avril 25, 2005

esther hiepler à hors champ

hors champ

présente

esther hiepler

du 29 avril au 25 juin 05

vernissage le vendredi 29 avril à 18h30

WeisseWand_small.jpg
weissewand, esther hiepler, 2004

esther hiepler (née en 1966, vit et travaille à bâle / suisse) présentera des travaux issus de "sammlung" / "collection", un ensemble d'images initié en 1998. ce travail se compose de photographies et de vidéos qui peuvent, à partir de différents critères choisis par l'artiste, être regroupées par thèmes. à l'instar de toute collection, elles contiennent les possibilités de nouveaux ré-agencements.

avec sa série "weiss" / "blanc" constituée de photographies d'abribus, de bâches de chantier, de panneaux publicitaires, d'éléments architecturaux ou de vitrines urbaines désaffectées qui ont pour point commun d'être blancs, esther hiepler révèle la présence quotidienne du blanc dans l'espace urbain, faisant implicitement référence au paradigme moderne du white cube.

"häuser fangen" / "capturer des maisons" est une autre collection composée de photographies et de vidéos qui résulte de la tentative de capturer, lors d'un voyage en train entre madrid et l'andalousie, les innombrables et minuscules maisonnettes de forme et de conception minimaliste qui structurent le paysage de la mancha. utilisant le ralenti et le principe de la boucle dans le montage de ses vidéos, esther hiepler capture un de ses petits groupes de maisons faisant osciller celui-ci entre mouvement et fixité.


hors champ
espace d'art contemporain
12 rue de champagne 67100 strasbourg
tél + fax : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr
www.forum-itinerant.org
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h

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mars 14, 2005

rassim number one

hors champ
présente
rassim number one

de

krassimir krastev alias rassim
(né en 1972, vit et travaille à sofia / bulgarie)

rassim number one.jpg

vernissage
vendredi 18 mars à 18h30
en présence de l'artiste

exposition
du 18 mars au 5 mai 05


le mur est tombé...
joseph beuys sut relativiser l¹impact
de l'événement : "il y a tant de murs"...
john cage sut désigner cela étant le mur
le plus opaque de tous les temps :
"on a fait de l'égo un mur, et ce mur ne comprend
même pas une porte, par où communiqueraient
l'intérieur et l'extérieur"...

comme quantité d'autres artistes des ex-pays communistes
de l'europe de l'est, marina abramovic, ivan ilic, oleg kulik... ,
le bulgare rassim invité à strasbourg par hors champ travaille sur l'être
et le devenir contemporains en faisant de son corps et son médium
et son média, en faisant de ses actes, des faits et gestes de sa
vie privée et l'objet et le sujet de sa pratique artistique.

qu'il s'agisse de son histoire d'amour avec denista, de sa passion
pour le football ou les voitures de luxe, du désir qu'il a de magnifier
son corps via le culturisme, de sa dépendance à la drogue aujourd'hui
dépassée ou encore à la cigarette, rassim traduit les petits et grands
événements de sa propre existence dans le langage de l¹art ;
tantôt en mode performance, tantôt sous forme de vidéos
ou de photos, faisant tout simplement de son vécu le lieu
et le propos d'une expo permanente.

au-delà de l'esthétique des relations mise en oeuvre entre
son corps-producteur et son corps-consommateur, au-delà de
la dialectique des rapports entre une culture dominante-aliénante
et lui, dans la peau et les os d'un sujet dépendant, accro à tous
les produits de la gamme "air du temps", il semble clair que
rassim utilise son corps non comme un readymade, comme
le déjà-là-déjà-fait, bien fait ou mal fait, de quelqu'un qui existe,
mais comme un matériau qui doit au contraire être formé, travaillé.


hors champ
12, rue de champagne BP 80 902
67 029 strasbourg cedex 1
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ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous


