans une relation décorative avec le lieu où il les montre.

alain séchas
le chat bowling, installation, collection frac alsace, 2001

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alain séchas, "le chat bowling", installation, 2001

né en 1955 à colombes, alain séchas vit et travaille à paris. le chat
bowling, une sculpture en polyester blancà taille humaine, repréente un de
ces chats que séchas affectionne. aussi blanc qu'une feuille de papier, les
yeux et le museau comme dessinés au feutre noir, vêtu d'un polo orange, le
chat boule à la main, face aux quilles, semble bien piteux, tel un joueur
inexpérimenté qu'on aurait traîné au bowling, triste épouvantail du rôle que
l'on nous fait parfois jouer en société.

krassimir terzieff
a place, vidéo, 8'30, 2004

a place montre un parc de loisirs situé dans un quartier ouvrier de la périphérie
de sofia (bulgarie). la composition spatiale de ce site — étrange mélange de collines romantiques et de stratégies militaires -— résulte d'un aménagement urbain typiquement socialiste. les tertres sont parfaitement organisés, traversés d'étangs et de canaux que relient de nostalgiques passerelles piétonnières.
les éléments les plus saisissants de cet ensemble sont les tanks, canons, fusées et autres avions militaires qui évoquent un véritable champ de bataille. tous ces éléments sont réalisés avec des pièces manufacturières de matière identique : des tubes en métal dont le diamètre varie de 20cm à 70cm, peints en bleu, rouge et jaune primaires. ces engins, destinés aux jeux des d'enfants, représentent d'étranges vestiges de la planification urbaine idéologique aujourd'hui encore présente dans la vie quotidienne des habitants de cette partie de sofia. plus surprenante encore est la fréquentation de ce parc. tous les week-ends, l'aire de jeux est bondée, familles et enfants s'y amusent, ne se doutant pas un seul instant de la métaphore tragique à laquelle ils prennent activement part.

karine vonna, dans le silence des archives, photos, 2004

dans le silence2.jpg
karine vonna, "dans le silence des archives", photos, 2004

née en 1962, karine vonna vit et travaille à strasbourg. dresde, allemagne,
été 2002 : il y avait ça, fragment d’un paysage urbain, une cité, et dedans,
devant, au premier plan, en vrac sur le trottoir, un tas de choses tout
droit sorties des caves inondées par l'historique crue de l’elbe ; archives
ordinaires, mémoires intimes et anonymes, souvenirs, restes, résidus et
reliques, rebut-rébus, déchets-déchus d’un monde depuis longtemps fondé sur
la surproduction, la surconsommation, l’accumulation et la conservation
d’objets ; un tas d’objets de toutes sortes, sacs poubelles, cartons,
cageots, moquettes, matelas, flacons, bijoux et autres pacotilles hors
d’usage, périmés, démodés, obsolètes, stockés, remisés, cachés six pieds
sous terre jusque-là et soudain exposés au grand jour ; fragment d’un
paysage pareil à un chantier de fouilles archéologiques, et au milieu de ce
paysage, échoués là comme des naufragés, posant et reposant comme des
gisants, les yeux fermés ou le regard absent, il y avait l’extraordinaire
présence usée de quelques jouets, peluches, poupées, poupons... en même
temps que je les cadrais, en les "extranéant" de la masse informe dans
laquelle ils se confondaient, je repensais à ces pages de giorgio agamben
sur le "pays des jouets", lues il y a déjà longtemps… de toutes les choses
que notre existence de consommateur nous conduit à jeter pour les remplacer
par d’autres, les jouets ont un statut singulier. si le monde des objets se
caractérise principalement par sa valeur d’usage, celui des jouets fait
signe vers une toute autre essence. "le jouet, écrit agamben, est ce qui a
relevé - autrefois, plus maintenant - de la sphère du sacré ou de la sphère
pratico-économique (qu'il détourne ou neutralise) ; ce que le jouet conserve
de son modèle sacré ou économique, ce n'est rien d'autre que la temporalité
humaine dont il était le réceptacle, pure essence historique. le jouet est
une matérialisation de l'histoire contenue dans les objets". en tant que
signifiants du passé historique et culturel de l'humanité et de l'individu,
ce temps révolu où l'excès — au sens où l'entend georges bataille — et la
dépense sont rois, les jouets sont comme des résidus embarrassants d'un
monde où le temps n'a plus cours, où passé et présent s'annulent pour
laisser la place à une autre temps, un temps exceptionnellement uchronique…


lavoir de dangolsheim
ouvert tous les jours


michel déjean, les petits pois / sont verts, installation, 2005

né en 1946, michel déjean vit et travaille à dingsheim (france). il explique
lui-même comme suit son projet d’installation éphémère dans le lavoir de dangolsheim : “il s’agit d’une recette de cuisine. comment cuire à l’eau froide des petits pois sans perturber les habitants du bouillon ? remuer un instant l’esprit par ce questionnement idiot, déconstruire le cours des choses sans en altérer le milieu. l’humour est ici : faire baisser les yeux des humans et lever ceux des poissons pour qu’ils se rencontrent un instant. va savoir qui envie l’autre : l’humain qui, par cette chaleur, aimerait être un poisson dan l’eau ? ou le poisson qui souhaiterait peut-être se dorer la pilule ? seuls les petits pois sont aux anges, dans un bain bouillonnant frais.”


site thermal de soultz-les-bains
ouvert de 8h30 à 19h les lundi, mardi, mercredi et jeudi
de 8h30 à 20h le vendredi, de 8h30 à 18h le samedi
fermé le dimanche et jours fériés

catherine gangloff, éclaboussures, sculpture, 2005

gangloff.JPG

née en 1953, catherine gangloff vit et travaille à dingsheim (france).
peintre, graveur et sculpteur, elle a choisi d’installer ses éclaboussures, une nouvelle pièce, dans le grand bassin circulaire du parc du sulzbad, site thermal
de soultz-les-bains : “dans un cadre classique et romantique, apporter, par bribes, une provocation douce. comme des pétales de couleur, dans le calme d’une horizontalité verte, quelques éclats frôlent l’eau avec prudence, avec pudeur.
invitation à une méditation poétique.”

Posted by admin at 09:03 AM

avril 25, 2005

esther hiepler à hors champ

hors champ

présente

esther hiepler

du 29 avril au 25 juin 05

vernissage le vendredi 29 avril à 18h30

WeisseWand_small.jpg
weissewand, esther hiepler, 2004

esther hiepler (née en 1966, vit et travaille à bâle / suisse) présentera des travaux issus de "sammlung" / "collection", un ensemble d'images initié en 1998. ce travail se compose de photographies et de vidéos qui peuvent, à partir de différents critères choisis par l'artiste, être regroupées par thèmes. à l'instar de toute collection, elles contiennent les possibilités de nouveaux ré-agencements.

avec sa série "weiss" / "blanc" constituée de photographies d'abribus, de bâches de chantier, de panneaux publicitaires, d'éléments architecturaux ou de vitrines urbaines désaffectées qui ont pour point commun d'être blancs, esther hiepler révèle la présence quotidienne du blanc dans l'espace urbain, faisant implicitement référence au paradigme moderne du white cube.

"häuser fangen" / "capturer des maisons" est une autre collection composée de photographies et de vidéos qui résulte de la tentative de capturer, lors d'un voyage en train entre madrid et l'andalousie, les innombrables et minuscules maisonnettes de forme et de conception minimaliste qui structurent le paysage de la mancha. utilisant le ralenti et le principe de la boucle dans le montage de ses vidéos, esther hiepler capture un de ses petits groupes de maisons faisant osciller celui-ci entre mouvement et fixité.


hors champ
espace d'art contemporain
12 rue de champagne 67100 strasbourg
tél + fax : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr
www.forum-itinerant.org
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h

Posted by admin at 09:39 AM

avril 04, 2005

naissance et renaissance de l'art vidéo dans les balkans

le forum itinérant
et
le musée d'art moderne et contemporain de strasbourg

présentent

"naissance et renaissance de l'art vidéo dans les balkans"
curated by diane amiel


mercredi 6 avril à 20h
musée d'art moderne et contemporain de strasbourg

après un DEA en histoire de l'art contemporain à l'université paris I - panthéon-sorbonne, diane amiel (france) a choisi de consacrer ses recherches de doctorat à la production électronique des pays balkaniques de 1985 à aujourd'hui. en pleine mutation politique, depuis la chute du bloc communiste et surtout depuis la mort de tito, les balkans ont subi d'importants bouleversements sociaux. dégagés de toute censure politique, les artistes se sont emparés de nouvelles pratiques, de nouveaux techniques, telles la performance et la vidéo. ils ont introduit dans leur création une conscience politique plus aiguë. invitée par karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, dans le cadre de "europ'art", programme européen d'art contemporain organisé avec apollonia et le département des arts de l'université marc bloch de strasbourg pour partenaires, diane amiel présentera une sélection de vidéos récentes d'artistes originaires des balkans.

adrian paci (albanie)
turn out, 4 ', 2004

renata poljak (croatie)
skok/jump, 4 ', 2000

driton hajredini (kosovo)
sin, 6 ', 2004

miodrag krkobabic (serbie)
personal ? id ? card, 4 ', 2002

lala rascic (croatie / bosnie)
17 stories, 3' 08, 2001

tanja ostojic (serbie)
personnal space, 5 ', 2000

lulzim zeqiri (kosovo)
white map, 4' 50, 2003

zaneta vangeli (macédoine)
realkunst or essential harvest, 11'15, 2003

jakup ferri (kosovo)
save me help me, 10'24, 2003

borjan zafirovski (macédoine)
the portrait of the young artist of the 21st century, 7' 50, 2001

rudina xhaferi (albanie)
so proud to be albanian, 3'6, 2005

ana husman (croatie)
daily progress, 6' 50, 2001

zvonka simc Ic & tanja vujinovi (slovénie)
fairy tales, 6'65, 2003

auditorium du mamcs
1 place hans-jean arp
67000 strasbourg
(entrée libre)

Posted by admin at 01:54 PM

mars 23, 2005

Rencontres 2005

vendredi 1er avril de 19h à 4h
programmations art vidéo

programmation
art-action : Jean-François Rettig, Nathalie Hénon, Paris, organisateurs du Festival Paris/Berlin

programmation
le forum itinérant : Karine Vonna, directrice artistique du forum itinérant / Strasbourg

programmation
apollonia & /Artmédia : Dimitri Konstantinidis, directeur d¹Apollonia, échanges artistiques européens

programmation
/Artmédia : Alfred Gharapetian, Ivry-sur-Seine

CINEMA LE LUXY
77, Avenue Georges Gosnat
94200 Ivry-sur-Seine


30 mars - 15 avril
Espace Gérard Philipe
ENTRiMAGES
Installations et oeuvres vidéo

