mars 14, 2005

rassim number one

hors champ
présente
rassim number one

de

krassimir krastev alias rassim
(né en 1972, vit et travaille à sofia / bulgarie)

rassim number one.jpg

vernissage
vendredi 18 mars à 18h30
en présence de l'artiste

exposition
du 18 mars au 5 mai 05


le mur est tombé...
joseph beuys sut relativiser l¹impact
de l'événement : "il y a tant de murs"...
john cage sut désigner cela étant le mur
le plus opaque de tous les temps :
"on a fait de l'égo un mur, et ce mur ne comprend
même pas une porte, par où communiqueraient
l'intérieur et l'extérieur"...

comme quantité d'autres artistes des ex-pays communistes
de l'europe de l'est, marina abramovic, ivan ilic, oleg kulik... ,
le bulgare rassim invité à strasbourg par hors champ travaille sur l'être
et le devenir contemporains en faisant de son corps et son médium
et son média, en faisant de ses actes, des faits et gestes de sa
vie privée et l'objet et le sujet de sa pratique artistique.

qu'il s'agisse de son histoire d'amour avec denista, de sa passion
pour le football ou les voitures de luxe, du désir qu'il a de magnifier
son corps via le culturisme, de sa dépendance à la drogue aujourd'hui
dépassée ou encore à la cigarette, rassim traduit les petits et grands
événements de sa propre existence dans le langage de l¹art ;
tantôt en mode performance, tantôt sous forme de vidéos
ou de photos, faisant tout simplement de son vécu le lieu
et le propos d'une expo permanente.

au-delà de l'esthétique des relations mise en oeuvre entre
son corps-producteur et son corps-consommateur, au-delà de
la dialectique des rapports entre une culture dominante-aliénante
et lui, dans la peau et les os d'un sujet dépendant, accro à tous
les produits de la gamme "air du temps", il semble clair que
rassim utilise son corps non comme un readymade, comme
le déjà-là-déjà-fait, bien fait ou mal fait, de quelqu'un qui existe,
mais comme un matériau qui doit au contraire être formé, travaillé.


hors champ
12, rue de champagne BP 80 902
67 029 strasbourg cedex 1
tél + fax : (33) (0)3 88 40 29 91
forum.itinerant@wanadoo.fr
ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous


Posted by admin at 05:17 PM

septembre 16, 2004

superformances : 2ème édition

du 14 au 17 octobre 04

superformances
festival européen de performances

2ème édition

édito
face au capitalisme cognitif

curated by karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, association de chercheurs et opérateurs d'art basée à strasbourg, notamment soutenue par le ministère de la culture, la direction régionale des affaires culturelles d'alsace et la ville de strasbourg, cette 2ème édition du festival superformances explore essentiellement la place du logos, de la langue, de la parole et de la prise de parole, qu'elle soit dite poétique ou esthétiquement revendiquée comme mode, médium, média de résistance politique à l'effacement du sens des mots, tel qu'il est de plus en plus multimédiatiquement programmé par les grands manitous "manient tout" du capitalisme cognitif...

les 14, 15, 16 et 17 octobre 2004, avec le musée d'art moderne et contemporain, l'ufr des arts de l'université marc bloch, zone d'art, l'école d'architecture, apollonia et la société immobilière du bas-rhin pour partenaires principaux, superformances vous invite donc à venir ouïr les dires inouïs des geneviève favre (suisse), pierre aouston (france), till roeskens (allemagne), georges cazenove (france), philippe boisnard (france) et autre julien blaine (france), un grand de la poésie action qui fait dit-il sa tournée d'adieu...

au-delà de ces performances à base de mots, détournements et palimpsestes de mots, même s'il n'y a pas que ça, même s'il y a de la vidéo chez aouston, des diapos chez roeskens, des tas d'effets spéciaux chez favre, le mixmédia de claude le berre avec cazenove, les multipistes son d'un joachim montessuis invité par blaine, superformances sera aussi pour le festivalier l'occasion de découvrir d'une part les modes d'intervention tout en sons et images d'artur zab (pologne), klaudia stoll et jacqueline wachall (allemagne), d'autre part les traces, photos et vidéos, de performances réalisées par roi vaara (finlande), irène maag (suisse), nicoletta stalder (suisse), valie export society (estonie), hubert czerepok (pologne), anne durez (france), san keller (suisse), cécile bonnet delphine reist (suisse), germain roesz (france), djamel kokène (algérie)...