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mars 02, 2005

la vie hors champ : finissage

hors champ

vous invite au finissage de

la vie hors champ
une proposition artistique de
sylvie villaume
(née en 1963, vit et travaille à strasbourg)

le samedi 5 mars à partir de 17h00


animatrice fondatrice du groupe franco-allemand wisawi (sculptures communes) et de compresse(revue de création), sylvie villaume est plasticienne. c'est dire qu'elle n'a ni matériaux de prédilection, ni technique particulière pour élaborer son travail plastique. elle travaille aussi bien la sculpture que la peinture, le collage, la photo, la vidéo et ou le texte de fiction. "je bricole, dit-elle, mais toujours dans l'objet (plastique) et dans le décalage (humour léger, tendre critique)." intitulée la vie hors champ, l'exposition qu'elle a spécialement conçue pour l'espace hors champ comprend une installation sculpturale (la guerre, dit-elle) avec formes humaines et autres "dessins dans l'espace", une suite d'images photographiques cousues, collées ou peintes (dessin dans et avec la prise de vue) et trois vidéos récentes : chat, homme qui chante, scie...


hors champ
espace d'art contemporain
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janvier 05, 2005

la vie hors champ - sylvie villaume

hors champ

présente
la vie hors champ

une proposition artistique de
sylvie villaume

du 14 janvier au 5 mars 2005
vernissage le 14 janvier à partir de 18h30

ARMEE_D4.jpg
"armée de terre", sylvie villaume, 2002

animatrice fondatrice du groupe franco-allemand wisawi
(sculptures communes) et de compresse (revue de création),
sylvie villaume est plasticienne.
c'est dire qu'elle n'a ni matériaux de prédilection, ni technique
particulière pour élaborer son travail plastique.
elle travaille aussi bien la sculpture que la peinture, le collage,
la photo, la vidéo et ou le texte de fiction.
"je bricole, dit-elle, mais toujours dans l'objet (plastique) et dans
le décalage (humour léger, tendre critique)."
intitulée la vie hors champ (rires), l'exposition qu'elle a spécialement
conçue pour l'espace hors champ comprend une installation sculpturale
(l'armée de terre, dit-elle) avec formes humaines et autres "dessins dans l'espace",
une suite d'images photographiques cousues, collées ou peintes (dessin
dans et avec la prise de vue) et trois vidéos récentes :
chat, homme qui chante, scie...

portrait.jpg
"portrait de famille", sylvie villaume, 2004

• chat
(3'40", 2004)
est un collage
est une petite pièce
est une autre façon d’écrire une histoire
est éditée à quinze exemplaires comme un livre d’artiste
est une nouvelle vidéographique

• homme qui chante
(5'10", 2003)
est un document
est une émotion
est un hommage à l’autre
est un regard simple
(...)
un inconnu chante sous un pont
pour ses amis un soir d’octobre 2003
à Ispahan, Iran.

• scie
(2'20", 2003)
est un geste (artistique)
tragi-comique
absurde et métaphorique
(...)
didier guth scie
sylvie villaume filme

sylvie villaume née en 1963, vit et travaille à strasbourg
• membre du groupe faisant (strasbourg) depuis 1984
• membre fondateur du groupe franco-allemand wisawi
(sculptures communes créées avec Gerullis, Roesz et Seliger, Villaume) depuis1994
• membre fondatrice de zone d’art (strasbourg)
• création de la revue (de création) compresse en 1999

elle construit tour à tour sculpture, objet, peinture, collage, texte de fiction.
elle prend des photos, comme tout le monde.
elle est parfois scénographe.
elle bricole.

expositions personnelles récentes

2005 : Profile in der Kunsttradtion am Oberrhein, Rheumazentrum, Baden-Baden (D) ;
la vie hors champ, galerie hors champ, Strasbourg
2003 : tête à tête, avec Didier Guth, Kunstforum, Offenburg (D)
2002 : vive la guerre, Faisant, pignon nord, Strasbourg
2001 : lieben-leben-knochen , galerie Zeherith, Lauffen (D)
1998 : Ecrits sur histoire sans parole, (14 livres uniques avec 14 écrivains + création vidéo),
Bibliothèque-médiathèque de Strasbourg

expositions collectives récentes

2005 : avec Kunst an der Plakatxand, Tempel, Karlsruhe (D)
2004 : Eurothing et Plakatwand, jardin des 2 rives, Kehl (D)
2003 : mots d’images, installation (avec les textes de Patrick Dubost), centre culturel Polaris, Corbas ;
Faculty of fine arts, gallery medium, Bratislava ; galerie de la ville, Esfahan, Iran
2002 : L’art pour vingt balles, chez P. Ferrari, Ligny en Brionnais ;
mascaret première vague, installations, Minoterie de Penzé, Finistère