Place Gérard Philipe
& Centre commercial Jeanne Hachette
94200 Ivry-sur-Seine
http://www.artmedia-asso.net

30 mars - 3 avril
Le CREDAC
Centre d'art d'Ivry-sur-Seine
DESSINS ANIMÉS
programmation : claire le restif

93, Avenue Georges Gosnat
94200 Ivry-sur-Seine
www.credac-and-co.com

Posted by admin at 11:35 AM

mars 08, 2005

galerie automatique : proposition de participation

le forum itinérant
et
Julie Schneider

vous proposent de mettre vos idées en capsules

caps_01_72.jpg

Un distributeur automatique, et si ce petit lieu devenait celui d'une rencontre artistique ?

galerie automatique propose par le biais d'automates des oeuvres au passant, des propositions citadines contenues dans des capsules sphériques de 5cm de diamètre. Ces propositions ont pour objectif de toucher le citadin dans son quotidien, de donner une impulsion artistique à sa fréquentation de la ville.

galerie automatique offre aux artistes participants un mode d'exposition attractif, capable de toucher un large public allant des amateurs d'art et de culture au simple passant. Une galerie en ligne permet de s'orienter vers les artistes participant au projet, offrant ainsi aux artistes la possibilité de développer leur réseau non seulement dans leur ville mais également à l'échelle européenne.

galerie automatique invite les habitants et les artistes des trois villes concernées Berlin (Allemagne),
Strasbourg (France) et Szczecin (Pologne) à voyager de l'une à l'autre, de ressemblances en dépaysements.

galerie automatique stationnera à Strasbourg cet été. hors champ, espace d'art contemporain sera l'un des lieux de transit de cette galerie qui proposera des oeuvres d'artistes résidant à Berlin, Szczecin et Strasbourg.

le forum itinérant et Julie Schneider vous invitent à mettre vos idées en capsule pour prendre vous aussi part au voyage.


Capsules disponibles à
hors champ
12 rue de champagne
BP 80902
67029 strasbourg cedex 1
du mercredi au samedi, de 14 :00 à 18 :00

dates limites :
Jeudi 26 mai, pour participer aux trois expositions : Szczecin – Berlin – Strasbourg
Vendredi 22 juillet, pour participer aux expositions de Berlin et Strasbourg.
Vendredi 30 septembre, pour participer à l’exposition de Strasbourg.

Questions à :
julie.s.reise@web.de
Site Web du projet

Posted by admin at 03:32 PM

mars 02, 2005

la vie hors champ : finissage

hors champ

vous invite au finissage de

la vie hors champ
une proposition artistique de
sylvie villaume
(née en 1963, vit et travaille à strasbourg)

le samedi 5 mars à partir de 17h00


animatrice fondatrice du groupe franco-allemand wisawi (sculptures communes) et de compresse(revue de création), sylvie villaume est plasticienne. c'est dire qu'elle n'a ni matériaux de prédilection, ni technique particulière pour élaborer son travail plastique. elle travaille aussi bien la sculpture que la peinture, le collage, la photo, la vidéo et ou le texte de fiction. "je bricole, dit-elle, mais toujours dans l'objet (plastique) et dans le décalage (humour léger, tendre critique)." intitulée la vie hors champ, l'exposition qu'elle a spécialement conçue pour l'espace hors champ comprend une installation sculpturale (la guerre, dit-elle) avec formes humaines et autres "dessins dans l'espace", une suite d'images photographiques cousues, collées ou peintes (dessin dans et avec la prise de vue) et trois vidéos récentes : chat, homme qui chante, scie...


hors champ
espace d'art contemporain
12 rue de champagne 67100 strasbourg
tél + fax : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h

Posted by admin at 04:19 PM

février 21, 2005

europ’art

europ’art est un programme européen d’arts contemporains qui répond très concrètement à la question posée en 2004 par apollonia, le forum itinérant et l’ufr des arts de l’université marc bloch de strasbourg, les trois structures signataires de “l’initiative de strasbourg pour une europe de l’art et de la culture” : peut-on fonder l’europe sur d’autres valeurs que celles du marché, de la concurrence, du rapport de forces, de la défense, de la guerre ?

europ’art est un programme européen d’arts contemporains conçu et mis en oeuvre par le forum itinérant avec apollonia, l’ufr des arts de l’université marc bloch de strasbourg et le musée d’art moderne et contemporain de strasbourg pour partenaires principaux ; autres partenaires potentiels : l’union européenne, le conseil de l’europe, les ministères français de la culture, des affaires étrangères et des affaires européennes, l’afaa, la drac alsace, la ville de strasbourg...

europ’art est un programme européen d’art contemporain qui a vocation de porter chaque année un certain regard sur l’histoire et actualité de l’art dans un ou plusieurs pays européens ou désireux d’intégrer à court, moyen ou long terme l’union européenne...

1ère édition : les balkans

pré-programmée en février-mars-avril-mai 05, la première édition d’europ’art sera consacrée à l’ensemble des pays de la zone géo-politiquement dite des balkans : albanie, bosnie-herzégovine, bulgarie, croatie, grèce, kosovo, macédoine, monténégro, serbie, turquie...

taps gare : “die korrektur” d’inge et heiner müller par les foirades (france) et le human teatar (serbie)

du 25 février au 5 mars 05 à 20h30, dim. 27 février à 17h, relâche le 28 février, débat-rencontre le mardi 1er mars

"die korrektur" tourne autour de l'histoire de bremer. ouvrier, la cinquantaine, militant communiste, déporté pendant l'allemagne nazie, condamné à son retour des camps pour anti-communisme, après avoir agressé un ancien nazi réhabilité, bremer est la victime absolue de l'absurdité de tout système. "die korrektur" est l'histoire archétypale de gens ordinaires aux prises avec un système totalitaire qui ne considère aucunement l'individu mais l'utilise pour satisfaire ses propres besoins.

taps gare
10 rue du hohwald 67000 strasbourg
renseignements : 03 88 36 77 96
lesfoirades@wanadoo.fr
www.foirades.org
tarifs : de 5,5 € à 14 €

hors champ : "rassim number one"
exposition de rassim (bulgarie) curated by karine vonna / le forum itinérant

du 18 mars au 15 mai 05 (vernissage le 18 mars à 18h30)

rassim.jpg
"poster", rassim, 1996

rassim fait des actes, actions, événements de sa vie privée le sujet et la matière de sa pratique artistique. qu'il s'agisse de son histoire d'amour avec denista, de sa dépendance aujourd'hui rompue à la drogue ou encore à la cigarette, de sa passion pour le football et les voitures de luxe, ou encore de son désir de magnifier son corps à travers le culturisme, rassim traduit les petits et grands événements existentiels de sa vie dans le langage de l'art, tantôt sous forme de performances, tantôt sous la forme de vidéos et de photos faisant de son existence une exposition permanente.

hors champ
espace d'art contemporain
12 rue de champagne 67100 strasbourg
tél + fax : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h

palais universitaire : "performing the postsocialist body. radical obsessions and body art practices in the 1970s yugoslavia” conférence de marko stamenkovic (serbie), introduction de karine vonna / le forum itinérant

le jeudi 17 mars 05 à 18h

Open_reel_2m.jpg
"open reel", dalibor martinis, 1976

marko stamenkovic, jeune historien de l'art et curateur serbe, traitera de la performance et du body art en yougoslavie dans leur relation à l'art conceptuel non sans proposer une interprétation radicalement nouvelle en regard du background idéologique de l'ex-contexte socialiste dont ces pratiques sont issues. par rapport à d'autres tendances européennes de cette époque, notamment allemandes et italiennes, la performance et le body art des années 70 en yougoslavie posent de manière critique la question de la représentation du corps sous le socialisme. marko stamenkovic suivra ici l'analyse de la philosophe et artiste slovène marina grzinic examinant les stratégies culturelles, politiques et théoriques qui sous-tendent cette représentation. la question essentielle étant : comment distinguer le corps politique des artistes yougoslaves dans les années 70 du corps esthétique de leur collègues de l'ouest ?

palais universitaire : exposition de anri sala (albanie)

du 7 au 11 mars 05 de 14h à 18h, salle 27 (vernissage le 7 mars à 18h30)

anri sala (albanie)
"dammi i colori", vidéo, 15' 24", 2003
né en 1974 à tirana (albanie, vit et travaille à paris)

dammi_i_colori27.jpg
"dammi i colori", anri sala, 2003

filmé à tirana durant l'hiver 2002-03 alors que le maire-artiste de la ville edi rama décida de mettre son idée en oeuvre — symbole d'espoir témoignant du "lancement" des changements touchant les infrastructures urbaines — de faire peindre les ternes façades des immeubles de sa ville. le film de sala n'est pas un documentaire sur rama ou tirana mais plutôt une série de réflexions sur les possibilités de la couleur ainsi que sur les différentes significations que l'on attribue aux notions d'utopie et de réalité selon d'où l'on parle.

palais universitaire
9 place de l’université
67000 strasbourg

espace apollonia : “yugoslav video art in the 1970s. extreme enthusiasms and video art practices in the postsocialist yugoslavia", conférence de marko stamenkovic (serbie), introduction par karine vonna / le forum itinérant

le mardi 15 mars 05 à 18h

convoquant les lieux artistiques les plus marquants de l'ex-Yougoslavie (SKC gallery / belgrade, SKUC gallery / ljubljana, contemporary art gallery / zagreb, motovun et brdo / istria…), le jeune historien de l'art et curateur marko stamenkovic traitera des contextes institutionnels à l'intérieur desquels se développa l'art vidéo à la fin de l'ère socialiste et post-socialiste, ainsi que des relations entre nouveaux médias et mouvements politico-culturels (ex : le festival annuel international festival of new (expanded) media initié par la SKC gallery, l'un des événements les plus importants et les plus remarquables à belgrade depuis le début des années 70). essentiel pour cette génération de jeunes artistes apparue à la fin des années 60, l'engagement social s'est étendu au médium vidéo qui indiquait les possibilités d'une communication sociale élargie comme en témoignent les oeuvres de marina abramovic, boris bucan, boris demur, braco dimitrijevic, zoran popovic, etc.