enfin, côté surprise, il y a "manifiesta", une manifestation blanche qui sera ce que chacun en fera, selon son bon plaisir...

strasbourg
14, 15, 16 et 17 octobre 04

jeudi 14 octobre

17h30 / de la place de l’université à zone d’art

manifiesta
le forum itinérant & l’épongistes, 120’, 2004

la démocratie est-elle un art ?... pour cette manifestation sans slogans ni logos, sans mots d’ordre ni partis pris, une “manifiesta” marquée par la seule et symbolique prégnance de ses tracts, confettis, serpentins, fanions, pancartes, banderoles, et caetera et manifestants blancs, un mouvement de masse (re)devenu mass-média et qui pose d’une certaine façon la question de la place de l’art dans tout projet de société, une cinémanifestation qui ira de la place de l’université jusqu’en zone d’art (route du rhin napoléon), en passant par la place de la république, l’important, évidemment, c’est de participer : à vous de jouer ! faites vos jeux !... exemple : sous le titre “la pierre m’a fait du mal”, magnéto dans son sac à dos, pierre aouston (france) manifiestera son humeur poétique via un haut-parleur qu’il portera un peu comme un drapeau…

19h / aula du palais universitaire

gorgona
geneviève favre, 15’, 2004

gorgona.jpg

pour cette performance inspirée du maléfique mythe de la gorgone, celle qui prétrifiait quiconque osait croiser son regard, geneviève favre — née en 1974, vit et travaille à lausanne / suisse — signe un chant de sirène étrangement envoûtant, une polyphonie aux timbres graves et profonds... des bouts de texte sont clamés, enregistrés et traités en direct : “grogne la gorgone !... je vous plains les mecs !... l’eau de tes yeux, adonis !... prendre soin de toi !... i want you all alive !...” toutes ses exclamations se superposent, se lovent, se cognent et s’évanouissent dans l'espace... sortis de nulle part, des chants, des harmoniques, des tas de sons viennent encore s’y ajouter... à la férocité du personnage s’ajoute le ton de la pitié, de la compassion, de l’amour possessif... regard cru, menaçant, dans une ambiance de ténèbres violacées, la belle ensorceleuse se laisse pourtant aller à la tendresse : les spectateurs sont comme pétrifiés...

20h30 / zone d’art
(entrée 4 euros)

traces 1
curated by karine vonna, 76’, 1997 - 2004

“traces 1” est un programme conçu par karine vonna, directrice artistique du forum itinérant, à partir de traces vidéo de performances signées par des artistes dont elle suit le travail depuis longtemps : roi vaara, qui avait clôturé en octobre dernier la 1ère édition de superformances ; irène maag, nicoletta stalder et anne durez, qui étaient en mars dernier au wacken, à l’affiche de la 1ère édition du “moi(s) des femmes” ; valie export society, cécile bonnet & delphine reist, san keller et hubert czerepok, qu’elle présente à strasbourg pour la première fois...

• roi vaara (finlande), artist’s dilemna, 3’40’’, 1997 : perdu, avec son éternelle dégaine beckettienne — crâne rasé, smoking impeccable... — au beau milieu d'un paysage arctique glacial, debout sur un lac gelé, seul au pied d'un panneau signalétique proposant deux directions a priori opposées — l'une va vers “art”, l'autre vers “life” —, roi vaara hésite...

• irene maag (suisse), silk membrane, 4’, 2002 : debout, à peine recouverte d’un voile de soie blanc, pareille à une sculpture vivante, tout aussi scandaleuse que le fut en son temps, avec son tutu de gaze blanc, la petite danseuse de bronze de degas, elle (se) pose dans l’espace public, à même le socle des statues de héros et autres célébrités... comme ici, en arménie, aux côtés du bronze de charles aznavour, la star du cru...

• nicoletta stalder (suisse), poppy petals only, 2004, 4’20’’ : tout fout le camp !... le vent souffle, des pétales de coquelicots s’envolent et se déposent à la surface tranquille de l’eau dormante d'une piscine... alors elle plonge et nage, nymphe nue, jusqu’aux pétales rouge sang, joue avec et s’en fait, comme la belle de brassens à la claire fontaine, une toute petite mais nature et pudique tenue de sortie de bain...