quelques livres

Sept visites au prince charmant, (texte et dessins), éd. Lieux-Dits, Strasbourg, 2002
Salade, (texte, dessins Bertrand Vivin), éd. Lieux-Dits, 2002
Deux l’autoportrait Roesz / Villaume. éd. Lieux-Dits, 1994
Illusion (texte et dessin) éd. Lieux-Dits, 1995
Champ(s) d’amour(s) et de mensonge(s) (texte/gravure/collage). éd. Lieux-Dits, 1995
MAINS MAINS (texte/dessin), éd. Lieux-Dits
Lettres anonymes (dessin Guth/texte Villaume) éditions Lire-objet, Strasbourg
Cohue pour un pré pentu, La ligne, et Les plis, en collaboration avec D. Guth (textes et dessins). 1999, éd. Lieux-Dits.
Grüße aus Dresden, (texte et photos), éd. La faute aux copies, Rouen, 1999
sous le pseudonyme de Violette : Poésies et décorations (texte Armand le Poête, graphisme Violette),1999. Poême Pratic (texte), 2000, Lettre d’amours (texte), 2001, éd. Lieux-Dits.
Manifeste pour un théâtre moderne (texte Patrick Dubost, photo aménagées SV), éd. color gang, Givors, 2003

catalogues

Bruits d’atelier, Espace Vallès, Saint Martin d’Hères, 1994. texte SV.
Florales et Ponts, pétales et autres points de vue, 1991, texte Patrick Beurard. éd. Du Faisan
Presque-riens et bétons, 1988, textes Claude Gagean, M-Laure Lions. éd. Du Faisan
désarmée, 2003, textes Daniel Payot et Gilbert Lascault, la minoterie, Penzé

spectacles • danse/objets

1996 : Regard d’autruche, conception et réalisation B. Morel et S. Villaume
1997 : Le grand couronné, conception et réalisation B. Morel et S. Villaume.
2004 : jardin suspendu, création collective de la compagnie motus modules (danse aérienne et objets)
Festival des deux rives, Strasbourg
2005 : défiler, spectacle plastique en préparation...


hors champ espace d’art contemporain
• 12 rue de champagne 67100 strasbourg
• tél & fax : + 33 (0)3 88 40 29 91
• courriel : hors.champ@wanadoo.fr
• web : www.forum-itinerant.org
• tram : ligne A station émile mathis
• bus : lignes 7, 27, 40 arrêt franche-comté
• ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h

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novembre 29, 2004

traces 2 performances

hors champ
espace d'art contemporain

présente
jusqu'au 15 décembre 04

traces 2 performances

traces2.jpg

une exposition de photos, vidéos et autres traces de performances signées par des artistes français et internationaux invités par le forum itinérant à l'occasion de la 2ème édition du festival européen superformances (14 - 17 octobre 04). traces aussi de "manifiesta", une manifestation blanche organisée le 14 octobre 04 dans l'espace public strasbourgeois, par le forum itinérant et l¹épongistes.

pierre aouston (france)
vernalisation : trace sonore d'une performance-lecture basée sur la création d¹un texte,
avec la complicité de "ville panique" de paul virilio, 2004

philippe charvolin et georges rixens (france)
itinéraire et peinture, action : photos, 1980

le forum itinérant & l'épongistes (france)
manifiesta : photos de michel tchang, vidéo de céline trouillet, oct. 2004

bernhard garbert (allemagne)
coat : installation, 2004

djamel kokène (algérie)
djamel kokene's escort : photos, 2004

laura martin (france) & indersalim (inde)
connaissance de soi / know thy-self : vidéo, 2003
we all are women's issues : posters, 2003
marriage yes / dowry no : posters, 2003

indersalim (inde)
bitch and inder : posters, 2001
unknow sister unknow brother, indersalim/masooma syed : posters, 2003
indersalim : posters, 2002

germain roesz (france)
couvertures : photos, 1979

germain roesz & georges rixens (france)
toile : photos, 1979

roi vaara (finlande)
risky business : vidéo, 2003

karine vonna (france)
j'embrasse tout le monde : polaroïds, 2002
performance trouvée : vidéo, 2002
hors champ

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67100 strasbourg
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ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h

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octobre 07, 2004

> ensemble vide ? <

hors champ
espace d'art contemporain

présente

du 15 octobre au 15 décembre 04
(vernissage le 15 octobre à partir de 18h30)