espace apollonia : "impressionnisme digital", exposition (photos) de goran cvorovic (serbie-monténégro)

du 11 mars au 1er avril 05 (vernissage le 11 mars 05 à 19h)

la démarche de goran cvorovic est fondée sur une recherche permanente ainsi que sur la saisie des fragments de réalités, d’instants éphémères dans le jeu de la lumière, de l’ombre et du mouvement qu’il crée lui-même au moment de la prise. dans cette démarche, il n’y a presque pas de règles, à part que tout doit apparaître, à ce moment précis, seul, unique, dans un instant écarté. l’appareil photographique est le prolongement naturel de la main, de l’œil et de l’instinct, une sorte de prothèse, une introduction à l’artiste-cyborg qui saisit avec l’aide d’un sens technique plus performant, effectue une sélection, efface ou garde, utilise à différentes fins (comme journaliste – reporter ou artiste). il ne reste jamais à la même place, le voyage est une finalité, un passage nomade à travers la fonction, les mondes de la culture, des sensations et du temps, à travers les images que l’on ne peut pas voir et mémoriser avec son propre sens, l’œil nu. milan atanaskovic

espace apollonia : "regards projetés – kosovo", art vidéo / commissariat : mehmet behluli

le 22 mars à 19h

apollonia
12, rue du faubourg de pierre
67000 strasbourg
tél : 03 88 52 15 12
apollonia-art-echanges@wanadoo.fr

mamcs : “naissance et renaissance de l'art vidéo dans les balkans", programme vidéo curated by diane amiel (france), introduction par karine vonna / le forum itinérant

le 6 avril 05 à 20h (auditorium)

luli.jpg
"white map", zeqiri lulzim, 2003

après un DEA en histoire de l'art mention art contemporain à l'université paris I - panthéon-sorbonne, diane amiel a choisi de consacrer ses recherches de doctorat à la production électronique des pays balkaniques de 1985 à aujourd'hui. en pleine mutation politique, depuis la chute du bloc communiste et surtout depuis la mort de tito, les balkans ont subi d'importants bouleversements sociaux. dégagés de toute censure politique, les artistes se sont emparés de nouvelles pratiques, de nouvelles techniques, telles la performance et la vidéo. ils ont introduit dans leur création une conscience politique plus aïgue. invitée par karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, dans le cadre du programme "europ’art", diane amiel présentera une sélection de vidéos récentes d'artistes originaires des balkans.

musée d'art moderne et contemporain
1, place hans-jean arp
67000 strasbourg

Posted by admin at 09:51 AM

janvier 28, 2005

LE FORUM ABSENT À ST'ART

AYANT APPRIS PAR HASARD, PAR LA BANDE,
ET CE À J - 2 DE L'OPENING DE ST'ART, LA FOIRE
D'ART DE STRASBOURG, QUE L'UNE DES STRUCTURES
ALSACIENNES OPÉRATRICES D'ART CONTEMPORAIN
MISES EN "RÉSEAUX" PAR ACÉCA, EN L'OCCURRENCE
APOLLONIA / EUROPEAN ART EXCHANGES, ÉTAIT
SANS RAISON RAISONNABLE INTERDITE DE STAND,
LE FORUM ITINÉRANT A CHOISI DE NE PAS ÊTRE
PRÉSENT, DE NE PAS SE PRÉSENTER, DE NE PAS
PRÉSENTER SES DIFFÉRENTES ACTIVITÉS, SUR
LE STAND CONFIÉ À ACÉCA PAR LA VILLE DE
STRASBOURG.

Posted by admin at 01:02 PM | TrackBack

janvier 06, 2005

le forum présent à st'art

ST'ART - STRASBOURG

le forum itinérant

présent

au salon st'art

du 27 au 31 janvier 05


en 2004, sous l’impulsion de la région alsace, l’ACECA (www.aceca.net) avait coordonné la réalisation d’un guide des acteurs de l’art contemporain en alsace : 14 acteurs choisis sur des critères plus ou moins pertinents... et un acteur étrangement absent : le forum itinérant !
en 2005, un-peu-beaucoup sous l'impulsion dudit forum itinérant, le guide « réseaux, art contemporain en alsace » sera cette fois ouvert à plus d'une trentaine de structures, donc plus représentatif de la régio-réalité du champ et du hors champ de l'art contemporain : ouf !
du 27 au 31 janvier 05 à strasbourg, dans le cadre du salon ST'ART, toutes les structures membres de ce "réseaux" — de A comme ACECA à Z comme Zone d'art (www.zone-d-art.com) — sont invitées à présenter leurs différentes activités sur le stand "carte blanche" de la ville de strasbourg. le forum itinérant en profitera pour communiquer sur les expositions et autres manifestations qu'il a prévu d'organiser en 2005 :

• hors champ / espace d'art contemporain : sylvie villaume / france (janvier-février), rassim / bulgarie (mars-avril), esther hiepler / suisse (mai-juin), klaudia stoll & jacqueline wachall / allemagne (novembre-décembre)...

• europ’art : 1ère édition consacrée aux balkans (février-mars-avril), avec apollonia, le collectif les foirades, le human theatra, la faculté d’arts plastiques et le musée d’art moderne et contemporain de strasbourg pour partenaires...

• manifiesta : défilés des collections printemps-été (mai) et automne-hiver (octobre) du prêt-à-penser l’art dans son moment politique, avec l’épongistes et les foirades pour partenaires...

• superformances : 3ème édition (octobre) ouverte aux performeurs qui vivent et travaillent en europe, toutes origines confondues ; avec apollonia, zone d’art, la faculté d’arts plastiques, l’école des arts décoratifs et le musée d’art moderne et contemporain de strasbourg pour partenaires...

• i love art vidéo : 6ème (22 janvier) et 7ème éditions (22-23 avril) au musée d’art moderne et contemporain de strasbourg ; avec antoni muntadas / espagne, jan schuijren / hollande, john smith / angleterre, hubert salden / autriche, haldun dostoglu / turquie et marina grzinic / slovénie comme curators invités ou pressentis...

Posted by admin at 11:28 AM

janvier 05, 2005

I LOVE ART VIDÉO - 6ème édition

le forum itinérant

présente

I LOVE ART VIDÉO

6ème édition
le 22 janvier 05 à partir de 19h
au musée d'art moderne et contemporain de strasbourg

i love art video


• 19 H - 24 H • curated by karine vonna (france)
djamel kokène (france) eventual issue (loop, 10’, 2004)
shahram entekhabi (iran) happy meal (loop, 12’10”, 2004)
éléonore de montesquiou (france) nur (loop, 4’, 2004)
alexander steig (allemagne) TV- trainer (loop, 13’, 2004)

• 20 H - 21 H • curated by antoni muntadas (espagne)
liselot van der heijden (hollande) festin, hommage à marcel
broodthaers (3’, 2004)
andrea nacach (argentine) cultura (1’, 2004)
anri sala (albanie) dammi i colori (15’24”, 2003)
carolina saquel (chili) pentimenti (8’33”, 2004)
hiroharu mori (japon) aperture / 275 massachussets ave., cambridge,
ma 02139 usa (6’02”, 2002) ; far enough (1’11”, 2004)
jennifer allora & guillermo calzadilla (chili) returning a sound (5’42”, 2004)
nayda collazo-llorens (puerto rico) untitled-dog (1’50”, 2001) ;
channels V3 (4’30”, 2003)
txuspo poyo (pays basque) safe (4’30”, 1998)
sarina khan reddy (usa) the great game : a new world order ? (4’, 2003)
gaston ramirez feltrin (mexique) trialogo (3’10”, 2003)
giuliana rocca (italie) line of control (7’58”, 2004)

• 21 H 30 - 22 H 30 • curated by karine vonna (france)
armelle aulestia (france)) second ride (9’23”, 2004)
tim etchelles (angleterre) kent beeson is a classic
and an absolutely new thing (12’, 2001)
marek wasilewski (pologne) silence (11’, 2003)
shahram entekhabi (iran) i ? (4’, 2004)
éléonore de montesquiou (france) delta (20’, 2004)

• 23 H - 24 H • curated by jan schuijren (hollande)
renzo martens (hollande) episode 1 (44’, 2003)
els opsomer (belgique) i-movie [one] : the agony of silence (12', 2003)

entrée : 3 € • buffet organisé in situ par l’art café
informations & réservations : tél. + 33(0)3 88 40 29 91
forum.itinerant@wanadoo.fr • www.forum-itinerant.org

remerciements : visual arts program MIT (usa), studio national le fresnoy (france),
iuav de venise (italie), galerie chantal crousel de paris (france), espace attitudes de
genève (suisse), galeria moises perez de albeniz de pamplona (espagne), musée d’art
moderne et contemporain de strasbourg, draac alsace, ville de strasbourg

Posted by admin at 12:42 PM

novembre 29, 2004

traces 2 performances

hors champ
espace d'art contemporain

présente
jusqu'au 15 décembre 04

traces 2 performances

traces2.jpg

une exposition de photos, vidéos et autres traces de performances signées par des artistes français et internationaux invités par le forum itinérant à l'occasion de la 2ème édition du festival européen superformances (14 - 17 octobre 04). traces aussi de "manifiesta", une manifestation blanche organisée le 14 octobre 04 dans l'espace public strasbourgeois, par le forum itinérant et l¹épongistes.

pierre aouston (france)
vernalisation : trace sonore d'une performance-lecture basée sur la création d¹un texte,
avec la complicité de "ville panique" de paul virilio, 2004

philippe charvolin et georges rixens (france)
itinéraire et peinture, action : photos, 1980

le forum itinérant & l'épongistes (france)
manifiesta : photos de michel tchang, vidéo de céline trouillet, oct. 2004

bernhard garbert (allemagne)
coat : installation, 2004

djamel kokène (algérie)
djamel kokene's escort : photos, 2004

laura martin (france) & indersalim (inde)
connaissance de soi / know thy-self : vidéo, 2003
we all are women's issues : posters, 2003
marriage yes / dowry no : posters, 2003

indersalim (inde)
bitch and inder : posters, 2001
unknow sister unknow brother, indersalim/masooma syed : posters, 2003
indersalim : posters, 2002

germain roesz (france)
couvertures : photos, 1979

germain roesz & georges rixens (france)
toile : photos, 1979

roi vaara (finlande)
risky business : vidéo, 2003

karine vonna (france)
j'embrasse tout le monde : polaroïds, 2002
performance trouvée : vidéo, 2002
hors champ

12, rue de champagne
67100 strasbourg
tél : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr
www.forum-itinerant.org
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h