• hubert czerepok (pologne), hektor, 3’50’’, 2001 : tout est leurre !... hektor, le chien qu’hubert czerepok imagine de promener tout autour de chez lui, au pied se son immeuble, dans la rue, dans le parc, comme tout le monde, comme un autre virtuel, comme son propre devenir animal, animal de compagnie pour sujet solitaire, animal muet donc idéal pour cet autiste contemporain qu’il singe cyniquement, hektor n’existe pas vraiment...

• valie export society (estonie), from the portfolio of doggedness, 2001, 10’10’’ : toute esthétique est politique !... lorsque les trois animatrices du collectif “valie export society” tiennent en laisse un homme et non un chien, reproduisant ainsi une performance réalisée en 68 par l’autrichienne valie export et l’actionniste peter weibel, lorsque le promenant dans les rues de la ville elles l’exposent en tant qu’être soumis, sujet pour une fois dominé, on est évidemment interpellé par ce geste esthétiquement militant...

• nicoletta stalder (suisse), what goes around 1 (sparziergang), 4’40” : tout est spectacle !... nicoletta stalder a décidé de cultiver comme candide son jardin et de faire des fleurs qu’elle y cueille la matière première de son art... alors, c’est dans une robe à (vraies) fleurs, pleine de poches qui font office de pots de fleurs, genre jardin ambulant, qu’elle traverse tout bâle pour aller in fine se faire une toile au ciné...

• anne durez (france), figures-toi, 5’, 2004 : réalisée dans le cadre d'une exposition à store (paris), cette performance met en œuvre un processus de vieillissement progressif du visage de l’artiste, jusqu’à un âge limite, voire une identité sans âge, vieillissement orchestré sur son visage par un maquilleur de cinéma, spécialisé dans les effets spéciaux...

• san keller (suisse), petits déménagements entre amis, 10’, 2002 - 2003 : tout est possible !... vous aviez rêvé de pouvoir déménager vite fait sans passer par une boîte de pros : no problème !... san keller l’a déjà fait et refait... il adore ça... chez nicolas bourriaud, on appelle ça depuis la fin du siècle dernier de l’esthétique relationnelle... ça commence bien sûr à dater, mais san keller a décidé d’en faire un art de vivre...

• cécile bonnet & delphine reist (suisse), grande surface, 20’, 2001 : les readymades appartiennent à tout le monde !... dont acte : les duchampiennes cécile bonnet & delphine reist investissent les centres commerciaux de lisbonne et s’approprient les produits nécessaires pour aménager in situ leur propre abri de jardin ou accomplir sur place des gestes et rites quotidiens : se laver les dents, faire le ménage, faire du sport, manger...

• san keller (suisse), little europe, 10’, 2004 : tout va bien !... tandis que bush et ses aigles continuent de la traiter de petite vieille, l’europe ne cesse de s’élargir... partant du principe qu’elle est toujours en construction, san keller en a fait un petit chalet inachevé baptisé “little europe”, genre “ça me suffit”, qu’il trimballe en joyeuse compagnie dans les bretelles de manhattan et les rues de broocklyn...

22h / zone d’art

palimpseste
georges cazenove & claude le berre, 60’, 2003 - 2004

palimpseste.jpg
performance "les mots n'ont plus de sens"

l’aire de jeu est un souk !... Il y a là pêle-mêle des ventilos, des sacs plastiques, des livres, des télés, des radios, des journaux, des rubans de bandes audio et vidéo débobinées... collages et mixages de mots et logos, sons et images fabriqués in situ, tout à la fois en mode rudimentaire et à partir de logiciels libres (framestein, pure data...), stimulations, saturations, combinatoires de signes et signaux acoustiques et visuels, ciseaux, agrafes et autres rubans adhésifs constituent les matériaux et matériels de ce palimpseste manifeste contre la production accélérée d’une pensée unique avant tout mass-médiatisée... mots et images s’avèrent chaque jour un peu plus dégradés, dégradables... face à la force de l’image qui nous regarde la regardant, le sens du mot disparaît dans sa propre saturation d’usages... georges cazenove et claude le berre conjuguent ici les verbes couper / copier / coller au présent juste indicatif, histoire de re-fabriquer des images composites où apparaissent des fragments, extraits du superflux d’informations globales, mêlés à d’autres traces plus locales... ils travaillent à la recomposition de liens entre ces matériaux, en les re-modelant, en les transformant manuellement ou aléatoirement; en tissant des relations entre mots et images, global et local, sens et non-sens, disruption et continuité...