> ensemble vide ? <

photographies d'audrey gérard & frédéric luckel

ensemble_vide.jpg

voir le site web de l'exposition

au rez-de-chaussée de latour H, 5 rue de franche-comté à strasbourg, au coeur du quartier de la meinau, dans un local aimablement mis à la disposition dehors champpar la société immobilière du bas-rhin (sibar),audrey gérard(née à strasbourg en 1980, étudiante en 6ème année à l'école d'architecture de strasbourg) etfrédéric luckel(né en 1949 à ingwiller, photographe, anthropologue, marcheur, enseignant à l'école d'architecture de strasbourg) présentent une zone ditela canardière(quartier meinau) quasi déserte où ne manquent cependant ni les indices ni les traces d'une présence humaine ; autrement dit, un “grand ensemble” réputé animé, grouillant, remuant, réduit à un paysage sans figure...

mettre la vie
entre parenthèses

comment expliquer, justifier ce parti-pris de mettre ici la vie entre parenthèses pour ne retenir que les formes de son cadre ? faut-il réitérer les plaintes convenues, se lamenter sur la pauvreté des espaces, lieux, objets du mobilier urbain imposés par les maîtres d'œuvre de la rationalité contemporaine ou célébrer le souci de ceux qui, logés là, essaient de marquer esthétiquement leur territoire ? alors même que des projets entendent remédier aux déplorables conditions de vie de certains citadins, un constat s'impose : un décalage persiste entre l'univers des décideurs et techniciens du projet urbain et celui des occupants des espaces considérés... une représentation sociale quasi consensuelle guide les producteurs d'espaces urbains : elle définit les caractéristiques, propriétés et qualités des sites à transformer ou à réaliser ; pour affiner l'énoncé des demandes et attentes des usagers, on lance des enquêtes et des consultations en usant de questions qui induisent souvent des réponses triviales ; on finit par savoir exactement ce dont les gens ont besoin mais on dessine des plans-masse, surfaces et linéaires de voirie, canalisations et autres gaines, depuis des altitudes qui sont rarement celles de l'expérience quotidienne ; des lieux, des endroits sont définis à partir de considérations topographiques qui négligent l'épaisseur même de ces espaces, comme si l'homme vivait sur une surface et non dans un volume, dans un espace-temps...

on développe des modèles - fractals, markoviens... - sophistiqués mais indigents, car ils ne prennent pas en compte la rupture entre l'aire homogène des concepteurs et la vision hétérogène, ego_centrée, du moi_ici_maintenant de tout habitant, empêtré dans son flux de conscience quotidien ; un habitant pour qui ces différents lieux et espaces sont chargés de valeurs, d'émotions, affects et percepts qui ne sont pas ceux généralement prévues par les grilles de l'espace cartésien des techniciens...

repérer des tracés
de frontières invisibles

sous le titre générique > ensemble vide ? <, plutôt que de s'embarrasser une fois de plus de discours encombrants et condescendants sur la participation au projet urbain, les photographes audrey gérard&frédéric luckelinvités parhors champproposent une vision “au raz des yeux”, sans excès de rhétorique documentaire ni recours intempestif aux abus stylistiques de la photographie dite plasticienne ; ils nous présentent une collection d'images en quelque sorte “réunies” en vue de re-situer le débat entre l'abstraction cartographique et la subjectivité absolue du moi_ici_maintenant... cette manifestation duelle du territoire dit “la canardière” respectant, dans la fabrique de l'image, un champ de contraintes - angle de prise de vue, couleurs, noir & blanc... - qui devrait tout à la fois favoriser un certain “décollage” par rapport à des formes de subjectivité exagérées, et introduire un second degré d'iconicité par rapport à l'expérience sensible ordinaire...

ces images induiront forcément des confrontations de regards, elles provoqueront sûrement des discussions, elles révéleront surtout une multiplicité de frontières mentales projetées sur un même territoire donné ; autant de lectures possibles pour cet> ensemble vide ? >


lieu de l'exposition :

tour H
5, rue de franche-comté
67100 strasbourg

ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h
le samedi de 14h à 18h

renseignements

hors champ
12, rue de champagne 67100 strasbourg
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ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h
le samedi de 14h à 18h