Posted by admin at 08:44 AM | TrackBack

novembre 24, 2004

curating the balkans

apollonia european art exchanges

invites

forum itinérant

in the frame of

“curating the balkans”
international seminar with lecturers and participants from the countries of the balkans

november 24 – 28. 2005
belgrade, serbia and montenegro

organized by

apollonia, european art exchanges
baza – belgrade art initiatives

seminar

according to the now almost classical thesis of edward said, orientalism is a conceptual scheme that mediates the domination of the west upon the orient. in the framework of post-colonial studies major attempts are being made to represent the geographic area described as orient without the mediation of that conceptual scheme, and to empower cultural and political agencies from within it to acquire active positions in constant process of negotiation of what the orient is. maria todorovas definition of “balkanism” as a specific type of orientalism, related to a phantasmatic image of the balkans as “orient in europe”, opens up even a more complex field for dealing with this discourse. In account of that rastko monik makes the distinction between orientalism, where "the logic of domination is imposed by the colonial rule and balkanism where the immanent logic of self-constitution itself generates the incapacity to conceive of oneself in other terms than from the point of view of the dominating other". the process of emancipation from the balkanist discourse therefore doesn’t rely on struggles against direct domination by the other, but on the one against perceiving the local cultural history solely as the outcome of the already set matrix developed in the more advanced european countries whose paths need to be followed and repeated with addition of some local flavors. critical art practices form the region provide us with edifying models that escape the dialectics of mutually supportive and geo-politically defined cultural stereotypes.

the title "curating the balkans" refers to the rising interest in curating exhibitions of contemporary art dealing with the balkan region and some of its socio-political features. recently realized exhibitions, like "in search of balkania, blood and honey or in the gorges of the balkans" are putting in focus of the global art world the relation between the critical art practices in the region and the cultural stereotypes related to the balkans. the motive of the seminar is to critically review the strategies that the curators of these exhibitions are using on conceptual as well as on practical level. the participating curators from the region will position themselves regarding the issues of "curating the balkans" as the theme, as well as "curating from the balkans", the region of their origin, and will be asked to articulate their standpoints on these issues through a concrete joint art project.

the seminar is intended to initiate the process of building the basic infrastructure for institutional cooperation and exchange in the region in respect of curatorial work and art criticism, as well as for individual researches for young professionals in those fields. through the analyses of the institutional infrastructures in the countries of the region and presentations of locally initiated projects dealing with the specific position of the curators and critics working in the region, the seminar will map the existing capacities and provide with an agenda for a joint platform that would facilitate further cooperation between partners in the region as well as strengthen all the local initiatives. the seminar is to be the first in a row, this time concentrating on central balkan countries, and is to be followed by the next meeting at the thessaloniki forum in december 2004.

curating-the-balkans.jpg
"curating the balkans", belgrade, nov. 2004

lecturers
dunja blacevic (BIH)
diana popova (BG) to be confirmed
nada beroc (HR)
christos savvidis + sania papa (GR)
kalina bunevska-isakovska (MK)
karine vonna (F)

production and coordination
apollonia
director dimitri konstantinidis
12, rue du faubourg de pierre
f – 67000 strasbourg, france
tel: +33 (0) 3 88 52 15 12
fax: +33 (0) 3 88 52 15 44
e-mail: apollonia-art-exchanges@wanadoo.fr

concept and moderation
zoran eric & stevan vukovic
BAZA – belgrade art initiatives
address: svetozara markovica 54, 11000 belgrade, yugoslavia
phone/fax: +381.11.2646.669
e-mail: office@baza.org.yu
http://www.baza.org.yu

video projection
curated by karine vonna / le forum itinérant

former student of l'école du magasin / national center of contemporary art of grenoble where she attended the international curatorial training program (1998-1999), karine vonna is the founder and the director of forum itinérant, an association of researchers of art. as such, she is in charge of the artistic programming of hors champ, an artistic contemporary space, superformances (european platform for performers), prime time (european meetings with artists and curators collectivs) and la nuit art vidéo (a festival devoted to actuality of european art video). as an independent curator, karine vonna works regularly for the museum of modern and contemporary art of strasbourg, the maillon-theatre of strasbourg, the fonds régional d’art contemporain alsace (regional fund for contemporary art) and for others french and european institutions involved in the field of contemporary art.

• 27 november, 8 pm
galerija SKC (belgrade)
kralja, milana 48, 11000 belgrade
presentation and screening of french video art

songs and lyrics
sylvie blocher, men in pink, 8', 2001
éléonore de montesquiou, j'étais célibataire, 3' 02, 2001
céline trouillet, song n° 3, 3’30, 2004
karine vonna, screaming 2, 5', 2004
valérie mréjen
comment aider votre mari à réussir dans la vie, 3‘ 23, 1998
il a fait beau, 4’, 1999
le couple, 2' 30, 1999
pascal lièvre, i love america, 3' 40, 2002
pascal lièvre, l'axe du mal, 6', 2003
pascale spengler, body falling, 8', 2003
pierre alferi in collaboration with rodolphe burger & olivier cadiot, the welsch / aunty élisabeth, 4‘, 2000

public territories / private territories
éléonore de montesquiou (france) & helena tulve (estonia), delta, 20', 2004
nina kovacheva & valentin stefanoff (bulgaria), Currency, 6’, 2003
nina kovacheva (bulgaria), what is the color of sentiment, 5' 34, 2004
stalker (italy), romolo ottaviani & aldo romolo, untitled, 5', 2000
botto e bruno (italy), In the same place, 6', 2002
emmanuelle antille (switzerland), reflecting parts, 4'50, 1998
nicoletta stalder (switzerland), frau holle, 4', 2004
irene maag (switzerland), silk membrane, 3', 2002
hubert czerepok (poland), computerstudio 001, 8', 2002
marek wasilewski (poland), silence, 11', 2003

Posted by at 07:13 PM

novembre 23, 2004

les rêves éveillés d'emmanuelle antille

karine vonna

présente

les rêves éveillés
d'emmanuelle antille

le 24 novembre 04 au
neuer berliner kunstverein

image4.JPG

Née en 1972, Emmanuelle Antille vit et travaille à Lausanne (Suisse)... Elle a représenté la Suisse lors de la dernière biennale de Venise... Ses références sont le plus souvent cinématographiques : Lynch pour la dimension onirique, le rêve, la fiction poussée à l'extrême ; Cassavetes pour la spontanéité, l'improvisation, cette façon de capter la vie dans ce qu'elle a du plus intime, mais aussi la littérature ou la musique... Depuis 1997, Emmanuelle Antille réalise des installations vidéos dans lesquelles le rêve, la fiction et la réalité s'interpénètrent et se superposent étroitement. Des vidéos qui sont comme des rêves éveillés. C'est comme si elle s'était donné pour défi artistique de traduire les images du rêve via le médium de la vidéo, de rendre visibles et tangibles les images issues du rêve. "Le rêve, dit-elle, est une vie parallèle, une forme de réalité... Dans le rêve tout se décloisonne."

programme proposé par karine vonna, directrice artistique du forum itinérant :

Reflecting parts, 1998, 4'50
Wouldn't be nice, 1999, 14'
Night for Day, 2000, 27'
Radiant Fantasy, 2000, 16'
Lee's Season, 2001, 26'
The Creek, 2003, 18'

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octobre 25, 2004

on criticism

apollonia european art exchanges

invites

forum itinérant

in the frame of

“on criticism”

project in the frame of the european university by apollonia, european art exchanges

organized by

apollonia, european art exchanges
baza, belgrade art initiatives
french institute of sofia
ica-ata, institute of contemporary art
interspace media art center
red house
with the collaboration of "seecan" and "avan" networks

video projections and meetings
25-26 october 2004

projections video
curator : karine vonna
former student of l'école du magasin / national center of contemporary art of grenoble where she attended the international curatorial training program (1998-1999), karine vonna is the founder and the director of "forum itinérant", an association of researchers of art. as such, she is in charge of the artistic programming of "hors champ", an artistic contemporary space, "superformances" (european platform for performers), "prime time" (european meetings with artists and curators collectivs) and "la nuit art vidéo" (a festival devoted to actuality of european art video). as an independent curator, karine vonna works regularly for the museum of modern and contemporary art of strasbourg, the maillon-theatre of strasbourg, the fonds régional d’art contemporain alsace (regional fund for contemporary art) and for others french and european institutions involved in the field of contemporary art.

• 25 october, 6 pm
institut culturel français
presentation and screening of french video program

songs and lyrics
sylvie blocher, "men in pink", 8', 2001
éléonore de montesquiou, "j'étais célibataire", 3' 02, 2001
céline trouillet, "song n° 3", 3’30, 2004
karine vonna, "screaming 2", 5', 2004
valérie mréjen
"comment aider votre mari à réussir dans la vie", 3‘ 23, 1998
"il a fait beau", 4’, 1999
"le couple", 2' 30, 1999
pascal lièvre, "i love américa", 3' 40, 2002
pascal lièvre, "l'axe du mal", 6', 2003
pascale spengler, "body falling", 8', 2003
pierre alferi in collaboration with rodolphe burger & olivier cadiot,"the welsch / aunty elisabeth", 4‘, 2000

• 26 october, 7 pm
red house
presentation and screening of european video program

public territories / private territories
éléonore de montesquiou (france) & helena tulve (estonia), "delta", 20', 2004
nina kovacheva & valentin stefanoff (bulgaria), "currency", 6’, 2003
nina kovacheva (bulgaria), "what is the color of sentiment", 5' 34, 2004
stalker (italy), romolo ottaviani & aldo romolo, "untitled", 5', 2000
botto e bruno (italy), "in the same place", 6', 2002
emmanuelle antille (switzerland), "reflecting parts", 4'50, 1998
nicoletta stalder (switzerland), "frau holle", 4', 2004
irene maag (switzerland), "silk membrane", 3', 2002
hubert czerepok (poland), "computerstudio 001", 8', 2002
marek wasilewski (poland), "silence", 11', 2003


• 26 october, 7 pm
interspace media art center
meeting

karine vonna and georges cazenove will present before the video projection the association forum itinérant, association of researchers of art based in strasbourg since 1999. the forum itinerant aims at fostering visibility, legibility and intelligibility of artistic contemporary practices in and out the network of art spaces. to achieve its subject, it develops artistic, curatorial and critical activities. on the artistic level, individually or collectively, its members work with different mediums and propose different sorts of interventions : photography, video, installation, performance…. on the curatorial level, besides the personal, collective or thematical exhibitions that it organizes at its own artist run space hors champ and at institutional art operators’ request, it also proposes each year a series of events devoted to video art and performance.


The second part of "on criticism" project, a seminar entitled "curating the balkans" will take place from the 25th to the 27th november 2004 in belgrade.