vendredi 15 octobre
18h30 / tour h

ensemble vide
de audrey gérard & frédéric lukel, photos, 2002 - 2004

ensemble_vide.jpg
luckel

19h / tour h

vernalisation
pierre aouston

vernalisation.JPG
aouston
30’, 2004

“l’image n’a plus de sens, l’abondance d’images l’a tuée, elle ne peut plus transmettre, elle n’est plus qu’un support... le son lui, note pierre aouston, est bien là pour (trans)porter mon poème (...) mon travail conjugue écriture et lecture : côté écrits choisis, je parlerais d’une émulsion faite d’automatismes surréalistes, détournements situationnistes et gobages personnels ; côté lecture, je fais ce que je peux pour qu’elle devienne action le temps d’une installation.”

19h30 / hors champ
traces 2

vaara2.jpg
vaara

curated by karine vonna, 2000 - 2004

ouverture de “traces 2”, exposition de photos, vidéos et autres traces de performances signées germain roesz (france) et georges rixenes (france), djamel kokène (algérie), laura martin (france) & indersalim (inde), georges cazenove (france), pierre aouston (france), roi vaara (finlande), maja bajevic (croatie), karine vonna (france), bernhard garbert (allemagne)… traces aussi de “manifiesta”, la manifestation blanche organisée la veille par le forum itinérant et l’épongistes... exposition programmée par hors champ (12 rue de champagne, strasbourg la meinau) jusqu’au 15 novembre.

samedi 16 octobre

19h / hall du musée d’art moderne et contemporain

le poète prédateur
pierre aouston, 30’, 2004

alliance et ou combat avec et ou contre la diffusion d’un journal télévisé... un jité (vidéo)projeté à même le performeur tout de blanc vêtu... un jité dont le son est revu et corrigé, métamorphosé live par ledit performeur... et puis une télé, un moniteur de contrôle, qui (re)transmet les images prises par une caméra de surveillance, images du dos dudit performeur, auteur et interprète d’une métaphore où celui qui est devant l’écran n’est plus que l’instrument d’un pouvoir décideur, dominant... on pense évidemment au docu de jean-luc godard sur son propre film : "passion"...

19h30 / nef du musée d’art moderne et contemporain

alien women make exit music for the last century
klaudia stoll & jacqueline wachall, 30’, 2002

stoll.jpg
alien

klaudia stoll et jacqueline wachall créent des espaces-temps qui ressortissent de la scultpure et de la mise en scène... dans "alien women...", le corps de jacqueline wallach devient matériau sonore, instrument de percussion, sans qu'il soit pour autant réduit à l'état de pur objet, tandis que klaudia stoll se fait instrumentiste, sujet agissant... mais on peut aussi se demander, si klaudia stoll est effectivement une femme agissante ou si elle n'est pas plutôt quelque chose comme l'alter ego, le fantasme charnel de l'autre... le rythme et la durée des coups portés par l'une, à mains nues, sur le dos nu de l'autre, témoignent d'une situation quelque peu insupportable, où la sensation de douleur éprouvée par les performeuses est insidieusement, progressivement, pandémiquement communiquée, transmise au spectateur...

20h / auditorium du musée d’art moderne et contemporain

bye bye la perf !
julien blaine, 120’, 1964 - 2004

après 40 ans de performances dans le monde entier, julien blaine, figure incontournable de la poésie action, dit "bye bye la perf !"... rétrospective de ses actions les plus marquantes : du dialogue entre éléphants à sa chute dans les escaliers de la gare saint-charles en passant par son tango avec des carcasses d'animaux... la poésie est toujours vivante ! pour cette soirée, deux invités : joachim montessuis, artiste multipiste, responsable de la revue sonore “erratum” ; philippe boisnard, écrivain, essayiste, vidéaste, performeur visuel...