Posted by admin at 10:16 PM

septembre 23, 2004

le forum s'expose

hors champ

présente

le forum itinérant
association de chercheurs d'art

du 24 juin au 24 juillet
vernissage le mercredi 23 juin à partir de 18h30

horschamp_img.jpg

georges cazenove & karine vonna
dogs, vidéo, 2004

catherine gier
archivage chantier, installation, 2003-2004

claude le berre
free samples, enregistrement sonore sur cassette ferro-magnétique, 2004

frédéric luckel
lieux, chemins, lieux
variations odographiques I & II, raster I & II, photographies, 2004

michel tchang
par là bande..., diapositives, 2004

céline trouillet
song n° 2, vidéo, 2003

karine vonna
dans le silence des archives,  série 1, photographies, 2004

Posted by vonna at 11:12 PM

avril 29, 2004

ed osborn à hors champ

du 30 avril au 12 juin 2004, hors champ accueille ed osborn (finlande), sculpteur de sons. vernissage le 30 avril à partir de 18h30. quelles que soient leurs formes — installations, sculptures, vidéos, performances, et projets publics — toutes ses oeuvres témoignent d’un sens aigu de l’espace et du mouvement, combiné à une grande économie de moyens. ed osborn présentera à hors champ "double back" (2002), et "skimmer" (2004).


doubleback01-4.jpg
"double back", 2002

skimmer, 20', vidéo projection, 2004

"skimmer" montre un plan d'eau traversé de temps à autre par des pierres qui volent. à travers cette activité simple qui consiste à lancer des pierres, l'espace-temps des images devient plus ou moins hypnotique et incertain. les sons, qui proviennent essentiellement des bruits de pas allant et venant à la recherche d'autres pierres, sont traités et agencés de telle façon que le champ sonore, tout en se diluant lentement, va en s'intensifiant. ils représentent une présence humaine surdimensionnée, un corps sonore qui de façon répétitive trouble la tranquillité des lieux alentours. ils articulent également deux sortes d'espaces : l'espace acoustique littéral du mouvement le long de la plage, et l'espace lent et ondulant de la surface de l'eau. leurs dimensions sont imprécises et leurs rythmes hypnotiques. le contraste entre les deux espaces est important, mais il s'atténue progressivement dans un état intermédiaire, qui n'est ni complètement physique ni complètement abstrait, pour créer un lent paysage d'images aquatiques et de sons changeants.

double back, 54', installation vidéo sonore, 2002

deux moniteurs diffusent en même temps deux prises de vue filmées de l'arrière d'une bicyclette qui se déplace lentement le long d'une interminable passerelle située dans l'"ost" de berlin. la passerelle traverse l'espace d'une ancienne halle à bestiaux et d'un abattoir pour mener à un complexe de constructions d'inspiration moderniste. chaque traversée dure approximativement 10 minutes. d'une traversée à l'autre, entre ces deux artefacts architecturaux de l'ex-DDR, deux parties d'une histoire réelle qui a été progressivement effacée — la halle à bestiaux était déjà rasée au moment du tournage ; la passerelle fut démolie quelques mois plus tard — les images changent. le titre "double back" fait référence aux deux prises de vue filmées de dos, au processus qui retrace l'itinéraire emprunté par le film, et plus indirectement aux histoires parallèles de l'est et de l'ouest qui continuent à façonner la culture de berlin et donner forme à son espace public.

Posted by admin at 07:53 PM

février 12, 2004

nina kovacheva et valentin stefanoff à hors champ

le forum itinérant & hors champ
présentent

sometimes closed is more
open than open and open
is more closed than closed

de

nina kovacheva et valentin stefanoff
nés à sofia / bulgarie, vivent et travaillent à paris

du 13 février au 2 avril 2004
vernissage le vendredi 13 février à partir de 18h30