Posted by at 06:39 PM

octobre 07, 2004

> ensemble vide ? <

hors champ
espace d'art contemporain

présente

du 15 octobre au 15 décembre 04
(vernissage le 15 octobre à partir de 18h30)

> ensemble vide ? <

photographies d'audrey gérard & frédéric luckel

ensemble_vide.jpg

voir le site web de l'exposition

au rez-de-chaussée de latour H, 5 rue de franche-comté à strasbourg, au coeur du quartier de la meinau, dans un local aimablement mis à la disposition dehors champpar la société immobilière du bas-rhin (sibar),audrey gérard(née à strasbourg en 1980, étudiante en 6ème année à l'école d'architecture de strasbourg) etfrédéric luckel(né en 1949 à ingwiller, photographe, anthropologue, marcheur, enseignant à l'école d'architecture de strasbourg) présentent une zone ditela canardière(quartier meinau) quasi déserte où ne manquent cependant ni les indices ni les traces d'une présence humaine ; autrement dit, un “grand ensemble” réputé animé, grouillant, remuant, réduit à un paysage sans figure...

mettre la vie
entre parenthèses

comment expliquer, justifier ce parti-pris de mettre ici la vie entre parenthèses pour ne retenir que les formes de son cadre ? faut-il réitérer les plaintes convenues, se lamenter sur la pauvreté des espaces, lieux, objets du mobilier urbain imposés par les maîtres d'œuvre de la rationalité contemporaine ou célébrer le souci de ceux qui, logés là, essaient de marquer esthétiquement leur territoire ? alors même que des projets entendent remédier aux déplorables conditions de vie de certains citadins, un constat s'impose : un décalage persiste entre l'univers des décideurs et techniciens du projet urbain et celui des occupants des espaces considérés... une représentation sociale quasi consensuelle guide les producteurs d'espaces urbains : elle définit les caractéristiques, propriétés et qualités des sites à transformer ou à réaliser ; pour affiner l'énoncé des demandes et attentes des usagers, on lance des enquêtes et des consultations en usant de questions qui induisent souvent des réponses triviales ; on finit par savoir exactement ce dont les gens ont besoin mais on dessine des plans-masse, surfaces et linéaires de voirie, canalisations et autres gaines, depuis des altitudes qui sont rarement celles de l'expérience quotidienne ; des lieux, des endroits sont définis à partir de considérations topographiques qui négligent l'épaisseur même de ces espaces, comme si l'homme vivait sur une surface et non dans un volume, dans un espace-temps...

on développe des modèles - fractals, markoviens... - sophistiqués mais indigents, car ils ne prennent pas en compte la rupture entre l'aire homogène des concepteurs et la vision hétérogène, ego_centrée, du moi_ici_maintenant de tout habitant, empêtré dans son flux de conscience quotidien ; un habitant pour qui ces différents lieux et espaces sont chargés de valeurs, d'émotions, affects et percepts qui ne sont pas ceux généralement prévues par les grilles de l'espace cartésien des techniciens...

repérer des tracés
de frontières invisibles

sous le titre générique > ensemble vide ? <, plutôt que de s'embarrasser une fois de plus de discours encombrants et condescendants sur la participation au projet urbain, les photographes audrey gérard&frédéric luckelinvités parhors champproposent une vision “au raz des yeux”, sans excès de rhétorique documentaire ni recours intempestif aux abus stylistiques de la photographie dite plasticienne ; ils nous présentent une collection d'images en quelque sorte “réunies” en vue de re-situer le débat entre l'abstraction cartographique et la subjectivité absolue du moi_ici_maintenant... cette manifestation duelle du territoire dit “la canardière” respectant, dans la fabrique de l'image, un champ de contraintes - angle de prise de vue, couleurs, noir & blanc... - qui devrait tout à la fois favoriser un certain “décollage” par rapport à des formes de subjectivité exagérées, et introduire un second degré d'iconicité par rapport à l'expérience sensible ordinaire...

ces images induiront forcément des confrontations de regards, elles provoqueront sûrement des discussions, elles révéleront surtout une multiplicité de frontières mentales projetées sur un même territoire donné ; autant de lectures possibles pour cet> ensemble vide ? >


lieu de l'exposition :

tour H
5, rue de franche-comté
67100 strasbourg

ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h
le samedi de 14h à 18h

renseignements

hors champ
12, rue de champagne 67100 strasbourg
tél : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr

ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h
le samedi de 14h à 18h

Posted by admin at 10:16 PM

septembre 16, 2004

superformances : 2ème édition

du 14 au 17 octobre 04

superformances
festival européen de performances

2ème édition

édito
face au capitalisme cognitif

curated by karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, association de chercheurs et opérateurs d'art basée à strasbourg, notamment soutenue par le ministère de la culture, la direction régionale des affaires culturelles d'alsace et la ville de strasbourg, cette 2ème édition du festival superformances explore essentiellement la place du logos, de la langue, de la parole et de la prise de parole, qu'elle soit dite poétique ou esthétiquement revendiquée comme mode, médium, média de résistance politique à l'effacement du sens des mots, tel qu'il est de plus en plus multimédiatiquement programmé par les grands manitous "manient tout" du capitalisme cognitif...

les 14, 15, 16 et 17 octobre 2004, avec le musée d'art moderne et contemporain, l'ufr des arts de l'université marc bloch, zone d'art, l'école d'architecture, apollonia et la société immobilière du bas-rhin pour partenaires principaux, superformances vous invite donc à venir ouïr les dires inouïs des geneviève favre (suisse), pierre aouston (france), till roeskens (allemagne), georges cazenove (france), philippe boisnard (france) et autre julien blaine (france), un grand de la poésie action qui fait dit-il sa tournée d'adieu...

au-delà de ces performances à base de mots, détournements et palimpsestes de mots, même s'il n'y a pas que ça, même s'il y a de la vidéo chez aouston, des diapos chez roeskens, des tas d'effets spéciaux chez favre, le mixmédia de claude le berre avec cazenove, les multipistes son d'un joachim montessuis invité par blaine, superformances sera aussi pour le festivalier l'occasion de découvrir d'une part les modes d'intervention tout en sons et images d'artur zab (pologne), klaudia stoll et jacqueline wachall (allemagne), d'autre part les traces, photos et vidéos, de performances réalisées par roi vaara (finlande), irène maag (suisse), nicoletta stalder (suisse), valie export society (estonie), hubert czerepok (pologne), anne durez (france), san keller (suisse), cécile bonnet delphine reist (suisse), germain roesz (france), djamel kokène (algérie)...

enfin, côté surprise, il y a "manifiesta", une manifestation blanche qui sera ce que chacun en fera, selon son bon plaisir...

strasbourg
14, 15, 16 et 17 octobre 04

jeudi 14 octobre

17h30 / de la place de l’université à zone d’art

manifiesta
le forum itinérant & l’épongistes, 120’, 2004

la démocratie est-elle un art ?... pour cette manifestation sans slogans ni logos, sans mots d’ordre ni partis pris, une “manifiesta” marquée par la seule et symbolique prégnance de ses tracts, confettis, serpentins, fanions, pancartes, banderoles, et caetera et manifestants blancs, un mouvement de masse (re)devenu mass-média et qui pose d’une certaine façon la question de la place de l’art dans tout projet de société, une cinémanifestation qui ira de la place de l’université jusqu’en zone d’art (route du rhin napoléon), en passant par la place de la république, l’important, évidemment, c’est de participer : à vous de jouer ! faites vos jeux !... exemple : sous le titre “la pierre m’a fait du mal”, magnéto dans son sac à dos, pierre aouston (france) manifiestera son humeur poétique via un haut-parleur qu’il portera un peu comme un drapeau…

19h / aula du palais universitaire

gorgona
geneviève favre, 15’, 2004

gorgona.jpg

pour cette performance inspirée du maléfique mythe de la gorgone, celle qui prétrifiait quiconque osait croiser son regard, geneviève favre — née en 1974, vit et travaille à lausanne / suisse — signe un chant de sirène étrangement envoûtant, une polyphonie aux timbres graves et profonds... des bouts de texte sont clamés, enregistrés et traités en direct : “grogne la gorgone !... je vous plains les mecs !... l’eau de tes yeux, adonis !... prendre soin de toi !... i want you all alive !...” toutes ses exclamations se superposent, se lovent, se cognent et s’évanouissent dans l'espace... sortis de nulle part, des chants, des harmoniques, des tas de sons viennent encore s’y ajouter... à la férocité du personnage s’ajoute le ton de la pitié, de la compassion, de l’amour possessif... regard cru, menaçant, dans une ambiance de ténèbres violacées, la belle ensorceleuse se laisse pourtant aller à la tendresse : les spectateurs sont comme pétrifiés...

20h30 / zone d’art
(entrée 4 euros)

traces 1
curated by karine vonna, 76’, 1997 - 2004

“traces 1” est un programme conçu par karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, à partir de traces vidéo de performances signées par des artistes dont elle suit le travail depuis longtemps : roi vaara, qui avait clôturé en octobre dernier la 1ère édition de superformances ; irène maag, nicoletta stalder et anne durez, qui étaient en mars dernier au wacken, à l’affiche de la 1ère édition du “moi(s) des femmes” ; valie export society, cécile bonnet & delphine reist, san keller et hubert czerepok, qu’elle présente à strasbourg pour la première fois...

• roi vaara (finlande), artist’s dilemna, 3’40’’, 1997 : perdu, avec son éternelle dégaine beckettienne — crâne rasé, smoking impeccable... — au beau milieu d'un paysage arctique glacial, debout sur un lac gelé, seul au pied d'un panneau signalétique proposant deux directions a priori opposées — l'une va vers “art”, l'autre vers “life” —, roi vaara hésite...

• irene maag (suisse), silk membrane, 4’, 2002 : debout, à peine recouverte d’un voile de soie blanc, pareille à une sculpture vivante, tout aussi scandaleuse que le fut en son temps, avec son tutu de gaze blanc, la petite danseuse de bronze de degas, elle (se) pose dans l’espace public, à même le socle des statues de héros et autres célébrités... comme ici, en arménie, aux côtés du bronze de charles aznavour, la star du cru...

• nicoletta stalder (suisse), poppy petals only, 2004, 4’20’’ : tout fout le camp !... le vent souffle, des pétales de coquelicots s’envolent et se déposent à la surface tranquille de l’eau dormante d'une piscine... alors elle plonge et nage, nymphe nue, jusqu’aux pétales rouge sang, joue avec et s’en fait, comme la belle de brassens à la claire fontaine, une toute petite mais nature et pudique tenue de sortie de bain...

• hubert czerepok (pologne), hektor, 3’50’’, 2001 : tout est leurre !... hektor, le chien qu’hubert czerepok imagine de promener tout autour de chez lui, au pied se son immeuble, dans la rue, dans le parc, comme tout le monde, comme un autre virtuel, comme son propre devenir animal, animal de compagnie pour sujet solitaire, animal muet donc idéal pour cet autiste contemporain qu’il singe cyniquement, hektor n’existe pas vraiment...