dimanche 17 octobre

20h / espace apollonia
(entrée 4 euros)

plan de situation 1/1000 : case départ
till roeskens, 60’, 2004

né en 1974, till roeskens vit et travaille à strasbourg (france) et tübingen (allemagne)... ses "performances parlées" relatent différentes façons d'aller à la rencontre du monde et de ses habitants par le biais de l'errance... “plan de situation” : nom donné par les géomètres aux cartes les plus précises d’un territoire... “1/1000” : échelle qui dit la relativité d'une telle entreprise vu qu’elle ne donne à voir qu’une chose sur mille... case départ : “la situation dont je me propose ici de tracer quelques traits, explique till roeskens, est celle des résidents du foyer sonacotra kibitzenau à strasbourg (...) je les ai questionnés sur leur vie actuelle (...) debout, face au public, je récite ces histoires, ces tranches de vie à la première personne (...) le point commun de la plupart des situations racontées est constitué par le sentiment d'avoir à repartir à zéro, d'avoir eu une vie, une situation, une identité, de les avoir perdues et de se retrouver à la case départ...”

21h / espace apollonia

leiche rustikal : impuls
artur zab, 40’, 2004

les musiques que propose artur zab — né en 1967 à wroclaw (pologne), vit et travaille à münich (allemagne) — proviennent de son deuxième album... quant aux images, issues pour la plupart des collages qu’il fait à partir de son propre travail photographique, elles traitent de l'être humain dans sa relation avec son environnement, avec autrui, du contraste entre les grandes villes et la nature, de la mythologie et de l'histoire, en opposition avec le présent... “j'essaie aussi, dit-il, de réagir à des événements politiques actuels en utilisant différentes séquences extraites d’internet, pour montrer combien les médias sont malhonnêtes.”

lieux du festival

• hors champ
12, rue de champagne 67100 strasbourg
tél : (33) (0)3 88 40 29 91
hors.champ@wanadoo.fr
forum.itinerant@wanadoo.fr
www.forum-itinerant.org
ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h
le samedi de 14h à 18h

• musée d'art moderne et contemporain
1, place hans-jean arp 67000 strasbourg

• apollonia
12, rue du faubourg de pierre 67000 strasbourg

• zone d'art
2, rue du rhin napoléon 67000 strasbourg

plan_zonedart.gif
plan d'accès

• palais universitaire
place de l'université 67000 strasbourg

• tour h
5, rue de franche-comté 67100 strasbourg

Posted by admin at 06:33 PM

octobre 13, 2003

superformances : 1ère édition

strasbourg 16 17 18 19 octobre 03

conception-organisation
le forum itinérant

co-production
musée d’art moderne et contemporain
école supérieure des arts décoratifs
centre dramatique national / théâtre jeune public
université marc bloch / ufr des arts / association culture
zone d’art / pignon nord
hors champ / espace d’art élargi

information-réservation
03 88 40 29 91
forum.itinerant@wanadoo.fr


édito

face à la vague

dès la fin des années 50, utilisant toute la gamme des produits et processus à l’œuvre dans et hors le champ de l’art, toutes disciplines confondues, indiscipline comprise, la performance a su trouver sa place et son public dans l’espace-temps réel, les chercher dans l’ici le plus souvent urbain d’un maintenant à l’époque dit moderne, les trouver hors les murs et autres limites de l’atelier, la toile, l’académie, la galerie, le musée, le marché...

du 16 au 19 octobre 2003, superformances est une invitation à découvrir des performeurs qui opèrent aujourd’hui, une fois de plus, comme des brise glace face à la vague d’un art dont les gestes et genres ont à nouveau tendance à se geler, jusqu’à se confondre avec l’iceberg du tout-est-divertissement, fut-il culturel.

pour tenter de porter un regard critique sur une mode qui re-pousse l’artiste à se produire toujours plus à la lisière des aires de jeu de la société du spectacle, superformances est l’occasion de découvrir des performeurs qui dé-construisent précisément, tous médias confondus, expositions, exhibitions inclus, tous les trucs, machins, machines, ficelles, coulisses, blush et grand bluff du show...