closed-up-down.gif

valentin stefanoff (se) pose depuis plus de vingt ans la question de la construction et de l'impact des signes et signaux visuels ; quel que soit le médium qu'il emploie pour ce faire - vidéo, jeux de miroir, jeux de lumière... - ses oeuvres sont toujours très minimales. exemple : "sometimes closed is more open than open and open is more closed than closed", juste une phrase collée sur un mur, énoncé poétique d'un problème qui amène à coup sûr le lecteur à douter de ce qu'il voit, à prendre ici et maintenant le temps et la distance critique nécessaires pour tourner et retourner dans tous les sens ce dialectique point de vue qui pose on ne peut plus clairement la question de toutes nos illusions, et pas seulement de nos illusions d'optique. une chose est sûre : une fois qu'on a lu ça, on ne voit plus les choses comme avant, on a un regard tout neuf pour apprécier le travail de valentin stefanoff. exemple : l'installation "closed-open", tout une série de plans sur plexiglas, tracés orthogonaux de cloisons, sols et plafonds, qui dé-construisent et dé-montrent quelque part l'hypothèse ci-avant en multipliant les "sometimes" possibles. autre exemple : "how to read between the lines or method for self education" (2002),
une vidéo qui nous permet de circuler, accompagnés par une superbe bande son de dan senn, dans les espaces vides, entre les lignes et la typo de journaux rédigés en français, anglais et bulgare, condamnés à deviner des mots dont on ne voit jamais que le haut ou le bas. ultime exemple : "in-between-out", encore une vidéo dans laquelle nous suivons en gros plan, portés cette fois par une musique minimale de phil niblock, la ligne qui sépare le mur et le plafond de ce qui pourrait bien être l'espace d'exposition.

nina kovacheva est également très conceptuelle mais on est tenté de dire que ses oeuvres ont tout de même plus de corps : réalisé à partir d'objets usuels, banals, familiers, ses photos, vidéos et installations ont en effet pour thème de prédilection le corps. elle questionne l'existence humaine, les conventions, stéréotypes et tabous culturels liés au corps ; et pour ce faire, elle emploie le plus souvent son propre corps. exemple : "let me tell you story", une boucle vidéo où sa main tire la chevillette d'une boîte à musique nostalgique. contre exemple presque
parfait : "si proche, si loin", création 2004, une vidéo presque sans elle, sauf que sa voix est partout là, hors champ : été... décontraction... je suis allongée, dit-elle, dans une chambre. le vent meut les rideaux, vers l'avant, vers l'arrière, en avant, en arrière, en balançoire, est-ce ainsi que respire l'espace ? silence... l'envie me vient, parler avec quelqu'un, avec moi..."

nina kovacheva et valentin stefanoff adorent cela étant concevoir et signer ensemble des vidéos en forme de traces de performances : "wet contact", qui sera projeté du 5 au 9 février 2004 au maillon-wacken, dans le cadre de st'art, le salon d'art contemporain de strasbourg ; "in the out", qui sera projeté de nuit du 13 février au 2 avril 2004 sur l'une des vitrines de hors champ, qui a reçu en 2002 le prix "for the promotion of the arts" de l'unesco, et qui est une façon plus politique que loft story, non spectaculaire donc, de projeter son intimité dans l'espace public.

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le samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous

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décembre 10, 2003

swing ma demeure, la maman et la putain

le forum itinérant

présente

swing ma demeure,
la maman et la putain

de

éléonore de montesquiou
(née en 1970 à paris, vit et travaille à berlin)

vernissage
vendredi 12 décembre à 18h30
à hors champ

exposition
du 12 décembre 03 au 25 janvier 04

éléonore de montesquiou a choisi le médium vidéo pour développer son travail d'artiste. ses réalisations explorent depuis plusieurs années la lisière entre le film documentaire et l'art vidéo. volontairement, elle introduit le plus souvent un décalage entre l'image et le texte, l'une pouvant fonctionner indépendamment de l'autre. le processus artistique de la plupart de ses oeuvres est fondé sur des enregistrements sonores, interviews ou conversations relatant les expériences intimes et privées des uns et des autres, enregistrements dont différents morceaux choisis seront ensuite retravaillés et in fine utilisés en tant que bande-son pour de courtes vidéos.

son sujet de prédilection porte sur les relations singulières, que les individus ont et entretiennent avec leur habitat : que signifie habiter une maison ou un appartement, un pays ou une ville ? comment habite-t-on ? pourquoi choisit-on d'habiter ici plutôt que là-bas ? pourquoi quitte-t-on une maison ? pourquoi y revient-on ? que signifie être propriétaire de son habitat ? qu'est-ce qui nous pousse à vouloir être propriétaire de tel ou tel autre chez-soi ?

après "minu maja on minu maade", réalisé dans le cadre d'une résidence en estonie en 2002, éléonore de montesquiou poursuit sa réflexion avec "swing ma demeure, la maman et la putain", son tout dernier film, création 2003 qui sera présentée pour la première fois à hors champ. ici, elle a choisi d'interroger la signification de notre premier habitat à tous, en l'occurrence le ventre maternel, au travers d'une série de témoignages de femmes, qui racontent leur rapport à la grossesse, à leur propre corps qui se transforme, à leur enfant vécu comme protection ou comme bouclier, à leur ventre qui accueille puis expulse.