• valie export society (estonie), from the portfolio of doggedness, 2001, 10’10’’ : toute esthétique est politique !... lorsque les trois animatrices du collectif “valie export society” tiennent en laisse un homme et non un chien, reproduisant ainsi une performance réalisée en 68 par l’autrichienne valie export et l’actionniste peter weibel, lorsque le promenant dans les rues de la ville elles l’exposent en tant qu’être soumis, sujet pour une fois dominé, on est évidemment interpellé par ce geste esthétiquement militant...

• nicoletta stalder (suisse), what goes around 1 (sparziergang), 4’40” : tout est spectacle !... nicoletta stalder a décidé de cultiver comme candide son jardin et de faire des fleurs qu’elle y cueille la matière première de son art... alors, c’est dans une robe à (vraies) fleurs, pleine de poches qui font office de pots de fleurs, genre jardin ambulant, qu’elle traverse tout bâle pour aller in fine se faire une toile au ciné...

• anne durez (france), figures-toi, 5’, 2004 : réalisée dans le cadre d'une exposition à store (paris), cette performance met en œuvre un processus de vieillissement progressif du visage de l’artiste, jusqu’à un âge limite, voire une identité sans âge, vieillissement orchestré sur son visage par un maquilleur de cinéma, spécialisé dans les effets spéciaux...

• san keller (suisse), petits déménagements entre amis, 10’, 2002 - 2003 : tout est possible !... vous aviez rêvé de pouvoir déménager vite fait sans passer par une boîte de pros : no problème !... san keller l’a déjà fait et refait... il adore ça... chez nicolas bourriaud, on appelle ça depuis la fin du siècle dernier de l’esthétique relationnelle... ça commence bien sûr à dater, mais san keller a décidé d’en faire un art de vivre...

• cécile bonnet & delphine reist (suisse), grande surface, 20’, 2001 : les readymades appartiennent à tout le monde !... dont acte : les duchampiennes cécile bonnet & delphine reist investissent les centres commerciaux de lisbonne et s’approprient les produits nécessaires pour aménager in situ leur propre abri de jardin ou accomplir sur place des gestes et rites quotidiens : se laver les dents, faire le ménage, faire du sport, manger...

• san keller (suisse), little europe, 10’, 2004 : tout va bien !... tandis que bush et ses aigles continuent de la traiter de petite vieille, l’europe ne cesse de s’élargir... partant du principe qu’elle est toujours en construction, san keller en a fait un petit chalet inachevé baptisé “little europe”, genre “ça me suffit”, qu’il trimballe en joyeuse compagnie dans les bretelles de manhattan et les rues de broocklyn...

22h / zone d’art

palimpseste
georges cazenove & claude le berre, 60’, 2003 - 2004

palimpseste.jpg
performance "les mots n'ont plus de sens"

l’aire de jeu est un souk !... Il y a là pêle-mêle des ventilos, des sacs plastiques, des livres, des télés, des radios, des journaux, des rubans de bandes audio et vidéo débobinées... collages et mixages de mots et logos, sons et images fabriqués in situ, tout à la fois en mode rudimentaire et à partir de logiciels libres (framestein, pure data...), stimulations, saturations, combinatoires de signes et signaux acoustiques et visuels, ciseaux, agrafes et autres rubans adhésifs constituent les matériaux et matériels de ce palimpseste manifeste contre la production accélérée d’une pensée unique avant tout mass-médiatisée... mots et images s’avèrent chaque jour un peu plus dégradés, dégradables... face à la force de l’image qui nous regarde la regardant, le sens du mot disparaît dans sa propre saturation d’usages... georges cazenove et claude le berre conjuguent ici les verbes couper / copier / coller au présent juste indicatif, histoire de re-fabriquer des images composites où apparaissent des fragments, extraits du superflux d’informations globales, mêlés à d’autres traces plus locales... ils travaillent à la recomposition de liens entre ces matériaux, en les re-modelant, en les transformant manuellement ou aléatoirement; en tissant des relations entre mots et images, global et local, sens et non-sens, disruption et continuité...

vendredi 15 octobre
18h30 / tour h

ensemble vide
de audrey gérard & frédéric lukel, photos, 2002 - 2004

ensemble_vide.jpg
luckel

19h / tour h

vernalisation
pierre aouston

vernalisation.JPG
aouston
30’, 2004

“l’image n’a plus de sens, l’abondance d’images l’a tuée, elle ne peut plus transmettre, elle n’est plus qu’un support... le son lui, note pierre aouston, est bien là pour (trans)porter mon poème (...) mon travail conjugue écriture et lecture : côté écrits choisis, je parlerais d’une émulsion faite d’automatismes surréalistes, détournements situationnistes et gobages personnels ; côté lecture, je fais ce que je peux pour qu’elle devienne action le temps d’une installation.”

19h30 / hors champ
traces 2

vaara2.jpg
vaara

curated by karine vonna, 2000 - 2004

ouverture de “traces 2”, exposition de photos, vidéos et autres traces de performances signées germain roesz (france) et georges rixenes (france), djamel kokène (algérie), laura martin (france) & indersalim (inde), georges cazenove (france), pierre aouston (france), roi vaara (finlande), maja bajevic (croatie), karine vonna (france), bernhard garbert (allemagne)… traces aussi de “manifiesta”, la manifestation blanche organisée la veille par le forum itinérant et l’épongistes... exposition programmée par hors champ (12 rue de champagne, strasbourg la meinau) jusqu’au 15 novembre.

samedi 16 octobre

19h / hall du musée d’art moderne et contemporain

le poète prédateur
pierre aouston, 30’, 2004

alliance et ou combat avec et ou contre la diffusion d’un journal télévisé... un jité (vidéo)projeté à même le performeur tout de blanc vêtu... un jité dont le son est revu et corrigé, métamorphosé live par ledit performeur... et puis une télé, un moniteur de contrôle, qui (re)transmet les images prises par une caméra de surveillance, images du dos dudit performeur, auteur et interprète d’une métaphore où celui qui est devant l’écran n’est plus que l’instrument d’un pouvoir décideur, dominant... on pense évidemment au docu de jean-luc godard sur son propre film : "passion"...

19h30 / nef du musée d’art moderne et contemporain

alien women make exit music for the last century
klaudia stoll & jacqueline wachall, 30’, 2002

stoll.jpg
alien

klaudia stoll et jacqueline wachall créent des espaces-temps qui ressortissent de la scultpure et de la mise en scène... dans "alien women...", le corps de jacqueline wallach devient matériau sonore, instrument de percussion, sans qu'il soit pour autant réduit à l'état de pur objet, tandis que klaudia stoll se fait instrumentiste, sujet agissant... mais on peut aussi se demander, si klaudia stoll est effectivement une femme agissante ou si elle n'est pas plutôt quelque chose comme l'alter ego, le fantasme charnel de l'autre... le rythme et la durée des coups portés par l'une, à mains nues, sur le dos nu de l'autre, témoignent d'une situation quelque peu insupportable, où la sensation de douleur éprouvée par les performeuses est insidieusement, progressivement, pandémiquement communiquée, transmise au spectateur...

20h / auditorium du musée d’art moderne et contemporain

bye bye la perf !
julien blaine, 120’, 1964 - 2004

après 40 ans de performances dans le monde entier, julien blaine, figure incontournable de la poésie action, dit "bye bye la perf !"... rétrospective de ses actions les plus marquantes : du dialogue entre éléphants à sa chute dans les escaliers de la gare saint-charles en passant par son tango avec des carcasses d'animaux... la poésie est toujours vivante ! pour cette soirée, deux invités : joachim montessuis, artiste multipiste, responsable de la revue sonore “erratum” ; philippe boisnard, écrivain, essayiste, vidéaste, performeur visuel...

dimanche 17 octobre

20h / espace apollonia
(entrée 4 euros)

plan de situation 1/1000 : case départ
till roeskens, 60’, 2004

né en 1974, till roeskens vit et travaille à strasbourg (france) et tübingen (allemagne)... ses "performances parlées" relatent différentes façons d'aller à la rencontre du monde et de ses habitants par le biais de l'errance... “plan de situation” : nom donné par les géomètres aux cartes les plus précises d’un territoire... “1/1000” : échelle qui dit la relativité d'une telle entreprise vu qu’elle ne donne à voir qu’une chose sur mille... case départ : “la situation dont je me propose ici de tracer quelques traits, explique till roeskens, est celle des résidents du foyer sonacotra kibitzenau à strasbourg (...) je les ai questionnés sur leur vie actuelle (...) debout, face au public, je récite ces histoires, ces tranches de vie à la première personne (...) le point commun de la plupart des situations racontées est constitué par le sentiment d'avoir à repartir à zéro, d'avoir eu une vie, une situation, une identité, de les avoir perdues et de se retrouver à la case départ...”

21h / espace apollonia

leiche rustikal : impuls
artur zab, 40’, 2004

les musiques que propose artur zab — né en 1967 à wroclaw (pologne), vit et travaille à münich (allemagne) — proviennent de son deuxième album... quant aux images, issues pour la plupart des collages qu’il fait à partir de son propre travail photographique, elles traitent de l'être humain dans sa relation avec son environnement, avec autrui, du contraste entre les grandes villes et la nature, de la mythologie et de l'histoire, en opposition avec le présent... “j'essaie aussi, dit-il, de réagir à des événements politiques actuels en utilisant différentes séquences extraites d’internet, pour montrer combien les médias sont malhonnêtes.”

lieux du festival

• hors champ
12, rue de champagne 67100 strasbourg
tél : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr
forum.itinerant@wanadoo.fr
www.forum-itinerant.org
ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h
le samedi de 14h à 18h

• musée d'art moderne et contemporain
1, place hans-jean arp 67000 strasbourg

• apollonia
12, rue du faubourg de pierre 67000 strasbourg

• zone d'art
2, rue du rhin napoléon 67000 strasbourg

plan_zonedart.gif
plan d'accès

• palais universitaire
place de l'université 67000 strasbourg

• tour h
5, rue de franche-comté 67100 strasbourg

Posted by admin at 06:33 PM

mai 16, 2004

le moi(s) des femmes

exposition curated by le forum itinérant

du 11 mars au 10 avril 2004
maillon-wacken théâtre de strasbourg

vernissage le 11 mars à partir de 18h30 avec des performances
de nicoletta stalder (suisse) et irene maag (suisse)

no man show ! uniquement des femmes !
chacune proposant un ou plusieurs regards
sur l'art, la vie, le réel, le monde tel quel,
en mode féminin singulier...

my_studio_is_my _kitchen_lo.jpg
my studio is my kitchen, nicoletta stalder

anne durez
malgré tout, 2001

(née en 1969 à paris, anne durez vit et travaille à paris)

photographe et vidéaste, anne durez relève ces états transitoires de l'esprit en "roue libre" et de la perte de contrôle de soi :