le forum itinérant
association de chercheurs d’art


programme

16 octobre

• birgit ramsauer / people drawing
• 19 H / école supérieure des arts décoratifs

ramsauer.jpg

birgit ramsauer pose la question de l’autre dans le champ de l’art : l’autre étant tout spectateur qu’elle invite à choisir sa place et sa position dans l’espace-temps de l’événement. à l‘aide de rubans adhésifs de couleur vive, elle dessine ensuite in situ les contours de tout ou partie de son corps, de telle sorte qu’il est directement impliqué et dans le tracé de sa propre trace et dans le dessein de l’artiste, qui serait de re-constituer la trace d’un sujet collectif ; le dessin final et les photos relatives à sa réalisation re-présentant juste un reflet de la situation ainsi construite. jusqu’au 31 octobre, birgit ramsauer exposera des traces et une sculpture issues de la dé-construction de ce “people drawing” dans le “forum permanent” de l’école.

née en 1962 à nüremberg / allemagne, vit et travaille à berlin / allemagne et new york / usa

http://www.birgitramsauer.net


• georges cazenove / sans titre
• 21 H / zone d’art, pignon nord

cazenove.jpg

fondée sur un problème posé par josef wittgenstein — “les mots n’ont plus de sens, mais seulement des usages” — “sans titre” fonctionne comme une tragédie à propos de l’effacement de l’espace public. acte 1 : coller des affiches blanches et distribuer des tracts blancs (...) acte 2 : installer un dispositif balnéaire exclusivement fait de mobiliers et médias blancs — transats, caillebotis, parasols, fanions, cartes postales, journaux, etc. (...) acte 3 : la nuit venue, projeter des diapos et vidéos issues des affichages et tractages commis en amont (...) acte 4 : engager la conversation avec qui veut, notamment à propos de la place de l’art et de l’artiste dans l’espace-temps contemporain, une place qui s’avère de moins en moins publique...

né en 1947 à perpignan / france, vit et travaille à strasbourg / france

17 octobre

• pascale grau / enhaced by king kong
• 20 H / théâtre jeune public, petite scène

grau.jpg


pascale grau reproduit en direct trois séquences de “king kong”, le film culte de merian cooper, avec de petits jouets en plastique. projetées sur grand écran, les images montrent différents décors à l’intérieur desquels les mains surdimensionnées de l’artiste manipulent les acteurs. appuyée de cris et autres bruits emphatiques, diffusée off, la bande son originale du film devient une structure temporelle qui détermine la durée de chaque scène. scène 1 : king kong kidnappe anne, la femme blanche. scène 2 : king kong lutte pour montrer qui est le plus fort. scène 3 : le monde civilisé tente de détruire la nature primitive, à savoir “king kong”, qui s’est retranché avec anne au sommet de l’empire state building.

née en 1960 à saint gallen / suisse, vit et travaille à bâle / suisse

• yan duyvendak / dreams come true
• 21 H / théâtre jeune public, petite scène

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"si je proposais un jeu avec 10 personnes dans un avion en perdition équipé de seulement 9 parachutes, affirme j. de mol, apôtre de la télé-réalité, je trouverais des tas de candidats". yan duyvendak a décidé d'être l'un deux, déterminé à obtenir lui aussi son petit quart d'heure de célébrité. le voilà donc, le parcours de tous ceux à qui on promet que leurs rêves peuvent devenir réalité. au milieu des illusions qui virent au cauchemar, l’artiste s'agite cocassement, essayant d'intégrer les solutions décousues de ceux qui veulent lui apprendre à être une star. bien trop réel pour cette prétendue télé-réalité, il démonte la machinerie de cette compétition et dresse le portrait des icônes que notre société crée et consomme impitoyablement.

né en 1965 en hollande, vit et travaille à genève / suisse et barcelone / espagne

18 octobre

• paarcand / except
• 19 H / musée d’art moderne et contemporain

paarcand.jpg

le travail que paarcand réalise avec sa “macchina ricordi”, autrement dit son propre logiciel, relève tout autant de l'art audio et des musiques expérimentales que de la poésie action. “except” est construit à coups de prélèvements, répétitions et superpositions, dans un continuum toujours changeant de gestes sonores, effets de voix, sons filés, percussions, images, scratchs, etc. la construction des sons active en même temps un traitement vidéo : boucles et mixages évolutifs. côté instrumentation, paarcand joue avec un mrn-v-014, un livre sonore, un micro-stylo, un archet, des voix, des clips dont les contenus empruntent aussi bien à internet, à la vie quotidienne, au froid, au chaud, qu’aux effets de lumière vidéo.