les images étant en celles d'un flux continu de bagages sur tapis roulant, ou encore celles d'un poisson sûrement rouge qui nage en boucle dans son bocal...

poisson.jpg
poisson rouge

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ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous

le maillon et le forum itinérant présentent une rétrospective de l'oeuvre vidéo (2001-2003) de éléonore de montesquiou le 15 janvier à 19h au maillon-wacken / théâtre de strasbourg (hall 3) (entrée libre)

Posted by admin at 12:53 PM

octobre 17, 2003

berit hummel : tout ira mieux demain

du 19 octobre au 19 novembre 2003 (vernissage le 19 octobre 2003 à partir de 18h) :

« tout ira mieux demain / morgen wird alles besser »
exposition de
berit hummel

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le travail de performance de berit hummel (née en 1975 à leipzig, vit et travaille à berlin) traite des stratégies d'appropriation de l'espace public. il consiste en des actions spécifiques pour lesquelles l'artiste utilise des produits de consommation courante qu¹elle choisit à la fois pour leur simplicité et les activités quotidiennes qu'ils évoquent. berit hummel ne réalise pas forcément ses actions à l'adresse d'un public, l'essentiel étant pour elle d'intervenir directement dans un contexte choisi.

inaugurant son espace d'art situé à la meinau / strasbourg, le forum itinérant invite berit hummel à exposer les traces de la performance qu'elle réalisera de manière anonyme dans l'espace public le jeudi 16 octobre dans le cadre de superformances (1).

passer la serpillière est un acte ordinaire lorsqu'il a lieu à domicile, dans l'espace privé de celui qui le fait ; mais dès lors qu'on choisit, comme le fait hummel, de passer ladite serpillière dans l'espace public, ça devient un acte extraordinaire, politiquement limite, qui pose la question de l'utilité de l'art et de l'artiste.

la performance "tout ira mieux demain" / "morgen wird alles besser" consiste donc à s'approprier et nettoyer ici et là, à l'aide de savons et serpillières, des micro-parcelles d'espace public. le choix des parcelles se fait en amont à partir d'un plan de ville classique, autrement dit carré, quadrillé, normé ; un plan dont l'artiste re-trace les grandes lignes pour y pointer les sites sur lesquels elle va intervenir au grand jour, sans préavis, huit heures durant. partant du centre ville, là où sont concentrés les centres de distribution, l'artiste se déplace selon une trajectoire en forme de spirale, pour finir sa performance à la lisière du centre ville et de la périphérie, là où sont (encore) concentrés les centres de production de nos villes. la taille de la serpillière sert d'étalon pour délimiter les surfaces à "nettoyer" et le savon est au départ utilisé comme une craie pour dessiner le contour de chaque "plan de travail". une fois la serpillière passée, hummel conserve chaque specimen dans des sacs en plastique qu'elle numérote tour à tour.

car ce qu'elle expose ensuite, comme ici à hors champ, ce sont les traces du processus de création :
plans, sacs en plastique, vidéos et autres documents qu¹elle agence de telle manière que chaque action spécifique est représentée dans sa relation à l'ensemble. averti ou pas, le visiteur peut lui-même faire le lien entre les points figurant sur le plan, les images des actions diffusées via la vidéo et les serpillières exposées. cette mise en relation permet de se faire une idée de l'action et de son contexte, mais le pourquoi de sa mise en oeuvre reste mystérieux : pourquoi réitérer autant de fois une action a priori absurde et dénuée de sens ? à quoi travaille-t-on au juste ici ? comment se modifient les lieux urbains "traités" ? que signifie ce travail pour la personne qui l'effectue ?

berit hummel exposera également les traces d'une autre performance de la série "tout ira mieux demain / morgen wird alles besser". vêtue d'une robe entièrement réalisée à partir de serpillières, l'artiste marche le long d¹une route départementale, réalisant différentes micro-actions dont les traces maculent progressivement sa robe.

(1) tout comme bert theis l'a fait place de la république avec " le monument aux vivants ", berit hummel oppose au quadrillage classique du plan urbain la forme organique de la spirale.

Posted by admin at 01:07 PM