"de manière générale, je fais peu d'images, et mes photographies demeurent très fragiles, dans le sens où la méthode et les moyens employés consistent à jouer avec l'instabilité de la lumière et avec l'aléatoire des rencontres fortuites, d'objets délaissés ou d'éléments perturbant le paysage ; que ce soit en extérieur, en milieu rural ou urbain, ou dans des contextes plus intimes. chaque ensemble relève d'expériences récurrentes, de promenades et de rencontres. mon travail photographique comprend les "bavardages" (1997-2003), "impatiences" (1999-2001) et "indifférences" (2000). mes vidéos se concentrent d'abord sur des gestes effectués machinalement ("malgré tout", 2001). puis il s'agit d'observer et de questionner l'incidence sur ces gestes de "l'agression" du corps par des éléments extérieurs, d'abord dans la nature ou avec des éléments naturels ("rien ne dit", 2002 ), puis dans l'espace "social" (ou avec des éléments extérieurs de l'ordre de la "contrainte urbaine" : déplacement, espace vital, etc. ; par exemple, la vidéo "ça y est" (2003) reprend un thème à la limite de plusieurs états de conscience successifs : l'évanouissement.

céline trouillet
song n° 3, 3'30, 2004

(née en 1975 à colmar, céline trouillet vit et travaille en alsace)

un jeune homme, sourd profond, s'efforce de prononcer avec difficulté les paroles d'un slow populaire, à savoir "le sud", une chanson de nino ferrer. l'interprète n'entend ni sa voix ni la musique de la version instrumentale qui l'accompagne ; une émotion intense va soudre et naître face à l'évidence du handicap et à la lutte ici engagée le temps d'une étonnante épreuve du langage.

gaëlle lucas
les poudriers, 2003

(née en 1971 à enghien-les-bains, gaëlle lucas vit et travaille à strasbourg)

trois paysages. trois cratères de poudres, isolés de leur contexte d'origine : "et si des gestes ordinaires et féminins fabriquaient quotidiennement des micro-paysages faits de presque rien (poudres de couleurs variées, boîtiers de différents métaux, poussières). et si la répétition d'un simple même mouvement pendant plusieurs mois, dicté par la conventionnelle habitude du maquillage, produisait des images. je prendrai une photomacrographie pour dire qu'il se passe quelque chose d'autre chaque matin quand on se maquille."

maison n° 1, 2000
maison n° 2, 2003

"les mouchoirs se présentent comme un trousseau de jeune fille, vierge de tout sauf de ces noms évoqués par les initiales brodées : est-ce là une filiation anonyme ou les initales des personnes chères et disparues, des amants relégués à l'anonymat ? les mouchoirs apparaissent aussi comme la sacralisation de l'objet usuel, fétiche pour l'enfant, il est le prolongement de lui-même, le compagnon de sommeil, reniflé et sucé inlassablement. il est aussi l'objet des chagrins, des colères et des larmes mais symbolisera toujours le réconfort. la maison ne possède aucune ouverture, espace intime de l'enfant nécessaire à la construction de sa personnalité. une toile close mais transparente qui marque délicatement cette distance entre le petit individu et les adultes. la petite maison sans porte ni fenêtre nous interroge sur le désir de fuir une réalité, la nécessité d'un quelconque repliement, le besoin de solitude et d'intimité. mais c'est peut-être aussi montrer le danger d'un tel désir carcéral qui débouche sur la perte totale de la réalité et de la communication avec l'autre. la construction sociale de l'individu est compromise. l'identité ne suit plus le processus d'évolution classique et refuse radicalement l'intrusion d'éléments extérieurs à son univers physique restreint. forteresse ou (et) prison, construction ou destruction, liberté ou enfermement, présence ou solitude, autant de paradoxes que soulève cette petite maison de fillettes." c. challeau

armure, 1998

"comme une broderie délicate, elle fut longue à réaliser. seuls les gestes diffèrent, bien que la lenteur, la minutie et le geste répétitif soient inhérents à l'acte d'agrafer. ce geste si violent et obsessionnel que l'on peut associer à l'insoumise ou plutôt à la combattante s'oppose radicalement à la douceur de la brodeuse. Comment réagir face à cette armure ? celle qui séduit au premier regard par sa brillance et sa préciosité proche du bijou et de la broderie ou cell qui agresse par sa crudité et sa violence meurtrière. l'ambivalence et l'infanticide, l'amour et la mort, ainsi que la protection et la mutilation."

c. challeau

irene maag
silk membrane, installation, vidéo, photos, 2002

(née en 1972 à bâle, irene maag vit et travaille à bâle)

silk membrane, vidéo, 2002
charles aznavour - irene maag
performance: irene maag
contexte : manana dvali
vidéo: bruce allan
gyumri, arménie

silk membrane, photos, 2002
irene maag, georgie 2002
photo et contexte : guram tsibakhashvili

composée d'un mannequin recouvert d'un voile de soie qu'agite doucement un ventilateur, cette installation est issue d'un projet de performance pour photographie, film et vidéo, initié en août 2002 à gyumri en arménie dans le cadre de la 3ème biennale d'art contemporain, puis il a ensuite été présenté à giorgi turkadze en géorgie et dans d'autres pays. l'artiste performeuse irene maag se tient debout, recouverte d'un voile de soie, dans différents types de paysage, urbains ou en pleine nature, dans les hautes montagnes. le vent qui souffle joue avec l'étoffe transformant l'artiste en une douce et soyeuse sculpture vivante.

plusieurs peaux, installation, 1998

"je porte des vêtements en plastique, explique irene maag, sur ma peau nue et me promène tout à fait normalement comme j'ai l'habitude de le faire lorsque je participe à un vernissage. je discute avec les gens, je me promène, je regarde les oeuvres, je bois un verre, des conversations s'engagent alors à propos de ma tenue, de sa transparence, de son mode de fabrication, de son confort et de l'envie qu'auraient certains à percer les bulles d'air de ces drôles de vêtements". irene maag exposera sur un portant les différents éléments de sa tenue.

nicoletta stalder
my studio is my kitchen, 2002-2004

(née en 1972 à bâle, nicoletta stalder vit et travaille à bâle)

elle est l'inventrice de sa propre pratique artistique. elle se présente comme une jeune fille naïve qui affirme avec force que l'art ne devrait pas être difficile, ni éloigné des gens. elle choisit ses actions en-dehors des débats théoriques. nicoletta stalder travaille avec les ressources de ses propres capacités, avec des matériaux que d'aucuns considèrent dénués de valeur, mais également avec un réseau croissant de personnes et d'initiatives, qui du fait d'un contexte économique difficile, ont emprunté une voie autonome. "ma pratique artistique est, dit-elle, ma performance et ce qui en résulte est de l'art. mon atelier est ma cuisine et tous les ingrédients sont autorisés. à partir de vieux rouleaux à pâtisserie, je sculpte des objets que je roule dans de la pâte à sel, sortes de bas-reliefs qui font penser à des objets moyennâgeux. j'associe étroitement mon activité artistique à une forme de créativité propre aux civilisations anciennes qui est aussi fondamentale pour la civilisation que la nourriture." sur une télé posée dans sa cuisine, nicoletta stalder nous montre par ailleurs des tas d'autres choses qu'elle dit savoir faire : dessiner, jouer au football, marcher sur les mains, parler différentes langues étrangères, etc.

mathilde rosier
loin de honolulu, 11', 2003

(née en 1973, mathilde rosier vit et travaille à paris)

comme en regardant le train qui part au quai d'en face vous vous croyez partir, mathlide rosier filme dans loin de honolulu, tourné à zanzibar, un bateau insensible à l'écoulement des vagues, point fixe dans le courant du film, à la surface de l'image en mouvement. mathilde rosier invente un monde parallèle, pour mieux traquer le temps réel. "tout doit concourir à montrer les choses et les éléments au plus près, indique mathilde rosier, de telle manière que l'on puisse en saisir la matière, l'épaisseur et la substance. tout doit devenir palpable, même les sons. très étrangement, tout est ainsi plus réel, puisque tout est métériellement présent, pourtant, l'image semble venir d'un monde imaginaire". dans cet univers singulier, les repères habituels sont brouillés : envers, endroit, intérieur, extérieur, ne correspondent plus. l'image s'y trouve en perpétuelle rotation et les ruptures d'échelle fréquents. et toujours la voix, le texte et la mélodie étroitement entrelacés. pourquoi ce titre loin de honolulu ? parce qu'il décrit bien mon intention : honolulu c'est loin, donc quelque part loin de honolulu, c'est soit plus loin encore, soit très proche ! ce qui s'applique au monde de l'imaginaire, de l'inconscient, des rêves, et de mes films."

karine vonna
screaming people, 12', 2004

(née en 1962 à mulhouse, vit et travaille à strasbourg)

gros plan sur des visages d'hommes et de femmes sans affect, immobiles, crânes rasés, le regard d'abord vide et fixe, qui s'animent lentement jusqu'à se tordre, se défigurer, d'horreur ou de douleur. de leur bouche, grande ouverte, s'échappe un cri, terrible et terrifiant, mais nous ne l'entendons plus. est-ce parce qu'il est muet ? est-ce parce que nous sommes sourds ? est-ce paarce que nous ne pouvons ni ne voulons plus l'entendre qu'il est devenu comme muet, inaudible pour nous ? le langage, dont on dit qu'il est le propre de l'homme, est ici poussé jusqu'à sa propre impossibilité, son propre néant. il n'est plus qu'un hurlement "blanc", une déflagration silencieuse, une béance vide.