né en 1942, vit et travaille à québec / canada

• julien maire / demi-pas
• 20 H / musée d’art moderne et contemporain

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“demi–pas” est à première vue un court-métrage sur une journée ordinaire dans la vie ordinaire d’un homme ordinaire : il va au travail, il travaille, il mange, etc. cela étant, “demi-pas” n’est pas un court-métrage ordinaire, parce qu’au lieu de le filmer, julien maire l’a conçu et fabriqué image par image, séquence par séquence. c’est donc la performance d’un artiste qui se dit projectionniste, qui active dans un projecteur bidouillé ad hoc, directement et en direct, chacun des micro-mécanismes qu’il a bricolés comme des diapos à facettes multiples. à mi-chemin du théâtre d’images ou d’ombres projetées et du film d’animation, julien maire reconstitue un étonnant puzzle et souligne les aspects complexes ou dérisoires de la réalité.

né en 1969, vit et travaille à strasbourg / France

• traces vidéo / curated by karine vonna
• 20 H 30 / musée d’art moderne et contemporain

fabrice gygi
domestic performance 20’, 1995

réputé pour ses installations qui jouent avec tout ce qui est symbole de l’autorité, la révolte ou le spectacle, fabrice gygi est également un performeur pur et dur. signée en 95, “domestic performance” annonce le devenir politique de son oeuvre : “intégrer le lieu d’exposition à la société et renvoyer le spectateur à sa condition de citoyen”. ici, dans ce projekte raum vide de zurich, il récupère tout ce qui est poussière, il fait les poches des spectateurs pour y piquer scories et miettes, il met le tout dans de petites urnes de bronze pareilles à des pustules, qu’il a greffées à sa chemise sinon à sa peau...

né en 1965, vit et travaille à genève / suisse

sylvie fleury
make up expert 6’, 2001

retour peinture : dans le cadre d’une expo perso en corée, fidèle à la ludique et très hétérogène logique des emprunts qu’elle a coutume de faire façon custom, aussi bien dans le champ de l’histoire de l’art que dans celui sans lendemain des médias, des bagnoles, des marques ou de la mode, sylvie fleury a choisi de faire crisser les pneus d’une voiture de rallye sur le sol goudronné d’un white cube aux quatre coins duquel elle a semé des tas de produits de beauté...

vit et travaille à genève / suisse

ivan moudov
traffic control 6’, 2000

en bulgarie, vu sa façon très ambigüe de régler la circulation, vu qu’on ne sait jamais quels droits elle protège vraiment, la police est le symbole d’un exercice anarchique du pouvoir. d’où le désir de l’artiste d’essayer de comprendre en quoi le port de l’uniforme peut tout changer. sauf que c’est en autriche, dans un pays où les lois sont plus strictes et les citoyens plus respectueux de l’autorité, qu’il a choisi de réguler le trafic d’un carrefour, en uniforme de policier bulgare...

né en 1975, vit et travaille à sofia / bulgarie

nicoletta stalder
ten things i’m good at 15’, 2002

histoire de revoir et corriger l’idée toute faite qu’on se fait de la compétence et de la compétitivité de chacun, nicoletta stalder exécute dix performances que tout enfant pratique couramment, mais qu’il oublie une fois devenu grand : marcher sur les mains, faire sauter des crêpes, collectionner des plantes et des champignons, faire la roue, faire le poirier sur un skateboard, jouer au football, etc.

vit et travaille à bâle / suisse

yan duyvendak
nie wieder kunst 4’, 1995

interprétant a capella des tubes qui parlent de l'art, yan duyvendak s'interroge avec ironie sur le rôle de l'artiste aujourd'hui. respectant scrupuleusement le tempo des chansons, comme si les instrumentations étaient présentes, jouant sur la gêne des temps morts, dépouillant la mise en scène de tout artifice, il réussit à mettre à nu notre vision, en s'incluant lui-même, joyeusement, dans cette réflexion : “ t'aurais voulu être un artiste pour pouvoir te trouver beau sur un grand écran en couleur...”