Le Maillon-Wacken Théâtre de Strasbourg
Place de la Foire Exposition
67 000 strasbourg
tram : ligne b station wacken
renseignements
(33) (0)3 88 27 61 71
(33) (0)3 88 40 29 91

Posted by admin at 07:55 PM

mai 06, 2004

valérie mréjen / vidéos 1997-2003

le forum itinérant
& le musée d'art moderne et contemporain

présentent

valérie mréjen / vidéos 1997-2003
mardi 4 mai à 20h

auditorium du mamcs (entrée libre)

le_gouter.jpg

photo: marc domage / tutti

née en 1969, valérie mréjen vit et travaille à paris. vidéaste, photographe et écrivain (auteur de mon grand-père, 1999 et de l'agrume, 2001), elle est connue pour ses micro-films à propos de l'incommunicabilité, brefs dialogues, laconiques soliloques,
portraits de famille qui disent drôlement la vacuité du langage, les failles du discours, la banalité de nos conversations. qu'il s'agisse de scènes de ménage, de conseils de famille ou de souvenirs de vacances, qu'elle soit interprétée par des proches ou par des comédiens, chaque saynète fonctionne comme un sketch à base de lieux communs, anecdotes, expressions toutes faites, clichés, tout en rapports de force,
non-dits, sous-entendus et autres quiproquos. au programme de cette soirée proposée par karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, une série de vidéos réalisées entre 1997 et 2003 par valérie mréjen :

bouvet, 1997
au revoir, merci, bonne journée, 1997
toni et étienne, 1997
maïté et philippe, 1998
comment aider votre mari à réussir dans la vie ?, 1998
il a fait beau, 1999
des larmes de sang, 2000
sympa, 1998
jocelyne, 1998
valérie, 1999
c, 1999
en voyage, 2000
huguette,1999
yves et sylvia, 1999
une noix, 1998
le couple, 1999
le goûter, 2000
les vacances, 2000
portraits filmés (14 souvenirs), 2002
chamonix, 2003
trois portraits italiens, 2003
etc.


renseignements

le forum itinérant
12, rue de champagne
67100 strasbourg
tél : 03 88 40 29 91
www.forum-itinerant.org

musée d'art moderne et contemporain
1, place hans jean arp
67000 strasbourg
tél : 03 88 23 31 31

Posted by admin at 05:57 PM

mars 03, 2004

video-forum, au mamcs

le forum itinérant
& le musée d'art moderne et contemporain

invitent

le video-forum
du neuer berliner kunstverein

mardi 3 février à 20h
auditorium du mamcs (entrée libre)

fondé en 1969, le neuer berliner kunstverein (NBK) compte parmi les institutions phares de la scène artistique contemporaine berlinoise.
outre sa programmation en matière d'expositions, de conférences,
de performances, de discussions d'artistes, le NBK est réputé pour
sa collection de vidéos d'artistes. constitué dès 1972,
baptisé video-forum à partir de 1985, ce fonds fut longtemps
unique en son genre à berlin-ouest et en RFA. il comprend aujourd¹hui
plus de 800 oeuvres d'artistes internationaux.
karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, et katherin becker, directrice du video-forum, ont conçu ensemble, à partir de ce fonds, un programme d'oeuvres réalisées par de jeunes artistes d'allemagne et d'ailleurs, qui vivent et travaillent à berlin. regards et réflexions sur le cinéma, la télévision, la publicité et autres nouveaux médias.

bjorn.jpg
bjørn melhus
the oral thing, 2001
colour, sound, 8'
co-produktion NBK

programme

- the oral thing, bjørn melhus, 2001, 8'
- think different, extrait de freecustomer.com, daniel pflumm, 2000, 1'
- sodom und gomorrha, assaf (safy) etiel, 1997, 4' 37''
- lady d'arbanville, undine goldberg, 2001, 3' 31''
- be supernatural (fragment), nina fischer / maroan el sani, 1995, 7' 36''
- dictaphonic, ninon liotet / olivier schulbaum, 1998, 3' 10''
- die kybernetik der POIW (fragment), gunter krüger, 1999, 5'
- slogans-sentences, ninon liotet / olivier schulbaum, 1993-1996, 5'
- on fire, undine golberg, 2001, 3' 33''
- home stories, matthias müller, 1990, 6'
- stand by, extrait de "in hope for the best, CNN, daniel pflumm, 1999, 3'44''
- crash, pash buzari, 2001, 2' 30''
- again and again, bjørn melhus, 1998/1999, 4'

renseignements

le forum itinérant
12, rue de champagne
67000 strasbourg
tél : 03 88 40 29 91
forum.itinerant@wanadoo.fr

musée d'art moderne et contemporain
1, place hans jean arp
67000 strasbourg
tél : 03 88 23 31 31
tram : musée d'art moderne

Posted by admin at 10:44 PM

février 12, 2004

nina kovacheva et valentin stefanoff à hors champ

le forum itinérant & hors champ
présentent

sometimes closed is more
open than open and open
is more closed than closed

de

nina kovacheva et valentin stefanoff
nés à sofia / bulgarie, vivent et travaillent à paris

du 13 février au 2 avril 2004
vernissage le vendredi 13 février à partir de 18h30

closed-up-down.gif

valentin stefanoff (se) pose depuis plus de vingt ans la question de la construction et de l'impact des signes et signaux visuels ; quel que soit le médium qu'il emploie pour ce faire - vidéo, jeux de miroir, jeux de lumière... - ses oeuvres sont toujours très minimales. exemple : "sometimes closed is more open than open and open is more closed than closed", juste une phrase collée sur un mur, énoncé poétique d'un problème qui amène à coup sûr le lecteur à douter de ce qu'il voit, à prendre ici et maintenant le temps et la distance critique nécessaires pour tourner et retourner dans tous les sens ce dialectique point de vue qui pose on ne peut plus clairement la question de toutes nos illusions, et pas seulement de nos illusions d'optique. une chose est sûre : une fois qu'on a lu ça, on ne voit plus les choses comme avant, on a un regard tout neuf pour apprécier le travail de valentin stefanoff. exemple : l'installation "closed-open", tout une série de plans sur plexiglas, tracés orthogonaux de cloisons, sols et plafonds, qui dé-construisent et dé-montrent quelque part l'hypothèse ci-avant en multipliant les "sometimes" possibles. autre exemple : "how to read between the lines or method for self education" (2002),
une vidéo qui nous permet de circuler, accompagnés par une superbe bande son de dan senn, dans les espaces vides, entre les lignes et la typo de journaux rédigés en français, anglais et bulgare, condamnés à deviner des mots dont on ne voit jamais que le haut ou le bas. ultime exemple : "in-between-out", encore une vidéo dans laquelle nous suivons en gros plan, portés cette fois par une musique minimale de phil niblock, la ligne qui sépare le mur et le plafond de ce qui pourrait bien être l'espace d'exposition.

nina kovacheva est également très conceptuelle mais on est tenté de dire que ses oeuvres ont tout de même plus de corps : réalisé à partir d'objets usuels, banals, familiers, ses photos, vidéos et installations ont en effet pour thème de prédilection le corps. elle questionne l'existence humaine, les conventions, stéréotypes et tabous culturels liés au corps ; et pour ce faire, elle emploie le plus souvent son propre corps. exemple : "let me tell you story", une boucle vidéo où sa main tire la chevillette d'une boîte à musique nostalgique. contre exemple presque
parfait : "si proche, si loin", création 2004, une vidéo presque sans elle, sauf que sa voix est partout là, hors champ : été... décontraction... je suis allongée, dit-elle, dans une chambre. le vent meut les rideaux, vers l'avant, vers l'arrière, en avant, en arrière, en balançoire, est-ce ainsi que respire l'espace ? silence... l'envie me vient, parler avec quelqu'un, avec moi..."

nina kovacheva et valentin stefanoff adorent cela étant concevoir et signer ensemble des vidéos en forme de traces de performances : "wet contact", qui sera projeté du 5 au 9 février 2004 au maillon-wacken, dans le cadre de st'art, le salon d'art contemporain de strasbourg ; "in the out", qui sera projeté de nuit du 13 février au 2 avril 2004 sur l'une des vitrines de hors champ, qui a reçu en 2002 le prix "for the promotion of the arts" de l'unesco, et qui est une façon plus politique que loft story, non spectaculaire donc, de projeter son intimité dans l'espace public.

le forum itinérant
hors champ
12, rue de champagne
BP 80 902

67 029 strasbourg cedex 1
tél + fax : (33) (0)3 88 40 29 91
forum.itinerant@wanadoo.fr
www.forum-itinerant.org
ouvert le mercredi de 14h à 19h
le samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous

Posted by admin at 12:58 PM

janvier 10, 2004

éléonore de montesquiou, au maillon

le forum itinérant & le-maillon

présentent

éléonore de montesquiou

le 17 janvier à 18h30 au wacken / hall 3
(entrée libre)


éléonore de montesquiou
(née en 1970 à paris, vit et travaille à berlin)
explore depuis plusieurs années la lisière entre le film documentaire et l'art vidéo. elle joue le plus souvent sur un décalage volontaire entre sons et images. le processus artistique de la plupart de ses oeuvres est fondé sur des fragments de conversations à propos de questions intimes, privées.

jusqu'au 6 février 04, le forum itinérant présente à hors champ (12 rue de champagne 67100 strasbourg)
la toute dernière création d'éléonore de montesquiou :
"swing ma demeure, la maman et la putain"
(vidéos, wall painting, dessins)

le 17 janvier 04, le forum itinérant et le-maillon / théâtre
de strasbourg
présentent différentes vidéos réalisées

en 2001, 2002 et 2003 par éléonore de montesquiou :

"minu maja on minu maa, my home is my castel", 38', 2001
réalisé dans le cadre d¹une résidence en estonie en 2002,
le film interroge via des conversations engagées avec
différentes femmes, le rapport que les propriétaires
entretiennent à leur maison.

"en attendant C.", 2' , 2002
seul sur le quai d'une gare, un homme fait les cent pas.

"sexuel donc...", 2', 2001
quelques conversations avec une urologue !

"toute seule derrière toi", 4'31, 2003
trois vies dans la vie d'une femme.
trois hommes, trois relations qu'elle raconte.

"j'étais célibataire", 3' 02, 2001
des extraits du film "minu maja on minu maa"
sont répétés en français par deux voix, l'une française,
l'autre estonienne. les paroles sont accompagnées
d'images d'une ville non-identifiable.

"pirita", 2' 14, 2002
sur la plage de pirita, près de tallinn (estonie).
la plage est gelée et chant d'un enfant accompagne
la baignade de trois femmes.

"elle préfère les angles mous", 3' 04, 2003
des femmes témoignent sur leur rapport à
la grossesse.

"comme des anges", 8' 02, 2002
suite de cinq pièces d'amour dans des hôtels...
la bande son est composée à partir d'histoires
recueillies par l'artiste sur le thème de nuits mémorables à l'hôtel.
les images, en noir et blanc ou couleur en sont détachées.

le-maillon-wacken
place de la foire exposition
67 000 strasbourg
tram : ligne b station wacken

renseignements
(33) (0)3 88 27 61 71
(33) (0)3 88 40 29 91
forum.itinerant at wanadoo.fr

Posted by admin at 10:29 PM

janvier 06, 2004

sans titre série I, II & III, au maillon wacken

le forum itinérant & le-maillon

présentent

sans titre
série I, II & III...

une installation de
céleste boursier-mougenot
(collection frac lorraine)

boursier-mougenot_res.jpg

exposition (entrée libre)
du 6 janvier au 6 février 04 au maillon-wacken (hall 3)

verni