blanca casas brullet
prendas 10'30”, 2001

tout le travail sur le corps de la catalane blanca casas brullet tourne autour de la possibilité de représenter et réfléchir (à) sa fragilité. le propos de “prendas”, c’est le désir de sortir ce corps, vivant et vécu, habité, habillé de peau, habitat précaire, de toute gangue : “prendre ou toucher mais aussi se déprendre ou se détacher, en tout cas essayer”. résultat : six brèves saynètes où la vidéaste et la danseuse luttent avec le cadre de la caméra et "l'encadrement" du vêtement.

née en 1973 à mataró / espagne, vit et travaille à paris / france

maren strack & johan lorbeer
muddclubsolo 11’, 2003

si vous avez révé de vous pendre comme un lustre au plafond, de sauter à pieds joints dans une flaque, de camper sous la jupe d’une nana, vous devriez adorer ce que font de concert les berlinois maren strack et johan lorbeer : pied-de-nez aux lois de la pesanteur, flamenco dans la boue, danse d’une queen mutante, petit rituel de transgression, bande son à la lisière du digital et de l’analogique...

vivent et travaillent à berlin / allemagne

alexandre ponomarev
maya, l’île perdue 16’, 2000

comment rayer l’île maya de la carte marine ? comment l’effacer objectivement de la surface de la mer de barents ? hallucinante, stupéfiante réponse que celle imaginée et mise en oeuvre par cet ancien marin russe et rusé qu’est alexandre ponomarev, avec la complicité exceptionnellement artistique de la flotte de l’ex-union soviétique : envelopper maya dans un vrai nuage de fumée produit par quatre vaisseaux de guerre, nuage qui se confond progressivement avec le ciel, nuage qui oblitére ainsi l’île de l’horizon pendant quelques instants…

né en à dniepopetrosk / urss, vit et travaille à moscou / russie

19 octobre

• roi vaara / risky business
• 16 H / palais universitaire, aula

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“risky business”, c’est une litanie sans fin ni affect de mots pris dans le tout venant contemporain d’un discours globalement dominant. icône d’un monde de l’art qui se résume ici au vernissage, costard et nœud papillon noirs, gants et chemise blanches, roi vaara empile parallèlement des flutes de champagne sur une table. quand tous les verres sont empilés, quand on se dit que l’heure est venue de faire couler le champagne, il se glisse sous la table et la portant comme une croix et il entame une longue procession. évidemment des verres tombent, évidemment ils se brisent en tombant, évidemment le performeur se blesse. ce sont les “risky business”, autrement dit les risques du métier...

vit et travaille à helsinki / finlande

• berit hummel / tout ira mieux demain
• 18 H / hors champ, espace d’art élargi

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côté performance, l’artiste choisit dans l’espace public des parcelles qu’elle nettoie ensuite au grand jour, à l’aide de serpières. elle pose tout d’abord la serpière dont elle trace les contours sur le sol à l’aide d’un bloc de savon, puis elle s’emploie à laver énergiquement l’espace délimité, elle range enfin soigneusement chaque serpière utilisée dans une poche en plastique transparent sur l’étiquette de laquelle figure le numéro correspondant au segment d’espace nettoyé. du 19 octobre au 19 novembre, berit hummel exposera à hors champ / espace d’art élargi, les traces relatives à cette performance et à d’autres interventions par elle signées à leipzig, dans la série “tout ira mieux demain” (vernissage le 19 octobre à partir de 18h)

née en 1975 à leipzig / rda, vit et travaille à berlin / Allemagne


lieux

école supérieure des arts décoratifs
1, rue de l’académie / strasbourg

zone d’art / pignon nord
2, rue du rhin napoléon / strasbourg

musée d’art moderne et contemporain
1, place hans jean arp / strasbourg

théâtre jeune public / petite scène
1, rue du pont saint martin / strasbourg

palais universitaire / aula
9, place de l’université / strasbourg

hors champ / espace d’art élargi
12 rue de champagne / strasbourg

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juin 13, 2002

l'internationale

juin 2002

performance de georges cazenove, nathalie le berre et claude le berre, sur une ritournelle de bruno guiganti, avec lavage, rinçage, essorage et séchage de drapeaux de différents pays d’europe et d’ailleurs (maillon-wacken / strasbourg)

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Posted by admin at 12:02 AM

juin 10, 2002

j'embrasse tout le monde

juin 2002

performance de karine vonna avec exposition de traces photographiques (maillon-wacken / strasbourg)

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Posted by admin at 12:09 AM